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Et si vous préfériez un vendredi vert plutôt que noir ?

Mise à jour le 24/11/2022
La question de nos modes de consommation est devenue un enjeu incontournable pour faire face à l’urgence écologique et sociale. On peut choisir de consommer durablement et de poser des actions responsables. C'est ce que défend le mouvement Green Friday en proposant une alternative au Black Friday ce 25 novembre. On les suit en vous donnant quelques bonnes adresses pour consommer mieux ou différemment, toute l'année.
Réparer ou réemployer, préférer des produits locaux, biologiques ou issus du commerce équitable, cerner réellement son besoin d’achat, et parfois choisir de ne pas consommer lorsque cela n’est pas une nécessité, telles sont les actions que le citoyen peut choisir.

Green Friday : choisir parfois de ne pas consommer

La Ville de Paris soutient le mouvement Green Friday, initiée en 2018 par la Fédération Envie, acteur historique de l’économie circulaire et de l’insertion par l’activité, et rejoint par Dream Act, Altermundi et le REFER. Ces structures appellent ainsi à un grand mouvement de sensibilisation à l’impact des choix de consommation de chacun d’entre nous, le jour du Black Friday, le 25 novembre 2022. Déjà 100 structures ont déposé une demande d’adhésion pour l’édition 2022 !
Green Friday Association Rejoue 14
Green Friday Association Rejoue 14
Crédit photo : © Arnaud Caillou
Concrètement, les membres du Green Friday s’engagent, pour les commerces, à ne pas proposer de réductions de prix le jour du Green Friday, ainsi qu’à reverser 10% de leur chiffres d’affaires du jour à des associations de promotion de la consommation responsable (Halte à l’Obsolescence Programmée, Zero Waste, e-graine, Respect Ocean), tandis que les adhérents sont encouragés à organiser des événements de sensibilisation.
L’objectif est d’appeler chacun à se saisir de son « pouvoir de l’achat », en montrant la diversité des alternatives existantes: réparer ou réemployer, préférer des produits locaux, biologiques ou issus du commerce équitable, cerner réellement son besoin d’achat, et parfois choisir de ne pas consommer lorsque cela n’est pas une nécessité.

Magasins "en vrac", commerces zéro déchet…

Ce mode de commercialisation permet d’éviter au maximum les emballages inutiles, mais également de lutter contre le gaspillage alimentaire en permettant à chacun d’acheter juste la quantité d’aliments nécessaire. La Ville de Paris et le GIE Paris Commerces ont lancé en 2018 un appel à projets pour soutenir l’ouverture de magasins « en vrac ». Quelques exemple de ces magasins : La Scop Volante (3e), Entre Pots (14e), Kilogramme (19e) ou Biocoop magasin anti-déchet Nation (20e)
Magasin zéro déchet ADN (20e)
Crédit photo : Nicolas Leser /Biocoop

La maison du zéro déchet

En 2017, la Maison du Zéro Déchet ouvrait ses portes dans le 18ème arrondissement de Paris. Ce lieu associatif accueillait alors une boutique permettant de s’équiper pour réduire leurs déchets au quotidien et proposait des événements (ateliers pratiques, conférences, projections-débats…) autour des enjeux liés à la gestion des déchets et la mise en oeuvre de la démarche zéro déchet, zéro gaspillage à toutes les échelles (individuelle, collective, politique).
En 2020, après trois années de succès, l’association la Maison du Zéro Déchet décide de déménager dans un lieu cinq fois plus grand, dans le 12ème arrondissement de Paris, pour développer de nouvelles activités et accueillir plus de public. La Maison du Zéro Déchet garde son historique boutique et sa programmation événementielle. Elle accueille aussi désormais un café associatif et propose une programmation dédiée aux professionnel·les ainsi qu’un espace avec des ressources consultables gratuitement sur place.

Acheter et se nourrir "responsable"

Les coopératives de consommateurs ou supermarchés coopératifs

Les coopératives de consommateurs ou supermarchés coopératifs permettent une réappropriation par les consommateurs de l’acte d’achat et de ses implications car ce sont les coopérateurs eux-mêmes qui décident des produits qui sont disponibles dans le supermarché. Ils participent également au fonctionnement en donnant de leur temps, permettant ainsi de proposer des produits de qualité à prix réduits tout en rémunérant correctement les producteurs.
Supermarché "Les 400 coop"
Crédit photo : Henri Garat / Ville de Paris
Le premier supermarché coopératif de France est La Louve, qui a ouvert à Paris dans le 18e en 2016. D'autres ont suivi comme les 400 Coop dans le 11e, Grain de sel dans le 13e et la Source dans le 20e.
Un magasin d'invendus ou refusés par la grand distribution est aussi ouvert dans le 19e "Nous anti gapi".

Alimentation responsable et soutien des producteurs locaux

Dans la lignée des AMAP, de nombreux commerces se sont développés avec le souci de soutenir les producteurs locaux, en s’appuyant sur un approvisionnement en circuit court et en cherchant à rémunérer les producteurs au prix le plus juste. C’est le cas par exemple de Kelbongoo dans le 3e, ou du Marché sur l’eau (19e), ou encore de Péligourmet, qui propose un système innovant où les particuliers et les producteurs profitent de leurs trajets pour rapporter en ville les meilleurs produits qui sont vendus avec un rapport qualité-prix avantageux.
Fleurs d'Ici
Fleurs d'Ici
Crédit photo : François Grunberg/Mairie de Paris
Des initiatives émergent également dans d’autres domaines, comme Fleurs d’ici ou Désirée, fleuriste café, qui permettent la vente de fleurs en circuit court.

Alimentation responsable et insertion par l’activité économique

D’autres structures s’engagent pour une alimentation plus responsable socialement en employant des personnes en parcours d’insertion par l’activité économique. C’est le cas de la boutique O' Potager de Ménil (20e), de la halle alimentaire La Panaméenne (14e), du restaurant solidaire la Cantine de Babelville (11e), du restaurant commun L’Oratoire (14e) des Grands Voisins, ou encore du comptoir lunch Cana en Seine (1er).
Farinez'vous, boulangerie artisanale et entreprise d'insertion, a ouvert une nouvelle boutique dans le 13e. Particularité : le lieu accueille dans ses locaux l'école inclusive que l'entreprise a créée il y a tout juste un an, pour favoriser l'insertion professionnelle des élèves.

Alimentation responsable et insertion professionnelle des femmes

Certaines structures se distinguent par leur approche plus ciblée permettant de lutter contre l’exclusion sociale et professionnelle des femmes. C’est le cas par exemple du restaurant coopératif Mam’Ayoka (18e) et de la coopérative féminine Le Pain de la Liberté (18e), toutes deux lauréates des Trophées de l’économie sociale et solidaire de la Ville de Paris.
Madjda - Mam'Ayoka
Crédit photo : François Grunberg / Ville de Paris

Alimentation responsable et lutte anti-gaspillage

La réduction du gaspillage alimentaire fait également partie de l’alimentation responsable. Plusieurs projets de restauration se sont ainsi construits autour de cet objectif, et ont reçu le soutien du Budget participatif dédié à la lutte anti-gaspi. C’est le cas par exemple de la cantine solidaire de la ressourcerie des Batignolles (17e), du café-atelier solidaire La Trockette, de la ressourcerie La Petite Rockette (12e) ou encore du Freegan Pony (19e).

La mode éthique, c'est chic

Plusieurs boutiques dédiées à la mode responsable ont ouvert à Paris, telles que : La Textilerie dans le 10e, la sixième boutique Altermundi (Berges de Seine), ou encore le Tale Me Lab (10e) qui propose de louer ses vêtements plutôt que de les acheter.
Boutique la Textilerie 10e
Boutique la Textilerie
Crédit photo : François Grunberg / mairie de Paris

Réparer pour ne plus jeter

Enfin, le réemploi et la réparation sont deux champs d’action essentiels de la consommation responsable : par l’allongement de la durée d’usage des produits, la consommation de biens réparés ou réemployés permet d’éviter la production de nombreux déchets.

L'électroménager

En 2021 ouvrait Envie le Labo dans le 20e : une maison à la fois magasin d'électroménager reconditionné et lieu ressources de bonnes pratiques écologiques dans lesquelles les citoyens peuvent s'engager.

Les jouets

Depuis plusieurs années, l'association Rejoué a placé la solidarité et l'emploi au cœur de son projet. Elle redonne une seconde vie aux jouets, avant de les commercialiser. C'est la première ressourcerie de jouets en Ile-de-France. Une initiative soutenue par le budget participatif parisien.

Les vêtements

Chaque année, 5 millions de tonnes de vêtements sont achetées en Europe, ce qui représente environ 80 nouveaux articles par personne, tandis que 4 millions de tonnes sont jetées sur la même période.
A Paris, 20 000 tonnes de vêtements sont jetées chaque année. L'ouverture récente de la Manufacture Berlier est un signe que les questions de récupération, récréation, anti gaspillage sont devenus plus que nécessaires. La manufacture sera la première pierre d’une boucle locale et vertueuse du textile à l’échelle d’un territoire. Une boucle qui pourra aussi donner du travail à plusieurs milliers de personnes.

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