5 tableaux de la mythologie romaine à voir dans les musées

Sélection

Mise à jour le 03/02/2026

Peinture « Le Repos des nymphes au retour de la chasse », François Boucher.
Alors que Rome et Paris fêtent les 70 ans de leur jumelage, allons faire un tour du côté des musées de la Ville Lumière qui racontent, à travers les œuvres de différents peintres, la mythologie romaine. De quoi parfaire ses connaissances, tout en en prenant plein les yeux !
De Paris à Rome
En 2026, on fête les 70 ans du jumelage entre Paris et Rome. Et pour vivre la dolce vita sans quitter la capitale, une foule d’expos, de spectacles, de concerts… est programmée. Plus d’infos ici !

« Le Lever de l’Aurore », de Charles Le Brun

Peint entre 1652 et 1655, Le Lever de l’Aurore, aussi appelé Apollon et les Heures, esquisse les coulisses du lever du jour. Dans cette scène allégorique, Charles Le Brun, fraîchement revenu de Rome, représente Apollon, le dieu du soleil et de la lumière, sur le départ. Autour de lui, les Heures s’affairent et l’assistent, tandis que la Nuit s’enfuit sur la pointe des pieds. Pan et Flore, divinités protectrices de la nature, reposent quant à elles sur des nuages, et Aurore est réveillée par la trompette qui annonce la venue du jour. Cette œuvre qui orne le plafond du cabinet doré de l’hôtel de La Rivière (Paris Centre) a été réalisée à même l’enduit de maçonnerie et remontée pierre à pierre.
Où le voir ? Au musée Carnavalet (Paris Centre)

« L’Enlèvement de Proserpine », de Pierre Paul Rubens

Dans cette esquisse peinte en 1614-1615, Pierre Paul Rubens représente l’enlèvement de Proserpine, raconté dans Métamorphoses, d’Ovide, puis repris par Claudien au Ve siècle dans son poème De Raptu Proserpinae. Une composition puissante qui décrit le rapt violent de la fille de Cérès, la déesse de l’agriculture, par Pluton, l’arrachant à sa cueillette de fleurs. Un drame que Cyané et Minerve, assistées par deux nymphes, tentent d’empêcher, en vain. On voit la corbeille de fleurs se renverser, les vêtements légers céder, les corps se tendre. Avec une touche nerveuse et rapide, Rubens illustre ici l’un des mythes fondateurs de l’alternance des saisons.
Où le voir ? Au Petit Palais (8e)

« Mercure, Argus et Io », d’Adriaen van de Velde

Réalisé par Adriaen van de Velde en 1665, Mercure, Argus et Io évoque une autre scène issue des Métamorphoses, d’Ovide. Dans celle-ci, Mercure est envoyé par Jupiter pour délivrer Io, son amante. Autour d’un grand chêne, le messager des dieux tend un piège à Argus, qu’il plonge dans un sommeil profond au son de sa flûte. Une ruse lui permettant d’échapper à la surveillance du berger et, ainsi, sauver Io, transformée en génisse blanche pour tromper Junon, la femme de Jupiter, alors éprise de jalousie. La tension est palpable : derrière l’apparente quiétude du paysage bucolique, Mercure ne se contente pas d’endormir Argus. Il s’apprête à le tuer de son épée.
Où le voir ? Au Petit Palais (8e)

« Le Repos des nymphes au retour de la chasse », de François Boucher

François Boucher peint Le Repos des nymphes au retour de la chasse en 1745, à la moitié de sa longue carrière. Une période marquée par son retour de Rome qui l’érige parmi les artistes majeurs de son époque. Dans ce tableau conservé au musée Cognacq-Jay (Paris Centre), il met en scène la déesse Diane, entourée de trois nymphes revenues de la chasse. Au milieu d’une nature luxuriante, les jeunes femmes se prélassent, s’apprêtant à se rafraîchir dans une mare, leurs butins aux pieds. Cette toile sur huile faisait initialement partie d’un ensemble de quatre dessus de portes, séparé au XIXe siècle. On y retrouve le style caractéristique de Boucher, souvent appelé « Le peintre des Grâces ».
Où le voir ? Au musée Cognacq-Jay (Paris Centre)

« Le Repos de Diane », de Jacob Jordaens

Visible au Petit Palais (8e) et au musée du Louvre (Paris Centre), voici un autre tableau représentant Diane en train de s’adonner à un moment de relâchement : Le Repos de Diane. Ici, elle est peinte par Jacob Jordaens, entre 1640 et 1650, qui l’inscrit dans une composition vibrante. Sous les traits du Flamand, la déesse échappe volontairement à l’iconographie traditionnelle, où elle apparaît dure et distante, au profit d’une image pleine de vitalité. Entourée de nymphes et de faunes, elle se détend au milieu d’arbres fruitiers et de gibier. Une interprétation libre des Métamorphoses, d’Ovide, célébrant la fécondité de la terre, l’abondance de la nourriture et la joie de vivre. Cette ode aux chairs jeunes a même inspiré à Paul Cézanne ses baigneuses…
Où le voir ? Au Petit Palais (8e) et au musée du Louvre (Paris Centre)
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