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Ex-Aequo ! La série qui met les préjugés au tapis

Mise à jour le 27/05/2021
Ex Aequo ! est une série de 10 films conçus à partir d’interviews d’athlètes internationaux·le·s, d’archives et d’animation. Les 5 premiers épisodes, mis en ligne le 19 mai, donnent la parole à ces sportif·ve·s victimes de discrimination, qui clament haut et fort leur droit à être classé·e·s Ex Aequo !
A l'occasion de la journée de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie du 17 mai, France.tv Slash propose 10 histoires inspirantes d’athlètes professionnel·le·s confronté·e·s à des discriminations de race, de genre, d’orientation sexuelle et de handicap. Ces formats courts de 10 minutes sont de ceux qui touchent tous les publics, ne laissent pas indifférent·e·s et changent petit à petit notre regard sur le monde.

Jean-Charles Mbotti Malolo, "showrunner "(créateur, auteur et producteur), de la série, explique: "Avec ces 10 athlètes internationaux·le·s, on a voulu montrer ce qu'il y avait derrière cette image de privilégié·e·s qui peut transparaitre dans les médias. Malgré cela, ils·elles peuvent se retrouver dans des situations plus qu'inconfortables dans la société (…). L'autre but, c'était de présenter la série comme quelque chose d'inclusif. Ne pas se focaliser uniquement sur ces dix sportif·ve·s, mais montrer que leurs difficultés peuvent être éprouvées par chacun·e de nous tou·te·s, à chaque endroit. Et qu'il faut y faire face en collectivité".

en lutte pour l'éGALITé DEs DROITs

Si ces histoires font appel à des typologies d’images variées (live, animation, archives), c'est la personnalité unique de chaque sportif·ve qui guide ces portraits en captant l'émotion du·de la spectateur·rice. "Il n'y a pas forcément plus d'images d'animation que des prises de vue ou d'archives," poursuit Jean-Charles Mbotti Malolo, "mais toute la production a été pensée pour l'animation. Pour moi, ce médium est une porte d'entrée vers ce qui est indicible",
Les notions abordées, telles que la connexion entre combats sociaux et sportifs, entre performance d’athlète et performance humaine, ne donnent pas pour autant lieu à une analyse théorique. C’est un regard plein de sensibilité qui est porté sur ces trajectoires humaines fascinantes, percutantes et finalement nécessaires. A travers les vidéos, ce sont des femmes et des hommes en lutte contre la société, contre leur destin, contre la bêtise, et contre elles-mêmes parfois, et qui transforment les obstacles placés sur leurs routes en leviers pour déjouer les discriminations. Des personnes inspirantes et des histoires à partager!

Des vidéos à LA RENCONTRE D'ATHLèTES HORS NORMES

5 épisodes diffusés à compter du 19 mai, 5 autres en août:

Nantenin Keita - 400m, France, 35 ans

Nantenin souffre de deux handicaps : un physique, une déficience visuelle, un social, l’albinisme. Chacun lui vaut son lot de difficultés, mais aucun ne la freine sur la piste. Résultat ? L’or paralympique, synonyme d’espoir pour de nombreu·se·s discriminé·e·s.

Jesús Tomillero - Football, Espagne, 25 ans

Une photo sur les réseaux sociaux, des insultes homophobes sur le terrain, un match terminé en pleurs dans les vestiaires. Une carrière d’arbitre qui vole en éclats. Si ça n’avait été que ça, Jesús s’en serait bien sorti. Mais le cauchemar a continué, à coups de harcèlement et de menaces de mort. Après la dépression, le jeune homme renaît. A coups de militantisme, de messages d’amour et d’une première Gay Pride dans sa ville, aussi.

Yip Pin Xiu - Natation, Singapour, 28 ans

Multiple championne paralympique, Pin Xiu est accro à la compétition. Chaque jour, elle nage pour battre les autres et, surtout, sa dystrophie musculaire. Ce ne sont pas ses jambes qui donneront le clap de fin. Car elle mène un autre combat : la reconnaissance des athlètes en situation de handicap à Singapour.

Isadora Cerullo - Rugby à 7, Brésil, 29 ans

Une demande en mariage aux JO, ça fait rêver. Une union entre femmes, ça peut faire déraper. Surtout chez Isadora, au Brésil. Le pays où l’on tue le plus d’homosexuels au monde. De cette première historique, la rugbywoman a reçu autant de mercis que de menaces. C’est pour ça qu’elle a décidé de porter la voix de la communauté LGBTQI+ sur ses terres.

Sandra Forgues – Canoë - France, 50 ans

Championne olympique en 1996. Directrice d’une société d’informatique en 2021. Mal dans sa peau pendant des décennies, Sandra a osé s’affranchir du regard des autres à 45 ans. Il n’est jamais trop tard pour accepter sa transidentité. Ni pour servir d’exemple.

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