Évènement

L'expo « Sofia Jablonska Oudin. De l’Ukraine au cœur du monde »

Du lundi 2 février au lundi 30 mars 2026
L'expo « Sofia Jablonska Oudin. De l’Ukraine au cœur du monde »
Cet évènement fait partie de Toutes les expositions gratuites de la Ville
Cette présentation est consacrée à la photographie artistique de Sophie Jablonska et présente une sélection d’oeuvres issues de l’un de ses corpus majeurs, realisées au debut des années 1930. La photographie lui a permis de subvenir à ses besoins et s’est affirmé comme un espace d’expérimentation et d’expression artistique. Si ses images documentaires témoignent d’une attention portée aux paysages et à l’architecture, elles accordent avant tout une place centrale aux personnes, saisies dans leur quotidien. La manière dont Sophie Jablonska représente ses sujets révèle une profonde empathie et une approche inclusive du regard.
Sofia Jablonska Oudin (1907, Ukraine – 1971, France) est une écrivaine, journaliste, photographe, réalisatrice et architecte franco-ukrainienne, pionnière d’un regard libre, féministe et anticolonial. Quittant à 20 ans sa ville natale de Ternopil, à l’ouest de l’Ukraine, elle s'installe à Paris pour y étudier la photographie et jouer dans des films, gagnant sa vie comme mannequin. Ne réussissant à décrocher que de petits rôles, elle part trois mois au Maroc en 1929 et revient à Paris avec des centaines de photographies et un manuscrit de récits de voyage « Le charme du Maroc ». C’est le début de sa carrière de photographe et d’écrivaine.
En 1930, elle part seule entreprendre un tour du monde, chose rarissime pour une femme à l’époque, visitant Ceylan (Sri Lanka), l’Indochine (Laos, Cambodge), l’Australie ou encore les Etats-Unis et le Canada. A Bora-Bora, les Polynésiens la renomment Sofia « Téoura » - L’oiseau rouge. Continuant sa double carrière de photographe et d’écrivaine, elle publie ses récits dans les journaux ukrainiens Le Destin des femmes et Nouvelle Demeure.
« Femme blanche et seule », à l’instar d’Ella Maillart ou d’Annemarie Schwarzenbach, elle poursuit ses travaux avec un autre médium et devient réalisatrice de documentaires. Partie vivre en Chine, elle y rencontre Jean Oudin, qu’elle épouse. Rentrée en France en 1946, après avoir été chassée d’Indochine, elle s’en va vivre à Noirmoutier après la mort de son mari, où elle fonde une maison de cure et pratique l’architecture d’intérieur.
  • Commissariat Solomia Savchuk
  • Production créative Natalya Guzenko Boudier
  • Direction artistique Olha Dobel
  • Conseiller artistique Emmanuel Daydé
  • Archives privées de Natalie Oudin

Mise à jour le 05/02/2026

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