10 expos fascinantes autour de la nature pour vibrer cet été
Mise à jour le 27/07/2026
Animaux sauvages, végétations luxuriantes, paysages organiques et accrochages engagés, la nature reprend ses droits et migre jusque dans les musées de la capitale. De quoi nous faire voir la vie en vert !
« Je veux voir mes montagnes », de Giovanni Segantini, au musée Marmottan-Monet
Le musée Marmottan-Monet (16e) accueille une rétrospective consacrée à Giovanni Segantini, grande figure du symbolisme et du divisionnisme européen. Un joli pied de nez au projet interrompu un siècle plus tôt par sa mort prématurée en 1899, alors qu’il ambitionnait de participer à l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Son art s’y déploie aujourd’hui à travers un corpus d’une soixantaine d’œuvres, mêlant peintures, pastels et dessins. Un univers pictural, notamment inspiré par les paysages alpins, nous menant du côté de la Lombardie italienne jusqu’à la vallée suisse de l’Engadine. Et sur notre trajet, on en prend plein la vue !
« Focus sur la biodiversité parisienne », au Parc floral
Après avoir exploré les mystères des carrières parisiennes, qu’il sublimait grâce à un ingénieux système d’éclairage mis au point par lui-même, c’est au cœur des parcs, des jardins et des friches urbaines de la capitale que le photographe Frédéric Combeau balade désormais son objectif, bien décidé à rencontrer la vie sauvage s’y dissimulant. Résultat, le long du Chemin de l’évolution du Parc floral (12e), on contemple une sélection d’images qui magnifient les animaux shootés dans leur environnement naturel et qui rendent compte d’un Paris sensible et poétique.
« Nature sauvage à Paris », au parc Montsouris
Tout commence par un concours photo lancé sur Instagram au printemps 2025 sur le thème de la nature sauvage en ville. Le but ? Élire, parmi les nombreux clichés envoyés par les Parisiennes et les Parisiens, les plus belles images de faune et flore peuplant la capitale. Un an plus tard, on peut enfin admirer le travail des dix lauréats exposés dans le parc Montsouris (14e). L’occasion d’observer de près l’incroyable biodiversité de Paris qui compte plus de 3 400 espèces, dont 169 protégées. Ah, vous l’ignoriez ? Prenez un papier et un stylo : des infos surprenantes, vous risquez d’en apprendre à la pelle !
« Une hirondelle ne fait pas le printemps », d’Annette Messager, au musée de la Chasse et de la Nature
Une première ! Si Annette Messager est une figure incontournable de l’art contemporain, son travail autour de la thématique animalière, pourtant très présent dans son univers depuis les années 1970, n’avait jamais fait l’objet d’une rétrospective. C’est désormais chose faite et c’est au musée de la Chasse et de la Nature (Paris Centre) que ça se passe ! Installations majeures, œuvres emblématiques et pièces inédites entrent en dialogue avec les collections du lieu : une immersion dans son monde animal qui, avec malice et un brin de sarcasme, devient la réplique de l’âme humaine, entre caricature, allégorie et point de liaison. Tel est pris qui croyait prendre…
« Plumes du paradis. Voyages d’un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée », au musée du quai Branly
Couleurs fascinantes, parades nuptiales ensorcelantes, plumages flamboyants, depuis plus de cinq siècles, les oiseaux de paradis subjuguent le monde entier. Un engouement observé par le musée du quai Branly (7e) qui consacre une expo à ces spécimens rares vivant principalement dans les forêts luxuriantes de Nouvelle-Guinée. Car au-delà de leur beauté, ces créatures envoûtantes et mystérieuses n’ont cessé de nourrir l’imaginaire des hommes. Parures, peintures, spécimens naturalisés, accessoires de mode, objets d’art et ouvrages illustrés racontent l’histoire d’une obsession, aussi prolifique que destructrice, notamment en matière d’écologie et de protection animale.
« Face au ciel, Paul Huet en son temps », au musée de la Vie romantique
S’échappant de la rigueur académique, Paul Huet ébauche une nature vivante et fougueuse, bien avant que les impressionnistes ne la mettent au centre de leur travail. Fasciné par les ciels, le peintre s’en inspire pour composer des toiles aussi réalistes que poétiques. Exposée au musée de la Vie romantique (9e), une cinquantaine d’œuvres retrace au fil d’un parcours divisé en cinq sections la carrière de ce grand artiste, à l’esprit vagabond et au cœur sensible. À ne pas louper !
« Le peuple invisible du 20e », au jardin Cité-Aubry
Tout l’été, les grilles du jardin Cité-Aubry (20e) nous invitent à voir la faune sauvage qui cohabite discrètement avec les résidents du 20e. Un accrochage que l’on doit au travail de Thibault Noirot : à travers vingt grands formats, le photographe esquisse un Paris caché, peuplé par des animaux surprenants, comme des renards, des hérons, des hulottes ou des troglodytes mignons. Une présence encore plus palpable grâce aux textes naturalistes accompagnant chaque image ainsi qu’aux QR codes renvoyant vers une bande sonore enregistrée sur place. Une expo en plein air à admirer et à écouter de toute urgence !
« Károly Ferenczy, Modernité hongroise », au Petit Palais
Le Petit Palais (8e) met la lumière sur un artiste aussi célèbre en Hongrie qu’il est méconnu en France : Károly Ferenczy. Considéré comme l’une des plus grandes figures du tournant des XIXe et XXe siècles, le peintre se dévoile au fil d’une rétrospective fascinante, la toute première dans l’Hexagone. Talent inclassable, ne se limitant à aucun mouvement pictural, il fait partie des membres fondateurs d’une colonie d’artistes installée au cœur de la nature hongroise, faisant de la peinture en plein air une de ses pratiques les plus emblématiques, comme le montre la centaine d’œuvres qui jalonnent le parcours.
C'est déjà fini !
« Henri Rousseau, l’ambition de la peinture », au musée de l’Orangerie
Au musée de l’Orangerie (Paris Centre), un peintre bien connu pour ses toiles organiques et son univers végétal est à l’honneur. Souvent tapi dans l’ombre du Douanier Rousseau, Henri Rousseau se dévoile jusqu’au 20 juillet à travers un ensemble inédit de chefs-d’œuvre. Une sélection nourrie par différents prêts internationaux qui retrace son parcours artistique, résolument pluriel et éclectique. Analyses scientifiques, dispositifs numériques et dialogue entre les différentes collections nous invitent ainsi à pénétrer, telle une petite souris, dans les coulisses de sa création, afin de comprendre l’audace et l’ambition se cachant derrière une production aussi riche que moderne.
« Voir la mer », au MAIF Social Club
Des vagues déferlent sur Paris ! Une marée trouvant sa source au MAIF Social Club (Paris Centre), qui propose jusqu’au 25 juillet un nouveau regard sur notre rapport à la mer. Mais ici, plutôt prévenir, il ne sera pas question de plages de sable blanc et d’étendues instagrammables. Car cette expo engagée nous confronte à une réalité bien plus sombre. En s’immergeant dans ses eaux profondes, on part à la rencontre de ses créatures abyssales, de ses magnifiques coraux, mais aussi des cicatrices béantes laissées par les humains. Plus qu’une expo, c’est un appel au respect du vivant et à la protection des océans.
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