Collectif, rassembleur, compétitif, individualiste, le sport divise autant qu’il réunit. Autour d’un verre ou d’un ballon, la performance est applaudie par les un·es, raillée par les autres. Faisant chaque jour parler de lui, l’évènement sportif peut aussi être celui du racisme, de la misogynie, de l’homophobie, de l’acceptation, de la tolérance. Un monde vaste, ambigu et complexe auquel s’attaque la nouvelle pièce de Lundy Grandpré.
En rassemblant le public autour de l’espace du sport, Lundy Grandpré quitte l’espace symbolique du théâtre à la rencontre de celui du gymnase pour tenter de l’apprivoiser, l’analyser et le déconstruire. Le sport comme outil d’oppression et de domination sur les corps, comme événement capitaliste et marketing à l’heure dans la mondialisation, devient le lieu du jeu collectif et de la réinvention des normes.