Évènement

LA BOBINE DE RUHMKORFF

Du vendredi 4 au samedi 5 février 2022
Cet évènement fait partie de BRUIT - Festival théâtre et musique
Pierre Meunier prolonge sa méditation autour du sexe, de l’amour, du rapport à l’autre engagée avec Sexamor.
Cul nu dans les pissenlits en fleur. Sexe est un mot. Ce n’est qu’un mot, mais il y a des mots qui vous laissent tranquille. Sexe, non. Pourquoi ? Dedans, au chaud. Si pas coït, moi pas être. C’est jamais assez « ça ». Oui. Dieu que la mer est grise.
« Avec La Bobine de Ruhmkorff, du nom de ce générateur électrique capable d’obtenir des tensions particulièrement élevées, Pierre Meunier prolonge sa méditation autour du sexe, de l’amour, du rapport à l’autre engagée avec Sexamor.
Comme toujours, c’est à partir de frottements avec la matière et de confrontations avec des machines de son invention qu’il s’empare du sujet et le travaille (au corps), cette fois dans une forme en solo, légère et rêveuse.
Avec une écriture qui n’appartient qu’à lui, Pierre Meunier nous invite à un vagabondage à la fois cru et poétique, drôle et grave, tendre toujours, sur les sentiers de la redécouverte de la splendeur du monde et de l’énigme qui le constitue. Il part ainsi en quête des lois de l’attraction, de l’attirance entre les pôles opposés, du courant qui passe ou ne passe pas, avec son regard étonné, à la fois buté et grand ouvert. »
Laure Dautzenberg
Durée : 1h10À partir de 16 ans

Presse

« Quel lien, direz-vous, existe-t-il entre les étincelles de l'invention de Ruhmkorff et le sexe ? La décharge, justement. Pour nous en convaincre, l'acteur bricoleur passe par des chemins de traverse qui sont un vrai bonheur, pour qui aime I’absurde. Poussé dans ses derniers retranchements, Pierre Meunier, qui a déniché une vieille bobine de Ruhmkorff (présente sur le plateau), s'arme de cubes en pâte molle mais aussi de tuyaux en acier, en passant par des élastiques. II s'en sert pour faire naître ses inventions et développer son raisonnement, si déraisonné et personnel qu'il semble gonflé à l'hélium comme s’il sortait d'un cerveau à part, qui regarde le monde, s'en étonne et en jouit par tous les bouts. Au sens propre. »
Le Monde, Brigitte Salino, décembre 2013
« Quand il entre en scène, Pierre Meunier porte toujours une chemise dont il a déjà retroussé les manches. Il est là, devant vous, bien campé sur ses deux jambes. Généralement, il porte quelque chose dans ses mains. Une pierre, un ressort, cette fois, dans son nouveau spectacle La Bobine de Ruhmkorff, c’est un pavé d’argile crue (la bobine, cela sera un peu plus tard). (…) L’acteur raconte et bricole des tas de trucs. On le suit ce Merlin matérialiste, c’est un enchanteur terrien. Il raconte, par exemple, l’histoire de cet homme qui en enculant sa femme, rêva de se faire lui-même enculer par sa compagne et y parvint : « Je me suis ouvert, je l’ai accueillie, cette queue de ma femme. ». Et il a eu alors ce qu’il souhaite à tout homme « la révélation du comblement ». Contentons-nous, à cette heure, de sortir comblés de ce spectacle made in Hérisson. »
Rue 89, Jean-Pierre Thibaudat, décembre 2013
« Pierre Meunier, est au demeurant acteur magnifique, tout en nuance et en finesse, la voix chaude et posée, le corps tranquille de ceux qui ont les pieds sur terre et les mains dans le concret, le regard à l’intérieur, tout à ce qui l’occupe et le préoccupe passionnément. Ajoutons que Pierre Meunier est un auteur, un vrai et bien vivant par-dessus le marché (ses textes sont édités aux Solitaires Intempestifs), qui travaille la langue comme une matière qu’on aime à avoir en bouche et en tête. Il est des phrases que l’on voudrait retenir au vol et garder dans un coin de soi tant elles nous éclairent loin. »
Pariscope, Marie Plantin, décembre 2013
« Un fabuleux accélérateur d’énergie, comme parfois la poésie. Celle de Pierre Meunier est vaste, forte, salée. Qu’est-ce que sexe ? Il faut tourner autour du pot, autour du mot, pour comprendre qu’avec son côté tranchant il bave d’amour et qu’il n’est pas rose. Chaque moment du spectacle est en quête de sa propre vérité : c’est le mérite des objets, surtout s’ils sont un peu vivants, comme ceux qu’affectionne Pierre Meunier, de ne pas tricher et de forcer l’acteur à rester « réveillé ». Pas de risque de s’endormir : il nous met, nous aussi, au travail, à chaque expérience, entre rire, suspense, gravité, en tension entre la scène et la salle. Est-ce clair ? Il s’agit d’amour, pas forcément propre, mais universel. »
Théâtre du Blog, Christine Friedel, décembre 2013
« Pierre Meunier, s’engage avec gourmandise dans un monologue qui, à travers des évocations précises, masturbation champêtre, coït singulier avec “la vieille aux yeux clairs ” face à un miroir brisé, renouveau de l’amour conjugal ou encore encouragement aux hommes à expérimenter la sodomie, témoigne de l’attraction des corps ou du “courant sexuel alternatif ”. Le langage est cru, jamais vulgaire, et porte en lui des accents poétiques ou cocasses qui déclenchent les rires. »
WEBTHEA, décembre 2013

Distibution / Production

Texte, jeu et mise en scène : Pierre Meunier
Collaboration artistique : Marguerite Bordat
Lumières : Bruno Goubert
Construction et régie plateau : Frédéric Kunze
Production : La Belle Meunière
Avec le soutien du Ministère de la Culture -DRAC Auvergne et du Conseil général de l’Allier
En coréalisation avec la vie brève – Théâtre de l’Aquarium
La compagnie La Belle Meunière est conventionnée par le Ministère de la Culture DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, le Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes et le Conseil Dépar¬temental de l’Allier. Marguerite Bordat et Pierre Meunier sont artistes de la fabrique à la Comédie de Saint-Etienne – CDN et associés à la Comédie de Valence - CDN. Pierre Meunier est auteur associé au Théâtre des îlets - CDN de Montluçon.

Mise à jour le 11/01/2022

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