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Déambulations égyptiennes à Paris

Mise à jour le 01/06/2022
À l'occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes, partez à la découverte d'une terre de mystères et d'histoire : l'Egypte antique. Nous vous invitons à voyager dans le temps et dans Paris sur les traces de Jean-François Champollion, premier égyptologue, et des vestiges architecturaux de cette civilisation étonnante.
L'Égypte a toujours fasciné les Européens, et notamment les Français. Preuve en est, l'exposition « Toutankhamon, le Trésor du Pharaon », qui a battu en 2019 le record de l'exposition la plus visitée de France à La Villette, avec 1 423 170 visiteurs.
Dans les rues de Paris, nombreux sont les témoignages de cette influence, qui contribue aussi au rayonnement de la capitale à l'image de l'Obélisque de la place de la Concorde, ramené par Napoléon Bonaparte au retour de son expédition de 1798.
C'est d'ailleurs un égyptologue français, Jean-François Champollion, qui déchiffra le premier les hiéroglyphes il y a tout juste 200 ans. Un bon prétexte pour partir en balade sur les traces des mystères égyptiens de la capitale.

Expositions : de Champollion aux pharaons

Les musées parisiens célèbrent cette année le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes et mettent l'Égypte à l'honneur. Vous pourrez percer le secret de ces mystérieux symboles lors de l'exposition de la BNF, ou partir à l'aventure de l'épopée africaine du Louvre sur les traces des pharaons. Les fans de réalité virtuelle pourront aussi explorer de fond en comble les entrailles de la pyramide de Khéops et ses chambres et passages les plus secrets. avec une expédition immersive exceptionnelle : « L'horizon de Khéops » présentée à l'IMA.
L’AVENTURE CHAMPOLLION, Dans le secret des hiéroglyphes
Adresse Bibliothèque François-Mitterrand - Quai François Mauriac, Paris 6e
Date(s)Du mardi 12 avril 2022 au dimanche 24 juillet 2022
À l’occasion du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes, la BnF propose une exposition qui s’attache à la figure et aux découvertes de Jean-François Champollion (1790-1832), père de l’égyptologie.
PHARAON DES DEUX TERRES, L'épopée africaine des rois de Napata
Adresse Musée du Louvre - Rue de Rivoli, Paris 1e
Date(s)Du mercredi 27 avril 2022 au lundi 25 juillet 2022
Au 8e siècle av. J.-C., en Nubie, un royaume s’organise autour de sa capitale Napata. Vers 730 av. J.-C., le souverain Piânkhi entreprend de conquérir l’Égypte et inaugure la dynastie des pharaons koushites…
L’horizon de Khéops, "Un voyage en Egypte ancienne"
Adresse L'Institut du Monde Arabe - 1 rue des Fossés-Saint-Bernard, Paris 5e
Date(s)Du mardi 14 juin 2022 au dimanche 02 octobre 2022

Sur les pas de Jean-François Champollion

Le déchiffrement des hiéroglyphes, la France le doit en grande partie au travail acharné d’un jeune Occitan, Jean-François Champollion. Le petit prodige, qui a appris seul une dizaine de langues, est envoyé à Paris par son frère aîné pour poursuivre ses études. Il se passionne pour l’Egypte Antique, et plus particulièrement pour les hiéroglyphes, que personne n’a réussi à déchiffrer.
Avec beaucoup de travail et de persévérance, Champollion réussit à percer ce mystère égyptien le 14 septembre 1822, il y a 200 ans. Il comprend alors que les hiéroglyphes ne représentent pas des lettres, mais des mots (idéogrammes) et que certains d’entre eux représentent aussi des sons.
Champollion fait part de sa découverte quelques jours plus tard, le 27 septembre, lorsqu’il lit devant l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres une lettre adressée à Monsieur Dacier, le secrétaire de l’institution. Ses recherches marquent le fondement d’une nouvelle science, l’égyptologie, dont il est le premier professeur au Collège de France.
Le savant ne s’arrête pas là et convainc le roi Charles X de créer un département consacré aux antiquités égyptiennes au musée du Louvre, dont il devient le premier conservateur. Un geste majeur, qui permet d’ancrer cette culture au cœur de Paris.
Dix années seulement après sa découverte, Champollion meurt soudainement, à 41 ans. Ses travaux ne restent pas ignorés et, en 1836, est installé au centre de la place de la Concorde un obélisque, offert par l’Égypte à la France, en l’honneur du père de l’égyptologie. Petit clin d'œil : la tombe de Champollion, érigée au cimetière du Père-Lachaise, a elle aussi la forme d’un obélisque !
Jean-François Champollion (1790-1832), égyptologue français, en 1931, par Léon Coignet. Paris, musée du Louvre.
Jean-François Champollion (1790-1832), égyptologue français, en 1931, par Léon Coignet. Paris, musée du Louvre.
©Albert Harlingue / Roger-Viollet

Les monuments les plus emblématiques

La Pyramide du Louvre

Le monument le plus célèbre est sans aucun doute, la Pyramide du Louvre. Pensée par l’architecte sino-américain Leoh Ming Pei, il se dit que la pyramide du Louvre est basée sur les proportions de la pyramide de Khéops ! Elle est achevée en 1989 et a pour objectif de moderniser le musée et d’en devenir l’entrée principale. Elle a fait l’objet de multiples controverses avant de devenir la troisième œuvre la plus prisée des visiteurs après la Joconde et la Vénus de Milo.
La Pyramide du Louvre la nuit
La Pyramide du Louvre la nuit
François Grunberg / Ville de Paris. Architecte :Ieoh Ming Pei
Musée du Louvre
34, quai du Louvre 75001 paris

L'Obélisque de Louxor

Communément appelé l'Obélisque de la place de la Concorde, le monument trône depuis 1836 au centre de la place. Taillé il y a plus de 3000 ans, sous le règne de Ramsès II, il a été offert par l’Égypte à la France. C’est le roi Louis-Philippe Ier qui décide de l’installer place de la Concorde. Son voyage jusqu’à Paris fut épique et a duré sept ans. Et pour cause : l'Obélisque mesure 23 mètres de haut. Construit il y a 34 siècles, l’Obélisque de Louxor détient le record du monument le plus ancien de la Capitale.
Obélisque de Louxor, place de la Concorde
Obélisque de Louxor, place de la Concorde
©Henri Garat/Ville de Paris

Les fontaines

La fontaine du Fellah

Construite par l’ingénieur François Jean Bralle et le sculpteur Pierre-Nicolas Beauvalet en 1806, la Fontaine du Fellah est particulièrement originale, notamment par sa forme. Située au 42, rue de Sèvres (7e), l’œuvre est inspirée des temples traditionnels égyptiens. La statue centrale s’inspire d’une sculpture d’Antinoüs, favori de l’empereur Hadrien. La sculpture actuelle n’est en fait qu’une reproduction de l’originale rapportée d’Italie par Napoléon comme prise de guerre.
Fontaine de Fellah
Fontaine de Fellah
François Grundberg/Ville de Paris

La fontaine du Châtelet

Toujours en 1806, Napoléon commande également à François Jean Bralle la Fontaine du Palmier –aussi connue sous le nom de fontaine du Châtelet- pour commémorer ses victoires et délivrer de l’eau gratuite et potable aux Parisiens. La fontaine du Châtelet est reconnaissable par sa fine colonne, ornée au sommet de feuilles de palmier et surmontée d’une Victoire en bronze doré. Autour du bassin, quatre sphinx sculptés crachent des jets d’eau.
Fontaine du Chatelet
Fontaine du Chatelet
©François Grundberg/Ville de Paris

Les autres symboles égyptiens visibles dans Paris

Le 2e arrondissement de Paris

Rue du Caire, rue du Nil, rue d’Aboukir et rue d’Alexandrie… L’influence architecturale et symbolique de l'Égypte se retrouve également aux détours des rues parisiennes. Et notamment dans le 2e arrondissement, où beaucoup de noms de rues, d'ornements de façades témoignent de la fascination pour le pays des pharaons. À l'image du Passage du Caire, construit en 1798, en pleine campagne napoléonienne, il est considéré comme le plus vieux et le plus long passage (370 m) couvert de Paris. Sa façade, située au 2, place du Caire (2e), s’orne de somptueux décors égyptiens : sculptures à l’effigie de la déesse Hathor, fresques de hiéroglyphes et colonnes à chapiteaux lotus.
passage du Caire
passage du Caire
©Sophie Robichon/Ville de Paris

Aile Lemercier de la Cour Carrée du Louvre

Elle dissimule elle aussi de nombreuses évocations de l’Égypte ancienne. Amusez-vous à les retrouver ! Décorée de toute part de motifs et symboles égyptiens, vous y trouverez notamment une personnification du Nil adossée contre une pyramide, une sculpture réalisée en 1806 par Philippe-Laurent Roland. Mais aussi la déesse Isis un faucon sur l’épaule, et Cléopâtre qui tient dans sa main un serpent.
Cour Carrée du Louvre
Cour Carrée du Louvre
©Célia Pernot

Le cinéma le Louxor

Construit en 1921 par l’architecte Henri Zipcy, au 170 du boulevard de Magenta, le cinéma Le Louxor témoigne de la continuité de l’influence égyptienne qui traverse les siècles. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, la façade néo-égyptienne du bâtiment est décorée de mosaïques multicolores, de motifs floraux, de scarabées, de cobras et d'un immense disque ailé.
Le Louxor - Palais du Cinéma
170 Boulevard Magenta 75010 Paris

Autres pépites

Autres monuments caractéristiques : le Monument des Droits de l’Homme, installé sur le Champ de Mars, et édifié en 1989 en commémoration du bicentenaire de la Révolution française, le sculpteur Ivan Theimer lui donne la forme d’un temple égyptien. Mais, c’est sans compter, bien évidemment, la centaine de sphinx, éparpillés dans la capitale, et la quinzaine de mausolées d’inspiration égyptienne, disséminés au cimetière du Père-Lachaise.
Mausolée égyptien Père Lachaise
Mausolée égyptien Père Lachaise
©François Grundberg/Ville de Paris

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