Les 28, 29 et 30 octobre, pour la deuxième année de suite, They’re Gonna Be Big met à l’honneur la scène rock underground au Supersonic. On a assisté au premier jour, voici ce que l’on en a pensé.
De quoi ça parle ?
Véritables coups de cœur, talents bruts de la scène de demain, le Supersonic (12e) nous invite
à découvrir des groupes étrangers, encore inconnus en France, pour leur toute
première date à Paris… avant peut-être de revoir ces artistes dans une « big »
salle !
L’avis de la rédaction
Ce n’est pas tous les jours que l’on
assiste à la toute première date française de jeunes groupes de rock. Et
pourtant, c’est l’opportunité offerte par le festival They’re Gonna Be Big (ils
vont être énormes, en français), organisé par le Supersonic pour la deuxième
année consécutive.
Un mini festival au cœur de Paris
Il est presque 19 h 30
lorsqu’on arrive devant le Supersonic. Sur le trottoir, une petite queue se
forme pour récupérer les bracelets, synonymes d’entrée officielle dans le
festival. Une fois le nôtre autour du poignet, on s’empresse de regarder le
programme : pas moins de sept groupes se partagent l’affiche ce soir !
Comme dans n’importe quel festival,
les performances sont réparties sur différentes scènes. Ici, il s’agit du
Supersonic Club (la salle principale), du Supersonic Records (plus petite,
située plus haut dans la rue) et de la cave de la Seine Café (12e),
un établissement localisé sur le même pâté de maisons. Une diversité
appréciable qui permet de prendre l’air entre chaque artiste. Munis de
notre bracelet, on navigue très facilement d’une salle à l’autre. Parfait pour
profiter d’un maximum de concerts.
De l’énergie brute
Niveau programmation, ce premier
jour est très orienté shoegaze, punk rock et grunge. Premier groupe à ouvrir le
bal : Croithe, une formation originaire de Dublin. Pourtant
très jeunes, les Irlandais impressionnent par leur magnétisme, leur son saturé
et leur univers ténébreux.
Après un set de trente minutes, on
quitte le Supersonic Club pour aller voir Pebbledash, un autre groupe irlandais, à la Seine Café. Là aussi, le
public est conquis par la prestation atmosphérique et poétique de la chanteuse
et de ses musiciens parfaitement en place.
Il est presque 21 h 30, l’heure
de revenir au Supersonic Club pour assister à la performance furieuse et
déchaînée de Fuzz Lightyear. Originaire de Leeds (Angleterre), le quatuor puise ses
influences dans des groupes comme Idles ou encore Soft Play… et ça se ressent.
Les riffs sont rapides, précis, soutenus par une basse omniprésente et la voix
de baryton du chanteur. Quelques pogos démarrent devant la scène : pas de
doute, on a bien affaire à du punk rock.
Après une pause bien méritée, on
s’engouffre une nouvelle fois dans le Supersonic Club pour un dernier
concert : celui de Labyrinthine Oceans. Le léger retard des Londoniens sur scène nous permet
d’avoir quelques échos des prestations de Native Sun et Crimewave, deux groupes programmés plus
loin. Puis, le show débute. Portée par la voix cristalline de sa chanteuse, la
formation nous gratifie de morceaux aussi torturés que recherchés, inspirés par
Radiohead, The Smashing Pumpkins ou encore NewDad. Bref, une très belle manière
de terminer cette première soirée… et de nous donner envie de revenir le
lendemain !
Bon à savoir
Il est possible d’acheter sa place directement… sur place. La billetterie ouvre à 18 heures.