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Biodiversité urbaine : comment Paris préserve les insectes pollinisateurs

Mise à jour le 01/03/2017
Essentiels à la reproduction végétale, et donc au maintien de la vie sur la planète, les insectes pollinisateurs sont pourtant menacés par la main de l’homme. Afin d’assurer leur préservation et celle de la biodiversité, la Ville de Paris se mobilise depuis plusieurs années par le biais de plusieurs dispositifs municipaux et/ou participatifs.
Abeilles domestiques, oiseaux comme le colibri, micromammifères ou certains chiroptères comme les chauves-souris sont autant d’espèces qui participent à la reproduction végétale et sont, de fait, essentiels au maintien de la vie sur notre planète. Tous ces « pollinisateurs » sont considérés comme des sentinelles donnant l’alerte sur les dangers qui menacent à la fois l’équilibre naturel et la santé des hommes.

Haro sur le phyto

En France, 70 % des 6 000 espèces de plantes recensées, sauvages ou cultivées, sont pollinisées par les insectes. Or ces derniers sont menacés par des modifications de leur milieu de vie, en particulier en raison de l’utilisation intensive des pesticides, dont les effets ne sont également pas sans conséquences pour l’homme.
Consciente de ce phénomène, la Ville de Paris a engagé dès 2001 une réduction des produits phytosanitaires dans ses espaces verts afin de les protéger. Lancée en 2007, la politique du « zéro phyto » pour les jardins labellisés Écocert s’est poursuivie en 2012 avec l’obtention du label national Écojardin.
Désormais, la Ville de Paris applique cette politique dans tous ses parcs, jardins et cimetières. Pour aller plus loin encore, elle encourage les autres gestionnaires d’espaces verts du territoire à en faire de même.

La végétalisation participative

Végétalisation du pied d'un arbre.
Végétalisation du pied d'un arbre.
Joséphine Brueder / Ville de Paris
Chaque Parisien, qu’il ait la main verte ou non, peut participer à la préservation des insectes pollinisateurs en végétalisant l’espace public à son échelle. Grâce au permis de végétaliser instauré en 2015, plus de 2000 pieds d’arbres ont été jardinés par des citoyens dans tout l’espace public parisien.
Mouches, guêpes, abeilles sauvages ou solitaires, bourdons, papillons, scarabées, etc., ils sont nombreux à butiner et polliniser dans l'ombre nos plantes cultivées et sauvages. L'installation d'abris à pollinisateurs ou hôtels à insectes participent également à pérenniser les populations.

Sensibiliser avec la Maison Paris Nature

Et parce que tous ces insectes pollinisateurs sont aussi des vecteurs de sensibilisation et d’éducation à l’environnement, la Maison Paris Nature, installée au cœur du Parc floral dans le bois de Vincennes, abrite un centre de ressources sur la biodiversité et organise tout au long de l’année des activités, conférences, ateliers et autres sorties pour découvrir la biodiversité urbaine, faite par ailleurs citoyenne d’honneur de la Ville de Paris en 2016.

Le développement des ruches à Paris

Depuis plusieurs années, les ruches prospèrent en ville. Selon le recensement 2019 du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, le nombre de ruches à Paris est de 2631, gérées par 284 apiculteurs. En raison du mode de déclaration (un déclarant peut déclarer ses ruches à Paris même si elles sont installées dans un autre département), le nombre de ruches installées sur le territoire parisien est sans doute aux alentours de 1500.
Toutefois, les pollinisateurs sauvages et les abeilles domestiques utilisent les mêmes ressources alimentaires. Si leur cohabitation peut être bénéfique jusqu'à un certain seuil, elle devient défavorable au-delà. Selon les entomologistes, ce seuil est difficile à évaluer car la quantification des ressources d'un milieu varie d'une année à une autre (conditions météorologiques, qualité des plantations annuelles…). On estime que la densité des ruches à Paris est de l'ordre de 15 ruches par km². Par mesure de précaution, il semble plus prudent de ne pas développer outre mesure l'installation de nouveaux ruchers.
A savoir
Une abeille domestique butine en moyenne 700 fleurs par jour dans un périmètre de trois kilomètres autour de la ruche.

Ce qu’il faut savoir pour installer sa ruche

Milo Galli, apiculteur du rûcher du Square Majorelle 11e arrt.
Milo Galli, apiculteur du rûcher du Square Majorelle 11e arrt.
Sonia Yassa / Ville de Paris
Si vous souhaitez vous investir dans l’apiculture, il est préférable de rejoindre des associations, des syndicats apicoles ou des apiculteurs déjà en activité et de pratiquer une apiculture collective. Cela permet d’éviter l’augmentation du nombre de ruches.
Toute ruche doit être déclarée chaque année au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, que vous soyez professionnel, particulier, copropriétaire ou une association. Afin de faciliter l’accès à cette culture, les démarches ont été facilitées et il est désormais possible de faire ces déclarations en ligne. À noter : chaque apiculteur est responsable de ses ruches et des colonies qui y habitent.

Miel parisien et mielleries collectives

Le Miel de Paris.
Le Miel de Paris.
Sophie Robichon / Ville de Paris
Afin de valoriser la vente du miel produit sur son patrimoine municipal, la Ville de Paris a créé un visuel « Miel de Paris », qui permet d’identifier, de faire connaître et de reconnaître la qualité de ce miel.

Toute demande de visuel est à adresser à [maisonparisnature puis paris.fr après le signe @]znvfbacnevfangher@cnevf.se[maisonparisnature puis paris.fr après le signe @] .

Par ailleurs, des initiatives d'apiculteurs ont permis l'émergence de mielleries collectives afin de mutualiser les locaux et le matériel nécessaire à l'extraction du miel. Un projet de miellerie collective a ainsi pu voir le jour en 2019, dans le cadre du budget participatif de la Ville de Paris, au 33 rue des Vignoles.

Des projets de mielleries en cours ou déjà existantes

Que faire si vous découvrez un essaim d'abeilles ?

Essaim d'abeilles dans un arbre.
Essaim d'abeilles dans un arbre.
Henri Garat / Ville de Paris
Les abeilles appartiennent à une espèce protégée par la loi. Les pompiers ou les entreprises de désinsectisation n'ont donc pas le droit de les détruire. La seule solution consiste à faire appel à un apiculteur de la région qui accepte de venir chercher l'essaim pour augmenter son cheptel. Les colonies d'abeilles sont très recherchées par les apiculteurs.
Contacts :
Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles Val-de-Marne et Seine
94210 La Varenne-Saint-Hilaire
01 48 89 05 15
Société Centrale d’Apiculture
41, rue Pernety
75014 Paris
01 45 42 29 08

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