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Focus

La biodiversité à Paris

Mise à jour le 19/06/2019
Avec les bois de Boulogne et de Vincennes, près de 500 parcs et jardins, 100 000 arbres d’alignement, la Seine et les canaux, Paris offre de nombreux écrins pour la faune et la flore.
Près de 2 000 espèces sauvages, à la fois animales (libellules, coccinelles, écrevisses, anguilles, brochets, grenouilles, tritons, faucons pèlerins, chouettes hulottes, renards, fouines, écureuils roux, hérissons et 11 espèces de chauves-souris) et végétales (orchidées, fougères, mousses, ainsi que les plantes et arbres cultivés) ont été observées à Paris ces dernières années.

Qu'est-ce que la biodiversité ?

La biodiversité ou biodiversité biologique, est composée de l’ensemble du vivant existant à la surface de notre planète (humains compris), à savoir les espèces, leurs diversités génétiques, les écosystèmes et les interactions entre ces trois composantes.

Le 26 septembre 2016, la biodiversité était officiellement proclamée citoyenne d’honneur de la Ville.

bandeau biodiversité
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Le Plan Biodiversité 2018-2024

Le Plan Biodiversité 2018-2024 a été adopté à l’unanimité au Conseil de Paris du 20 mars 2018. Décliné en une trentaine d’actions, le plan biodiversité 2018-2024 prend le relai de celui lancé en 2011.

Trente actions issues d'une large concertation, regroupées en 3 axes

Issu d’une large concertation de plus de 2 ans avec le Parisiennes et les Parisiens, les mairies d’arrondissement, les groupes politiques du Conseil de Paris, les partenaires de la Ville et les associations, le « Plan Biodiversité de Paris 2018-2024 » se décline en 30 actions regroupées en 3 axes.
À travers ce Plan, la Ville s’engage sur un chemin alliant pragmatisme avec des actions visibles rapidement et ambitions fortes: la vision d’une ville,

Les 3 axes du Plan Biodiversité 2018-2024 et quelques exemples de mesures concrètes

La biodiversité dans une ville engagée - Paris, ville exemplaire (7 actions)


La Ville de Paris souhaite agir positivement pour la biodiversité dans tous ses champs de compétences.

. Création d’une clause ou un critère favorable à la Biodiversité pour 40% des marchés de la Ville.

La biodiversité par et pour tous - Tous acteurs et actrices de la biodiversité (8 actions)


L’éducation et la sensibilisation du public sont des enjeux majeurs pour la lutte en faveur de la biodiversité. Ceci suppose que chacune et chacun s’emparent du Plan Biodiversité et en deviennent les acteurs et les actrices.

. Première édition de l’événement « Faites le Paris de la Biodiversité » du 22 avril au 10 juin 2018 dans tous les arrondissements de la capitale (visites, conférences, expositions, animations pour les enfants et leurs familles, ateliers pédagogiques pour les classes parisiennes).
. Deuxième édition de la distribution de larves de coccinelles et de chrysopes pour sensibiliser le public au développement et à l’installation durable la biodiversité et des insectes auxiliaires.

La biodiversité partout - Penser la Ville comme un atout pour la biodiversité (15 actions)


Il s’agit d’ouvrir de nouveaux espaces verts, mais aussi de proposer un nouveau modèle urbain où la nature se déploie et s’invite partout où cela est possible.

. Projet « + de nature en ville » du budget participatif avec la création de 20 espaces de biodiversité et de 10 zones humides pour renforcer les trames verte et bleue.
. Des pollinisateurs sauvages dans le Parc de Bercy (12e), site identifié comme particulièrement propices aux pollinisateurs sauvages. Un hôtel à insectes, une spirale en pierres sèches, des carrés de sols tassés et des plantations seront ainsi installés.
. Une rivière et un cheminement d’eau dans le bois de Vincennes (avenue des minimes 12e, fermée à la circulation depuis 1999). Son réaménagement consiste à recréer la rivière depuis le lac des Minimes sur un linéaire d’environ 1 350 mètres.

Annexes et ressources du plan biodiversité

Bilan du Plan Biodiversité de 2011


En amont du Plan Biodiversité 2018-2024, l’évaluation du Plan Biodiversité de 2011 : en 2016, une grande concertation à permis d’évaluer le premier Plan Biodiversité et d'élaborer le nouveau Plan Biodiversité de Paris.
Tous les acteurs parisiens – habitants, associations, professionnels, élus, services de la Ville, ou encore gestionnaires de parcs et jardins – ont été invités à évaluer le premier Plan de 2011 et co-construire le nouveau Plan Biodiversité, grâce à des ateliers en mairies d'arrondissement pour permettre aux différents acteurs de se rencontrer et d’échanger. des marches exploratoires et une plateforme Madame la Maire, j’ai une idée pour proposer ses idées en ligne.
Cela a été l'occasion pour les Parisiens de mieux comprendre ce qui s'est fait sur leur territoire et d'évaluer ce qui reste à faire.
Archive : l'ancien plan Biodiversité

Fiche évaluation 1 : quelles actions depuis 5 ans ont préservé la biodiversité ?

Fiche évaluation 2 : comment l'intégrer au développement de la capitale ?

Fiche évaluation 3 : comment devenir acteur de la biodiversité à Paris ?


Cartographie des Chemins de la nature par arrondissement


Le territoire parisien, constitué d’un tissu urbain particulièrement dense, peut permettre la vie et le déplacement des espèces animales et végétales sauvages.

Au travers de la trame verte et bleue, le réseau de réservoirs de biodiversité reliés par des corridors écologiques, terrestres et aquatiques, offre un maillage potentiellement vital pour les espèces sauvages.
Cliquer sur le lien pour ouvrir la cartographie des Chemins de la nature à Paris en plein écran.

S'informer et s'initier

La Maison Paris nature, un lieu ressources pour le grand public


La Maison Paris-Nature est un lieu de sensibilisation, d’information et d’éducation sur les richesses naturelles de Paris, Elle organise des formations, des ateliers de découverte, des conférences, des expositions… Ses conseillers Environnement accompagnent aussi les associations, copropriétés, entreprises qui souhaitent valoriser un espace vert pour favoriser la biodiversité.

Maison Paris nature, Parc floral de Paris | Route de la Pyramide | 75012 Paris
> Fiche équipement de la Maison Paris nature

Les animations, les visites guidées et les conférences


Tout au long de l'année, des visites guidées et des conférences sont organisées dans les parcs, les bois, l'espace public et les équipements pédagogiques de la Ville pour découvrir la biodiversité et s'impliquer ; et un grand événement annuel "Faites le Paris de la biodiversité" propose pendant plusieurs semaines des animations organisées par la Ville de Paris et les associations de protections de la nature en ville.
Rendez-vous sur l'agenda Que faire à Paris et Acteurs du Paris durable pour connaître dates et programmes
> Agenda Quefaire.paris.fr
> Acteurs du paris durable

Les Balades Paris durable, des parcours thématiques sur votre mobile


Une application mobile gratuite qui propose des itinéraires pédestres pour découvrir la biodiversité urbaine. Des parcours de 2 heures environ pour (re)découvrir Paris, sa faune, sa flore, ses jardins…

Téléchargement : application mobile pour votre smartphone (Iphone, android)

Les affiches sur la faune et la flore parisiennes


Découvrez les interactions entre plantes et animaux à Paris. Une biodiversité insoupçonnée…
Affiches 40x60 cm en vente au prix de 2 € à la boutique du parc de Bagatelle :

Affiche La biodiversité des parcs et jardins de Paris

Affiche Le vivant dans les friches parisiennes

Affiche La biodiversité des murs, toits et trottoirs à Paris

Affiche La biodiversité des arbres à Paris

Affiche La biodiversité des bois de Paris

Affiche La biodiversité des mares à Paris
Affiche La biodiversité de la Seine et des canaux à Paris
Affiche Accueillir la biodiversité à Paris
> Album animé sur la biodiversité (pensez à régler le volume sonore)



Boutique du Parc de Bagatelle | Route de Sèvres à Neuilly | 75016 PARIS
> Fiche équipement du parc de Bagatelle

Le diagnostique de l'ARBIdF


L'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France (ARB ÎdF) organisme de référence pour la biodiversité francilienne publie régulièrement un diagnostique, à découvrir ci-dessous.
Diagnostic 2018 de la biodiversité en Île-de-France

Site Internet de la l'Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France

Agir pour la biodiversité

Dans la cour d’école ou de l’immeuble, le jardin, le balcon, le rebord de fenêtre posez des jardinières de plantes sauvages et aromatiques, abris, abreuvoirs, nichoirs qui composent des micro-milieux pour attirer une faune et une flore diversifiées. Cultivés en zéro pesticide, ils offrent un espace de tranquillité pour se reproduire, s’abriter, se nourrir, se désaltérer…
Chaque aménagement reproduit ainsi, à petite échelle, un site spécifique favorable à l’installation d’une espèce. Vous pouvez vous aussi réaliser de petits aménagements simples pour participer au maintien et à la sauvegarde de la biodiversité en ville.

Végétaliser et laisser pousser la flore spontanée

La végétation spontanée : laisser pousser !


Laissez faire la nature, ne désherbez pas vos jardinières. Un espace laissé libre est vite colonisé par de la flore spontanée, des plantes pionnières, adaptées au climat et au sol en place, suivies par leur cortège d’animaux. Les plantes y effectuent leur cycle complet et offrent successivement nectar et graines dont se régalent insectes et oiseaux.

Une jardinière de plantes aromatiques


Installez des jardinières de plantes locales, sauvages, aromatiques… Elles ont un rôle essentiel comme plantes nectarifères pour les papillons (cardère, primevère…) ou les abeilles (bourrache, buis, lavande, phacélie, romarin, sarrasin, thym, rose à fleurs simples, rose trémière…) ou encore nourricières pour les chenilles (brunelle vulgaire, digitale pourpre, lierre, sauge des prés, achillée millefeuille, ortie…) Montées en graines, les plantes des jardinières sont un bon complément alimentaire pour les oiseaux : tournesol, amarante, bleuet, coquelicot, cardère…

Un bac de plantes aquatiques


Toute l’année, les oiseaux se baignent pour entretenir leur plumage et se désaltérer. Placez un plat de faible profondeur et renouvelez l’eau régulièrement. N’ajoutez aucun produit même en cas de gel. Pour éviter le développement des larves de moustiques, veillez à changer l'eau deux fois par semaine.
Vous pouvez aussi recréer un milieu humide dans un grand cache-pot étanche, une bassine ou une demi barrique récupérée (pas de récipient métallique qui risque de rouiller). Installez des plantes que vous trouverez en jardinerie : plantes de surface (petits nénuphars), immergées (cératophylle), flottantes (lentille d’eau) et émergées (plantain d’eau, jonc fleuri, myosotis des marais). Remplissez d’eau et maintenez régulièrement le niveau. Escargots d’eau (limnée, planorbe), insectes aquatiques (notonecte, dytique), libellules s’y réfugieront.

Une Haie, un mur, une toiture végétalisée


Plantez des arbustes variés qui constitueront une haie accueillante pour les oiseaux, amphibiens (crapaud), petits reptiles (lézard des murailles) et mammifères insectivores (musaraigne). La diversité de fruits et fleurs qui se succèdent dans le temps les ravit. Pour les oiseaux, favorisez les arbustes aux baies nourricières (aubépine, fusain d’Europe, houx, if, ronce, sureau…) et aux branches accueillantes à la période de nidifi cation. Jardinez à la verticale ! Un mur de verdure est aussi un site de reproduction, un refuge hivernal et une source de nourriture pour toute cette faune. Choisissez des plantes à nectar, à fruits et au feuillage dense (lierre, jasmin, chèvrefeuille, glycine, clématite…) qui grimperont le long d’un treillage ou s’accrocheront directement sur le mur. En pierre ou brique, avec des anfractuosités, ce mur ravira le lézard, grand amateur de mouches et d’araignées. Végétalisez les toits. Paris incite les propriétaires à placer une couverture végétale de plantes résistantes (sédum, joubarbe) lors de la réfection de l’étanchéité des toitures planes. Les professionnels posent un rouleau étanche et thermique avant de dérouler le tapis végétal. Cet aménagement au pouvoir isolant, protège les habitations du vent, de la pluie ou du bruit, améliore la qualité de l’air.

Guides des plantes régionales

Jusqu'à aujourd'hui, les plantes régionales ou indigènes étaient rarement utilisées et plantées dans les espaces verts parisiens et étaient donc méconnues des usagers. Elles sont pourtant esthétiques et jouent un rôle capital, car elles attirent toute une faune.
Pour inciter les professionnels de la direction des Espaces verts et de l'Environnement (jardiniers, paysagistes…) à les utiliser dans les jardins et l'espace public, le service des Sciences et Techniques du Végétal à mis en place différents moyens de sensibilisation, dont ce guide.

Échangez et semez

Installées dans les bibliothèques parisiennes, les grainothèques sont des lieux d’échange de graines. Elles facilitent l'accès, la diffusion et la culture de végétaux variés à travers la capitale. On y trouve notamment des graines de variétés régionales et rustiques, adaptées au climat parisien, plus résistantes aux maladies, moins gourmandes en eau et propices aux insectes pollinisateurs.
Les trocs Main verte organisées à la Maison du jardinage permettent également d'échanger et de se procurer librement des semis et des graines d'une grande diversité.

Jardinez sans pesticide

Depuis le 1er janvier 2019, il est interdit d'acheter, utiliser et stocker des pesticides. C’est bon pour la biodiversité, l’environnement et votre santé. Vous voulez des solutions naturelles pour jardiner en zéro pesticide ?.. Lire la suite

Découvrez les bonnes pratiques et les espaces cultivés près de chez vous

Découvrez les projets de végétalisation près de chez vous, présentez les vôtres et échangez astuces, questions, entraide et bons plans sur la plateforme participative vegetalisons.paris !

Réaliser des aménagements pour la faune

Des mangeoires et des nichoirs pour les oiseaux

Savoir vivre avec les oiseaux à Paris


À Paris on relève plus de 56 espèces d'oiseaux nicheurs, voire plus de 70 en comptant les espèces qui vivent dans le bois de Vincennes et dans le bois de Boulogne.

L'hiver, une saison meurtrière pour les oiseaux


L’hiver peut être critique pour les oiseaux qui consacrent la quasi-totalité de leur journée à rechercher de la nourriture pour résister au froid. C'est d'autant plus vital que leurs besoins en énergie pour maintenir leur température corporelle s’accroissent. La température d'un oiseau se situe entre 40-42°C. En hiver les insectes et les graines se font rares et l’apparition de la neige et du verglas dissimulent les ressources alimentaires. Par ailleurs les jours plus courts leur laissent moins de temps pour trouver leur ration quotidienne. En hiver, la mésange peut perdre 10 % de son poids en une seule nuit ! Pour les oiseaux présents sur notre territoire, l’hiver est la saison la plus meurtrière. Certains oiseaux peuvent changer leur mode alimentaire devant la raréfaction des proies. Ainsi, le pinson des arbres, insectivore en été, devient friand de graines en hiver.

Des mangeoires et abreuvoirs pour leur venir en aide


Vous pouvez leur rendre la vie plus douce et donner un petit coup de pouce à la nature en installant des mangeoires dans votre jardin ou sur un appui de votre balcon. Pour leur permettre de se désaltérer et de se baigner (l’entretien du plumage est primordial pour lutter contre le froid), il est recommandé de leur fournir un abreuvoir. L’eau doit être renouvelée deux fois par jour. En cas de gel ajouter simplement de l’eau tiède. Ces distributeurs, qui peuvent être achetés ou facilement fabriqués, doivent être régulièrement nettoyés afin de limiter la propagation des maladies. Ils doivent également maintenir la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries et rester hors d’atteinte des prédateurs.

A-t-on le droit de nourrir les oiseaux à Paris ?


Oui : chez vous, sur le rebord de fenêtre, sur votre balcon.
Non : dans la rue, les espaces verts, sur l’espace public.
Article 120 du Règlement sanitaire du Département de Paris, p. 112 : « Il est interdit de jeter ou de déposer des graines ou nourriture, en tous lieux ou établissements publics, susceptibles d’attirer les animaux errants ou sauvages ou redevenus tels, notamment les chats ou les pigeons ; la même interdiction est applicable aux voies privées, cours ou autres parties d’un immeuble ou d’un établissement lorsque cette pratique risque de constituer une gêne pour le voisinage ou d’attirer les rongeurs. Toutes mesures doivent être prises pour empêcher que la pullulation de ces animaux soit une cause de nuisance et un risque de contamination de l’homme par une maladie transmissible ainsi que de propagation d’épidémie chez les animaux (…)
Télécharger : article 120 du règlement sanitaire du département de Paris

Une mangeoire à oiseaux


À la fin de l’automne, les insectes disparaissent (migration, hibernation). Certains oiseaux (accenteur mouchet, rouge-gorge, sittelle torchepot, pinson des arbres), non migrateurs, modifient alors leur comportement alimentaire : ils deviennent granivores et frugivores. Lors des périodes les plus froides, installez en hauteur une mangeoire garnie d’aliments riches en sucres et en graisses : mélange de graines, margarine, fruits. Cessez tout nourrissage dès les premiers beaux jours fin février, pour ne pas perturber la chaîne alimentaire et laisser aux oiseaux leur autonomie. Le nourrissage des pigeons est interdit pour des raisons sanitaires (propreté, effectifs et santé de ces populations d’oiseaux). La Ville de Paris met en place dans les arrondissements des pigeonniers qui contribuent à leur régulation.

Un nichoir à oiseaux


Les espaces propices à la nidification sont difficiles à trouver en ville. Posez un nichoir en bois en hiver, période durant laquelle les adultes visitent les sites potentiels. Placez-le à 2 mètres de haut, pour qu’il soit inaccessible aux chats, et l’ouverture opposée aux pluies dominantes, dans un endroit calme. Chaque nichoir, par sa forme et le diamètre de son ouverture, est spécifique à une espèce : nichoir à mésange bleue 2,8 cm, moineau 7 cm, rouge-gorge ouverture rectangulaire de 10 x 7 cm. L’hirondelle de fenêtre est menacée par l’utilisation d’insecticides et le manque de matériaux (terre argileuse) ou de structures adaptées (façades trop lisses) pour construire son nid. Elle niche dans un lieu protégé du vent et des intempéries. À défaut de pouvoir réutiliser un ancien nid, il lui faut 10 jours pour le construire.

Des refuges et des abris pour les insectes

Une bûche percée


Installez des bûches percées de trous de 3 à 8 mm de diamètre et de 3 à 4 cm de profondeur orientées vers le sud. Elles permettront à de nombreux insectes pollinisateurs ou prédateurs des pucerons, de s’abriter et de se reproduire. Des abeilles solitaires, des petites guêpes, prédatrices de chenilles, pondent leurs oeufs dans des tiges creuses, des coquilles d’escargots ou dans le sol. En ville, ces gîtes sont rares : peu de vieux murs, sol goudronné, peu de friches. Parmi les 900 espèces d’abeilles en Europe, la plupart sont solitaires. Chez les osmies, le nid linéaire est formé de plusieurs loges fabriquées à l’aide d’argile malaxée avec de la salive, de fragments de feuilles ou de pétales. La femelle pond des oeufs fécondés (qui donneront des femelles) au fond du nid et des oeufs non fécondés (mâles) près de la sortie. Un mélange de nectar et pollen pour la nourriture de la future larve est déposé à côté de chaque ponte.

Un fagot à insectes


Suspendez, à l’abri du vent, des fagots de 10 à 20 tiges de 20 cm de long liés avec de la fi celle ou du fil de fer. Utilisez des tiges creuses (de paille et de bambou de diamètres variés et aux nœuds espacés) et des tiges à moelle (ronce, framboisier, sureau…). Chaque cavité bouchée indique qu’un insecte y a fait son nid.

Un refuge à bourdons


Enterrez à l’envers un pot rempli de paille muni d’un bambou creux planté dans le trou d’évacuation d’eau et qui affleurera à la surface du sol. Pour l’abriter de la pluie, placez, au dessus du pot, une simple planche posée sur quatre pierres.

Un abri à coccinelles


Les coccinelles, dévoreuses de pucerons, s’endorment à l’automne sous les écorces ou les pierres, jusqu’au printemps. Un assemblage de pots de fleurs en terre en “poupées russes”, maintenus par une tige centrale, ou un pot en terre rempli de couches successives de carton ondulé, couché sur le côté, les abritera durant la mauvaise saison. Un simple empilement d’écorces disposées en mille-feuille sur une jardinière fera aussi l’affaire.

Un pot à chrysopes et forficules


Accrochez par le fond, au tronc d’un arbuste infesté de pucerons, un pot rempli de paille ou de papier froissé. Il sera un lieu idéal pour les forficules (perce-oreilles) et chrysopes (« mouches» aux yeux d’or), prédateurs de ces suceurs de sève. La larve du chrysope, très discrète, dévore 60 à 100 pucerons par jour et en deux semaines 10 000 œufs d’acariens.

Des petit gîtes pour les mammifères

Un gite à hérisson


Un abri qui tombe à pic ! Le hérisson d’Europe, insectivore, apprécie aussi escargots et limaces qu’il chasse à la tombée de la nuit. Il se réfugie dans les haies ou dans des tas de feuilles et peut visiter plusieurs jardins voisins si un passage le lui permet. Fabriquez-lui une cachette nature : une boîte de 30 cm de côté garnie de copeaux de bois non traités et cachée sous des feuilles ou entre des bûches. Prévoyez un tuyau de 10 cm de diamètre sortant de l’abri pour empêcher les chats de rentrer et le protéger du vent.

Un nichoir à chauve-souris


Un refuge aux poils ! Nocturne, la pipistrelle commune est la plus petite chauve-souris d’Europe. Un seul individu peut ingurgiter près de 3 000 insectes en une nuit autour des lampadaires, au-dessus des jardins, des points d’eau… Ce mammifère volant niche dans des cavités. En ville, ces emplacements sont rares,la pose de nichoirs est une bonne alternative. Pour permettre à la chauve-souris de s’agripper, griffez une planche de 2 cm d’épaisseur et de 40 cm de long. Clouez en U 3 baguettes de 3 cm d’épaisseur puis une planche plus courte de 30 cm. Fixez ce gîte, l’ouverture en bas, entre 3 et 5 m de haut, dans un endroit dégagé.

La Ville de Paris vous aide à agir

Des nichoirs pour les moineaux

Pour favoriser le retour du moineau en ville et agir contre la raréfaction de l’espèce en Europe, la Ville de Paris vous offre des nichoirs à moineaux et des hôtels à insectes. Les nichoirs fournissent un abri pour la nidification et les hôtels à insectes contribuent au bon fonctionnement des écosystèmes… Lire la suite

Des arbres dans mon jardin

Vous voulez planter des arbres dans votre jardin ou celui de votre immeuble ? La Ville de Paris offre des arbres aux Parisiennes et Parisiens désirant participer à l’accroissement du patrimoine arboré de la capitale… Lire la suite

La mission Animaux en ville

De nombreux animaux, aussi bien sauvages que domestiques, cohabitent avec les Parisiennes et les Parisiens. En 2017, la Ville de Paris a mis en place la mission «Animaux en ville», dont l’objectif était de faire l’état des lieux de leurs conditions de vie à Paris et de recueillir les propositions des élus, des acteurs du territoire, des Parisiennes et des Parisiens afin de leur permettre de mieux vivre en ville… Lire la suite

Le plan Ruches et pollinisateurs

Concrétisation d’une stratégie de développement des ruchers sur le territoire parisien d’ici 2020, le plan Ruches et pollinisateurs met en œuvre tous les vecteurs de développement des ruchers à Paris, avec une attention particulière pour l’ensemble des insectes pollinisateurs sauvages.
Orchidée pyramidale
Flickr - artt miss - CC

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