10 expos à découvrir au fil de l'eau tout l'été
Mise à jour le 26/06/2026
Cet article fait partie de Paris en Seine 2026
La Seine se met en scène tout l’été ! Et, si elle saura jouer de ses charmes pour nous faire plonger, l’activité aux alentours n’en sera pas moins vibrante. La preuve avec ces 10 expos captivantes qui nous mettent d’ores et déjà l’eau à la bouche !
« Voir la mer », au MAIF Social Club
Elle nous borde, nous rassure, nous berce. Mais parfois, elle ensevelit, agite, tue. Ce sont toutes les ambivalences de la mer que la MAIF Social Club (Paris Centre) met en lumière dans une exposition engagée, pensée aussi bien pour nous immerger dans ses profondeurs fascinantes que pour nous inviter à réfléchir à notre rapport à elle. Car, si l’être humain considère souvent - à tort - que celle-ci lui appartient, en pillant ses précieuses ressources et en détruisant l’équilibre de son écosystème, la vingtaine d'œuvres et installations présentées par les artistes conviés déplacent notre regard. Le but de ces défenseurs de l’océan ? Que l’on ne cherche plus à avoir la mer, mais à la voir.
« Plages urbaines : USA », au Parc Rives de Seine
Les plages américaines ne sont pas seulement des décors de vacances synonymes d’évasion : elles font en réalité partie intégrante du paysage urbain. C’est ce que révélera dès le 4 juillet l’exposition « Plages urbaines : USA » en réunissant des images emblématiques réalisées par les photographes de National Geographic. Des clichés montrant combien les grandes villes américaines ont apprivoisé leur littoral. De la plage mythique de Coney Island aux iconiques tours des sauveteurs de Malibu, cette sélection de photos saisit le caractère hybride de ces espaces où la nature et la ville cohabitent.
« Les comédiennes des passerelles », au Canal Saint-Martin
Et si on allait s'offrir une balade près du canal Saint-Martin (10e) ? Sur ses passerelles, neuf célèbres actrices sont honorées, de Jane Birkin à Arletty, en passant par Maria Schneider, qu'elles aient marqué le 7e art dans le registre de la comédie ou celui de la tragédie. Au fil d’une série de panneaux installés au bord de l’eau, le Comité d’histoire de la Ville de Paris et la mairie du 10e arrondissement rendent hommage aux parcours de ces femmes dont les noms auréolent depuis quelques mois les promenades des Parisiennes et des Parisiens. L’occasion de redécouvrir ces passerelles qui nous font désormais leur cinéma.
« La Marine et les peintres. Quatre siècles d’art et de pouvoir », au musée national de la Marine
Envie de prendre le large ? Cap vers le musée national de la Marine (16e) qui propose une rétrospective inédite sur les peintres du XVIIe au XXe siècle. Sous leurs pinceaux, c’est tout un monde maritime qui se raconte de manière chronologique, un paysage en constante évolution, tour à tour terrain de batailles navales, sources d’inspirations poétiques, témoins des progrès techniques et scientifiques, gardien de la mémoire et vecteur d’un imaginaire collectif. À ne pas manquer !
« Grands lacs - L’horizon commun des mers intérieurs », au Centre culturel canadien
On poursuit notre déambulation au bord de l’eau en voguant jusqu’au centre culturel canadien (8e) qui braque ses projecteurs sur le bassin des Grands Lacs, observé et shooté par Robert Burley, l’un des plus grands photographes canadiens contemporains. À travers son objectif, on découvre un territoire immense aux mille visages. À cheval sur le Canada et les États-Unis, autour duquel vivent des millions d’habitants dont des Autochtones de plusieurs Premières Nations et tribus, il est à la fois une zone d’échanges commerciaux, une base de loisirs, une destination de voyage, un lieu de méditation mais aussi un endroit où l’exploitation et le danger rôdent.
« C’était Paris en 1970 », à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris
Tout commence par un concours photo. Au printemps 1970, la Ville de Paris et la Fnac lancent un défi aux photographes amateurs : capturer la capitale. La ville est alors divisée en 1755 sections, toutes les portions faisant 250 mètres sur 250 mètres. Tiré au sort, chaque carré doit être alors photographié par celle ou celui qui accepte de relever le défi : celui de retranscrire visuellement un Paris aussi authentique que précis. Jusqu’au 7 octobre, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (Paris Centre) fouille ce fonds photographique impressionnant pour y déloger les clichés de l’époque. Sous nos yeux se dessine un Paris coincé entre les années 1960 et les années 1970, où la nostalgie embrasse une ville alors en pleine transformation.
« Chacun cherche son chat », à Fluctuart
Jusqu’au 23 août, le chat monte à bord du centre urbain flottant Fluctuart (7e). Star d’une nouvelle exposition collective, cette figure friponne se voit observer, notamment l’influence qu’elle a exercée auprès des artistes de tout temps. Et les douze noms issus de la scène urbaine invités pour l’occasion en sont la preuve ! Tantôt authentiques, poétiques ou décalés, ils dévoilent leurs interprétations de ce personnage énigmatique et affectueux, synonyme d’indépendance, de grâce et d’esprit rebelle. Un symbole toujours aussi présent dans les imaginaires numériques contemporains.
« Watching TV », sur le Pont Saint-Ange
Des paires d'yeux hypnotisés par des images qui défilent sur un écran. C’est l’état aussi fascinant qu’inquiétant qui subjugue le regard de l’artiste Olivier Culmann, dont la série photographique « Watching TV » est actuellement exposée sur le pont Saint-Ange (10e). Une fenêtre sur un monde qui fabrique la réalité et modèle les fantasmes, qu’il nous apparaisse dans les journaux télévisés, nos feuilletons ou nos émissions de divertissement. Cerveau anesthésié, conscience endormie, attention relâchée : c’est cet instant de flottement, où la tête s’évade et le corps se relaxe, qui nous est donné à voir.
« Coney Island Queen », sur les berges de Seine
Jusqu’à la fin de l’été, les Berges de Seine (Paris Centre) prennent des airs de Coney Island. Au-delà d’une simple plage, c’est un état d’esprit que saisit la photographe Ludivine Combe. Ces clichés, reconnaissables au grain délicat de ses pellicules périmées, nous plongent dans l’effervescence de ce quartier mythique de New York où se mêlent barbes à papa, bananes géantes gonflables et danseurs portoricains. Un lieu qui semble préservé du regard d’autrui, laissant alors échapper la joie et l’énergie sauvage qui sommeillent en chacun de nous, pourvu qu’on prenne le temps de les chatouiller.
C'est déjà fini !
« Le Goût de l’hospitalité », sur les murs de la Tour Saint-Jacques
Dans le cadre du Refugee Food Festival, dont la 11e édition s’est tenue du 6 au 28 juin derniers, une exposition photographique nous réunit autour de la table, espace de plaisir gustatif, de partage, de découverte mais aussi d’entraide. Car derrière une assiette, il y a l’amour de celle ou celui qui la compose, l’envie qu’elle touche les cœurs, l’espoir qu’elle propulse une carrière. Aux quatre coins du monde, Marine Mandrila et Louis Martin rencontrent ces passionnés, des personnes réfugiées et primo-arrivantes aux métiers de la restauration, dont le talent éclot lors de formations certifiées. Un goût de l’hospitalité qui met aussi bien les larmes aux yeux que l’eau à la bouche !
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