Dans les pas de Charles de Gaulle à Paris

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Mise à jour le 18/08/2026

Champs Elysées Clémenceau

Alors que le diptyque « La Bataille de Gaulle » remporte un franc succès au cinéma, partons sur les traces du général dans la capitale à l’occasion des commémorations de la libération de Paris, du 23 au 25 août.

Le 25 août 1944, la Ville Lumière se défait des chaînes de l’occupant allemand, et le général de Gaulle proclame sa célèbre phrase depuis le parvis de l’Hôtel de Ville (Paris Centre) : « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré ! » C’est ici que peut commencer notre balade sur les lieux de la capitale ayant marqué sa vie.

Sur les traces du tournage d’une fresque historique

C’est durant l’été 2023 qu’Antonin Baudry a commencé le tournage des premières séquences parisiennes de son diptyque La Bataille de Gaulle (encore en salles, courez-y !). Quelle surprise pour les riverains de la rue Saint-Jacques (5e) ou de la place Denfert-Rochereau (14e) de voir passer chars et militaires en uniforme devant leurs fenêtres… même si les plus gros véhicules ont été ajoutés numériquement en postproduction !

Le tournage est aussi passé par le parvis de la gare de l’Est (10e) et celui du Panthéon (5e) ainsi qu’à la Monnaie de Paris (6e) et aux environs de la station de métro Hôtel de Ville (Paris Centre)… sans oublier la place Charles-de-Gaulle, où trône l’Arc de Triomphe.

Une place à sa mémoire

Cette place, justement, ne portait pas encore le nom du héros national en 1944. De 1836 à 1970, elle s’appelait place de l’Étoile, en référence à la disposition des douze avenues convergeant autour de l’Arc de Triomphe. C’est ici que s’est déroulé l’un des moments les plus forts de la libération de Paris : le 26 août 1944, le général de Gaulle descend les Champs-Élysées (8e) à la tête du cortège de la France libérée et se rend notamment à l’Arc de Triomphe.

À titre d’hommage national, quelques jours après son décès survenu le 13 novembre 1970, le Conseil de Paris rebaptise cette place circulaire.

Un historial au musée de l’Armée

Rendez-vous aux Invalides pour visiter le musée de l’Armée (7e) qui retrace l’histoire militaire de la France, du Moyen Âge à nos jours. Charles de Gaulle est l’un des personnages repères de la partie consacrée à la Seconde Guerre mondiale. On y trouve d’une part des informations contextuelles sur son rôle pendant le conflit et d’autre part des objets qui lui ont appartenu : sa sacoche, son sous-main, son uniforme de saint-cyrien…

Au sein du musée, un historial entièrement consacré à l’homme d’État est malheureusement fermé pour travaux jusqu’à mi-septembre 2026. À noter cependant : du 21 novembre 2026 au 20 juin 2027, l’exposition « De Gaulle avant de Gaulle » permettra de mieux connaître le général en revenant sur les années décisives qui ont façonné sa personnalité, sa pensée et ses convictions.

Des archives au musée de la Libération de Paris

Est-ce un hasard si la fréquentation du parcours permanent du musée de la Libération de Paris - musée du général Leclerc - musée Jean-Moulin (14e) a doublé cette année ? Le succès des deux parties de La Bataille de Gaulle, mais aussi l’excellente exposition consacrée au photographe de guerre Robert Capa, ont certainement poussé le grand public à en savoir davantage sur cette période historique.

Le musée, essentiellement articulé autour des rôles de Jean Moulin et de Philippe Leclerc de Hauteclocque durant la Seconde Guerre mondiale, propose aussi de nombreuses photographies et documents liés à Charles de Gaulle. Dans la salle consacrée à la libération de Paris défilent les (vraies !) images du général descendant les Champs-Élysées le 26 août 1944 devant une foule immense.

En 2025, le musée a présenté « De Gaulle et la Libération de Paris » autour d’une lettre exceptionnelle écrite par l’Homme du 18 juin à son épouse Yvonne le lendemain de la Libération, le 27 août 1944.

Une statue sur la place Clémenceau

Le 9 novembre 2000, trente ans jour pour jour après la mort de Charles de Gaulle, était inaugurée en bas des Champs-Élysées (8e) une statue en bronze de 4 mètres de haut (à peine plus grand que son modèle, qui mesurait 1,93 m !) reposant sur un imposant piédestal. En montrant le général en mouvement, les bras écartés, le sculpteur Jean Cardot répondait alors parfaitement à la commande demandant de traduire « l’élan que portait le général de Gaulle descendant les Champs-Élysées » le 26 août 1944 et « le sentiment de plénitude et de joie qui l’habitait ».

Les lieux où il a vécu, ceux où il a exercé

On ne peut pas terminer une balade sur les pas du général de Gaulle sans passer devant le 110, boulevard Raspail (6e), où il a habité (une plaque commémorative en témoigne). Admirons ensuite l’Hôtel de Brienne, au 14, rue Saint-Dominique (7e) : le chef de la France libre y a travaillé dans le cadre de ses fonctions gouvernementales et militaires, notamment comme sous-secrétaire d’État à la Guerre en juin 1940, puis à la Libération, quand il a dirigé le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), de 1944 à 1946. Quelques pas plus loin, la balade se termine au 5, rue de Solférino (7e), aujourd’hui siège de la Fondation Charles de Gaulle, où se trouvait le bureau politique de celui qui présidait alors le Rassemblement du peuple français (RPF), de 1947 à 1953. .

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