Arrêt sur image vers 1900 avec un témoignage photographique à la découverte de la Seine et de ses abords. On suit le cours du fleuve et on remonte le temps… La Bibliothèque de l'Hôtel de Ville (BdHV) propose un choix de 31 clichés à venir admirer à la bibliothèque Germaine Tillion jusqu'au 21 septembre.
Avec ses 13 km de long et ses 30
à 200 m de large dans la capitale, la Seine fait partie de l’histoire et du
paysage de Paris. Son cours, remodelé au fil des siècles, aujourd’hui ponctué
par 37 ponts et trois îles, structura l’espace de la cité des nautes quand il
ne fut pas intégré à son urbanisme par la recherche de perspectives.
Voie naturelle de conquête et de
circulation tout autant que scène de fêtes spectaculaires, la Seine a aussi
connu une activité économique, attestée dès l’époque néolithique. La nef qui
orne les armoiries de Paris vient ainsi rappeler la prééminence de la
corporation des « marchands de l’eau », titulaire depuis le XIIe
siècle d’un monopole de commerce sur le fleuve. Les monopoles abolis à la
Révolution, cette activité hissera Paris au rang de second plus important port
fluvial d’Europe au XXe siècle.
Dans un arrêt sur image vers
1900, un panorama complet des activités sur la Seine et ses berges, avec leurs
« petits métiers », leurs pavillons d’octroi ou de secours aux noyés
et leurs appontements recouverts de publicités, s’offre à nous. Là, barges et
péniches apportent des marchandises et des matériaux de construction ou
emportent des déblais de chantier. Ici, les petits bateaux à vapeur de la
Compagnie générale des bateaux parisiens, alors au sommet de leur gloire, desservent
dans un ballet incessant les embarcadères des quatre lignes traversant Paris.
Et puis, là, dans les bateaux-lavoirs à l’amarre, depuis le XVIIe
siècle et pour quelques années encore, blanchisseuses et lavandières lavent le
linge des Parisiens. Et puis, ici, des établissements de bains, apparus dès le
XVIIIe siècle, proposent aussi d’apprendre à nager pour un prix
modique.
Cependant, si tout ce mouvement
donne quelque peu le tournis, la Seine et ses berges se prêtent à bien d’autres
activités plus tranquilles, de la flânerie aux travaux d’aiguille…