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Dossier

Pour une consommation responsable

Mise à jour le 29/01/2019
La question de nos modes de consommation est devenue un enjeu incontournable pour faire face à l’urgence écologique et sociale. Réparer ou réemployer, préférer des produits locaux, biologiques ou issus du commerce équitable, cerner réellement son besoin d’achat, et parfois choisir de ne pas consommer lorsque cela n’est pas une nécessité, telles sont les actions que la Ville de Paris aide le citoyen à choisir.

Commerces zéro déchet

La Ville de Paris et le GIE Paris Commerces ont lancé en 2018 un appel à projets pour soutenir l’ouverture de magasins « en vrac ». Ce mode de commercialisation permet d’éviter au maximum les emballages inutiles, mais également de lutter contre le gaspillage alimentaire en permettant à chacun d’acheter juste la quantité d’aliments nécessaire. Grâce à cet appel à projets, ont ainsi déjà ouvert depuis l’été 2018 : la Scop Volante (3e), Entre Pots (14e) et Kilogramme (19e). Deux autres sont à venir dans le 18e et le 20e. Ces cinq ouvertures de magasins permettront de doubler le nombre de magasins « en vrac » à Paris.
Par ailleurs, La Maison du zéro déchet, qui a ouvert dans le 18e avec le soutien de la Ville, est un espace 100% dédié au mode de vie « zéro déchet », qui allie la vente de produits à l’organisation d’ateliers et de conférences pour accompagner les Parisien·ne·s vers la réduction de leur production de déchets.

Alimentation responsable

Les coopératives de consommateurs ou supermarchés coopératifs

Les coopératives de consommateurs ou supermarchés coopératifs permettent une réappropriation par les consommateurs de l’acte d’achat et de ses implications car ce sont les coopérateurs eux-mêmes qui décident des produits qui sont disponibles dans le supermarché. Ils participent également au fonctionnement en donnant de leur temps, permettant ainsi de proposer des produits de qualité à prix réduits tout en rémunérant correctement les producteurs.
Le premier supermarché coopératif de France est La Louve, qui a ouvert à Paris dans le 18e en 2016. Deux autres coopératives de consommateurs, Les 400 Coop et La Source sont actuellement en projet dans le 11e et le 20e.

Alimentation responsable et soutien des producteurs locaux

Dans la lignée des AMAP, de nombreux commerces se sont développés avec le souci de soutenir les producteurs locaux, en s’appuyant sur un approvisionnement en circuit court et en cherchant à rémunérer les producteurs au prix le plus juste. C’est le cas par exemple de Kelbongoo, qui a ouvert récemment une troisième boutique dans le 3e, ou du Marché sur l’eau (19e), ou encore de Péligourmet, qui propose un système innovant où les particuliers et les producteurs profitent de leurs trajets pour rapporter en ville les meilleurs produits qui sont vendus avec un rapport qualité-prix avantageux. Des initiatives émergent également dans d’autres domaines, comme Fleurs d’ici, qui permet la vente de fleurs en circuit court.

Alimentation responsable et insertion par l’activité économique

D’autres structures s’engagent pour une alimentation plus responsable socialement en employant des personnes en parcours d’insertion par l’activité économique. C’est le cas de la boutique O' Potager de Ménil (20e), de la halle alimentaire La Panaméenne (14e), du restaurant solidaire la Cantine de Babelville (11e), du restaurant commun L’Oratoire (14e) des Grands Voisins, ou encore du comptoir lunch Cana en Seine (1er).

Alimentation responsable et insertion professionnelle des femmes

Certaines structures se distinguent par leur approche plus ciblée permettant de lutter contre l’exclusion sociale et professionnelle des femmes. C’est le cas par exemple du restaurant coopératif Mam’Ayoka (18e) et de la coopérative féminine Le Pain de la Liberté (18e), qui ont toutes deux reçu le Trophée de l’économie sociale et solidaire de la Ville de Paris.

Alimentation responsable et lutte anti-gaspillage

La réduction du gaspillage alimentaire fait également partie de l’alimentation responsable. Plusieurs projets de restauration se sont ainsi construits autour de cet objectif, et ont reçu le soutien de la Ville de Paris dans le cadre du Budget participatif dédié à la lutte anti-gaspi. C’est le cas par exemple de la cantine solidaire de la ressourcerie des Batignolles (17e), du café-atelier solidaire La Trockette, de la ressourcerie La Petite Rockette (12e) ou encore du Freegan Pony (19e).

Mode éthique

Plusieurs boutiques dédiées à la mode responsable ont ouvert récemment à Paris, telles que : La Textilerie dans le 10e, la sixième boutique Altermundi (Berges de Seine), ou encore le Tale Me Lab (10e) qui propose de louer ses vêtements plutôt que de les acheter.

Soutien au Green Friday

En réponse au Black Friday, opération commerciale symbole d'une hyperconsommation, la Fédération Envie, acteur historique de l’économie circulaire et de l’insertion par l’activité, a lancé en 2017, le Green Friday, un mouvement de sensibilisation à l’impact des choix de consommation de chacun d’entre nous.
En 2018, le mouvement s’est élargi: le Réseau francilien du réemploi (REFER), Ethiquable, Dream Act, Emmaüs France, Altermundi et Envie ont cofondé l’association Green Friday. Concrètement, les membres du Green Friday se sont engagés, pour les commerces, à ne pas proposer de réductions de prix, le 23 novembre, jour du Green Friday 2018 ainsi qu’à reverser 15% de leur chiffre d’affaires du jour à des associations de promotion de la consommation responsable.
180 entreprises et associations ont participé à cette opération, et le site internet du Green Friday a reçu plus de 48 000 visites en un mois.

Réemploi et réparation

Enfin, le réemploi et la réparation sont deux champs d’action essentiels de la consommation responsable : par l’allongement de la durée d’usage des produits, la consommation de biens réparés ou réemployés ils permettent d’éviter la production de nombreux déchets.
Liens vers le paragraphe dédié dans l’article Économie Circulaire.
Quelques chiffres

• Un·e Parisien·ne produit chaque année 1/2 tonne de déchets ménagers. Source : Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de gestion des déchets à Paris 2017

• Nous changeons notre téléphone portable en moyenne tous les deux ans et 88% des Français·e·s changent leur téléphone alors qu’il fonctionne encore. Source : Étude ADEME, « La face cachée des objets », septembre 2018

• Une personne achète aujourd’hui 60% d’habits en plus qu’il y a quinze ans, tandis que chaque article acheté est gardé deux fois moins longtemps. Chaque année, 5 millions de tonnes de vêtements sont achetées en Europe, ce qui représente environ 80 nouveaux articles par personne, tandis que 4 millions de tonnes sont jetées sur la même période. Source : «Vêtements, n’en jetez plus », Elsa Haharfi, documentaire diffusé sur France 5 en 2016

• Ce gaspillage est désastreux : la production d’un simple jean nécessite 11.000 litres d’eau ! Source : Le REFER, Réseau francilien des acteurs du réemploi

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