Fête de la musique : et si on la célébrait dans les musées parisiens ?
Mise à jour le 20/06/2025
Le 21 juin, Paris jouera sa plus belle mélodie… jusque dans ses musées et ses centres culturels. Envie de danser au milieu des tableaux ? Ne bougez pas : ces 10 événements insolites donnent le la !
Du rap, au Palais de la Porte-Dorée
Dans le sillage de son expo « Banlieues chéries », le Palais de la Porte-Dorée (12e) met la lumière sur plusieurs artistes qui célèbrent la richesse et la profondeur des musiques urbaines. Et c’est au rappeur Rocé, connu pour ses textes engagés, que le musée confie une carte blanche. Sur scène, on pourra entendre les paroles incisives de Ryaam, qui explore sur des beats de boom-bap trap et de drill le féminisme, l’antiracisme et la quête d’identité.
Nayra, et ses productions aux accents moyen-orientaux, ainsi que Maya Kamaty, qui hurle l’urgence de la rue sur de la trap pop, seront également de la partie. Et pour ouvrir et clôturer cette soirée 100 % rap en beauté, c’est Willaxxx qui se chargera de nous secouer avec des sets aux influences françaises, africaines et américaines.
Des saxophones, du hautbois et du basson, au musée de La Poste
Si vous ne connaissez pas le musée de La Poste (15e), c’est l’occasion rêvée de le découvrir ! Le temps d’une après-midi aussi raffinée que chaleureuse, ce lieu hors du temps nous proposera justement une Fête de la musique autour du temps et du tempo. À 14 heures, les saxophones nous susurreront à l’oreille des mélodies puissantes et enveloppantes. Puis, ce sera au tour du duo hautbois/basson de faire vibrer l’auditorium. Des concerts qui risquent bien d’affranchir nos émotions.
Les DJ sets des talents du label écolo Recherche & Développement, au musée Carnavalet
Ce samedi, le musée Carnavalet (Paris Centre) voit les choses en grand : huit heures de musique pour le jour le plus long de l’année et une nuit qui risque de passer en un temps éclair. Pour la première fois, le label Recherche & Développement chapeaute cette édition solaire, sensible et un brin rêveuse. L’objectif ? Nous faire danser jusqu’au bout de la nuit (ou presque) ! Au milieu de la végétation et sous les étoiles, les talents du label se succèderont, alternant DJ sets et performances live. Pour être sûr d’être de la partie, on pense à arriver tôt…
Du jazz, au musée Zadkine
On pousse la grille du musée Zadkine (6e) et on se laisse happer par la magie venue d’un autre siècle. À l’ombre des sculptures, nichée dans le jardin, la Fête de la musique prend un ton feutré, élégant et ultraconfidentiel. Dans nos oreilles, guitare, contrebasse et voix se marieront avec harmonie. Un voyage mélodieux orchestré par les jeunes talents du conservatoire Jean-Philippe-Rameau (6e), qui revisiteront les standards du répertoire jazz. Frissons garantis.
Un grand karaoké avec les standards de la musique arabe, française et anglo-saxonne, à l’Institut du monde arabe
Donner de la voix pour faire entendre celles que l’on n’entend pas : voilà le credo du Karaoké de la liberté, un concept festif et solidaire qui, après avoir électrisé plusieurs villes de France, signe son grand retour dans la capitale. Cap à l’Institut du monde arabe (5e), qui hébergera pour l’occasion un écran géant sur lequel défileront les tubes de Céline Dion, de David Bowie ou encore de Warda.
La Palestine sera à l’honneur avec Abo Gabi et ses musiciens, qui nous chanteront des mélodies palestiniennes traditionnelles et contemporaines. Et parce qu’une bonne soirée se finit toujours sur un dancefloor survolté, c’est le DJ Bab qui fera rayonner l’Algérie avec ses sets. Ça promet !
De la musique classique, au musée Delacroix
À la recherche d’un moment de grâce et de poésie ? Rendez-vous dans le jardin du musée Delacroix (6e) qui, pendant une heure, accueillera un concert de musique classique porté par le Quatuor Cambini-Paris. Là, loin du tumulte urbain, la formation jouera des airs d’Hyacinthe Jadin, de Joseph Haydn ou encore de Mozart. Une parenthèse enchantée qui aiguisera notre réflexion en questionnant le thème de l’art de la copie. À écouter, à méditer et à apprécier !
Une soirée 100 % cambodgienne, au musée Guimet
Attention, la place d’Iéna (16e) s’apprête à vibrer comme jamais ! Aux manettes de Khmer Vibes, la soirée 100 % cambodgienne du musée Guimet (16e), le Conseil économique social et environnemental (CESE) ainsi que la plateforme indépendante Asian Core célèbreront la culture et les artistes asio-descendants. Au programme ? Une séance d’écoute d’airs traditionnels et contemporains dans l’auditorium, en compagnie de l’ethnomusicologue Renaud Brizard.
À partir de 17 heures, on se hissera sur le toit pour danser les yeux dans les yeux avec la tour Eiffel (7e) sur les notes électroniques de Danisa. Et pour finir, on pourra faire confiance aux sets aussi énervés que groovy de Maggie Tra et EVK, deux DJ montantes de la scène techno. Aïe, aïe, aïe…
Des chants traditionnels et actuels, à l’Institut suédois
Pas un ni deux, mais bien trois concerts gratuits sont prévus à l’Institut suédois (Paris Centre) qui, comme chaque année, revient avec Midsommar, cette fête estivale et ancestrale suédoise. Derrière le bâtiment, côté jardin, on s’habillera de fleurs, on dégustera de délicieux mets typiques du pays et on découvrira des musiques et des danses traditionnelles, guidés par la chanteuse Eskelina. Après avoir donné de la voix, place à l’écoute avec Juno Francis, Tomode et Olof Dreijer. Une célébration à partager en couple, entre amis ou en famille.
Les nouveaux talents de la scène classique, à la Cité de l’architecture et du patrimoine
Avec l’association Jeunes Talents, les galeries de la Cité de l’architecture et du patrimoine (16e) se transforment en scènes vivantes ! Tout au long de l’après-midi, des duos ou des trios de musiciens prendront place avec l’objectif clair de faire briller la nouvelle scène classique. Clarinette, hautbois, basson, saxophone, accordéon, viole de gambe… les plus beaux instruments sonneront comme une promenade sensorielle au fil des époques. Avis aux esprits curieux : entre deux concerts, les collections du musée seront accessibles gratuitement. On en profite !
De la musique électronique et traditionnelle orientale, au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme
Au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme (Paris Centre), on ne fête pas la musique : on l’invoque. Les mélodies rétrofuturistes du groupe Lorkê Lorkê prendront d’assaut la cour du lieu pour un bal étrange et flamboyant, où les traditions moyen-orientales entreront en fusion avec des nappes électroniques et des rythmes galopants. Une odyssée harmonieuse où l’on traversera les cultures, les régions et les époques. Bon voyage !
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