Que faire à Paris
ce week-end
Mise à jour le 29/10/2026
Avis aux Parisiennes et aux Parisiens qui ont la bougeotte : ce week-end vous fera vivre encore une belle palette d’émotions, entre frissons au théâtre, frayeurs au musée et ferveur au stade.
Samedi 31 octobre
On visite les entrailles de Paris
Et si on découvrait l’envers de Paris à l’occasion d’Halloween ? Allez, on « s’effraie » un chemin jusqu’au musée des Égouts (7e) qui propose trois visites guidées en nocturne. Une occasion rare d’explorer les galeries souterraines dans une ambiance mystérieuse et d’en savoir plus sur ce réseau qui, depuis le XIXe siècle, a rendu la capitale plus moderne, plus propre et plus fonctionnelle.
On voyage au rythme des percussions
Au Centquatre (19e), les musiques du monde donnent le ton d’un Bal Pop’ aussi fédérateur qu’éclectique. Pour cette nouvelle séance d’euphorie collective, c’est le Sora Yaa Band d’Ameth Sissokho, puis le DJ Cucurucho, qui auront la mission d’électriser chaque parcelle de notre corps, à grands coups de groove, de blues et de sonorités afro-caribéennes. Et puisque la fête est plus belle quand elle est partagée, l’événement est gratuit.
On s’offre une seconde nature
Ce samedi, la médiathèque Hélène-Berr (12e) invite tous les esprits en mal d’aventure à vagabonder avec les mots. Cette nouvelle séance met sous les projecteurs la nature writing, ce genre venu notamment des États-Unis et célébrant les grands espaces sauvages. Au programme : une lecture commune de deux romans et de deux bandes dessinées ainsi qu’un temps d’échange pour partager, entre autres, nos coups de cœur du moment.
On se prend une claque
Sur la scène du Théâtre de la Concorde (8e), l’autrice Adèle Gascuel met en mots le parcours de Brahim Koutari, finalement devenu acteur, malgré la place à laquelle on l’a assigné toute sa vie. Contrôles policiers, rêves contrariés, entourage attentionné, amour de son quartier, foi, entraide, humour, découverte du théâtre : c’est une traversée à rebours des clichés que ce texte nous souffle au visage. Frissons.
On trouve sa propre voix
On l’entend au quotidien, mais l’écoute-t-on vraiment ? Autour d’un petit-déjeuner musical, la médiathèque Jean-Pierre-Melville (13e) propose d’explorer notre voix et de faire vibrer nos cordes vocales, ou, pour être plus exact, ces membranes plissées qui se trouvent dans notre gorge. On se régale à l’idée de partir à la découverte de leurs multiples tessitures et d’étudier différentes techniques vocales.
Dimanche 1er novembre
On fait le plein de vitamines
S’il y a un plaisir à ne surtout pas refuser en automne, c’est bien celui de savourer une bonne soupe. Alors, aucune raison de ne pas faire un tour au jardin partagé de l’association La Baleine verte. Des parcelles collectives, des nichoirs pour oiseaux et chauve-souris, une table de ping-pong, une chaisothèque avec des livres, une serre d’hiver : la petite pelouse blottie au cœur de l’îlot Saint-Éloi (12e) en a vécu des transformations depuis sa création en 2014, mais on n’en dit pas plus. On laisse les membres de l’asso vous raconter sa folle histoire autour d’un bol de soupe chaude !
On passe l’art à gauche
James Baldwin, Sylvia Beach ou encore Natalie C. Barney nous racontent un autre visage de Saint-Germain-des-Prés (6e). Longeant les rues de la rive gauche, on plonge dans le récit de ces personnalités américaines queer qui ont contribué au mythe de ce quartier. Depuis Paris, elles ont en effet écrit, publié et milité de l’entre-deux-guerres à l’après-guerre sur leurs expériences en tant que minorités sexuelles, mais aussi sur le racisme, le sexisme et la répression au sein des sociétés américaines et françaises.
On recompose l’histoire
Direction le Jeu de Paume (Paris Centre) avec une rétrospective consacrée à Stan Douglas, figure majeure de la scène contemporaine internationale. Entre cinéma, photographie et théâtre, son œuvre floute les frontières des genres artistiques (musique, littérature et documentaire) pour questionner les inégalités sociales et raciales. Depuis les années 1980, il s’empare en effet de moments historiques marquants pour composer une nouvelle iconographie, pour montrer à quel point l’histoire peut être malléable.
On traverse un siècle d’amour et de honte
Dans Un siècle d’amour et de honte, Esther Hoffenberg détricote l’histoire de sa famille maternelle, les Lamprecht, et tisse le portrait de trois générations de femmes : sa mère Eva, sa grand-mère Gisela et son arrière-grand-mère Gizella-Idona. Sur fond de guerres du XXe siècle, le documentaire exhume les secrets de ces femmes traversées par la honte, le nazisme, la maladie mentale, les tabous familiaux, le dénigrement des femmes artistes et la peur de la transgression. À voir au Mémorial de la Shoah (Paris Centre).
On encourage le football féminin parisien
Un duel au sommet ! Pour le premier derby parisien de la saison en Arkema Première Ligue, le Paris FC accueille le PSG au stade Charléty (13e). Alors, parmi ces deux formations, qui remportera la première manche ? Un seul moyen de le découvrir : prendre ses billets et donner de la voix dans les tribunes pour soutenir nos Parisiennes !
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