Avez-vous déjà vibré… au théâtre du Grand Parquet ?

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Mise à jour le 06/05/2026

Entrée du  Grand Parquet, Maison d'artistes et lieu de fabrique artistique dans le 18ème.
À la fois lieu de représentation, espace de création et laboratoire de recherche, le Grand Parquet attire aussi bien les esprits curieux que l’œil de professionnels, désireux de repérer les talents de demain. On vous embarque dans les coulisses !
Vous pensez connaître les théâtres parisiens ? Détrompez-vous ! Paris regorge de scènes où vous n’avez sans doute encore jamais mis les pieds ni applaudi des deux mains. On vous emmène les explorer ici.
C’est accueilli par les chants des coqs de la ferme pédagogique d’à côté, et ceux des enfants jouant sur les pelouses des jardins d’Éole (18e), que l’on pénètre dans l’enceinte du Grand Parquet (18e). En poussant la porte de cet ancien parquet de bal, on découvre un théâtre isolé du tumulte urbain. « Quand on est arrivés, c’était beaucoup plus sauvage, presque un terrain vague », se souvient Adrien de Van, directeur du Théâtre Paris-Villette (19e), auquel le lieu est rattaché depuis 2016.
Avant de migrer ici, le Grand Parquet a fait ses quartiers rue du Département (18e), sous la direction de François Grosjean. Des travaux ont contraint son déménagement. Mais pas de quoi effrayer ce semi-chapiteau, en forme de coque de bateau, qui n’en est pas à son premier voyage ! Il se murmure qu’autrefois, il sillonnait les routes de France en tant que boîte de nuit itinérante…

Une maison d’artistes au long cours

Au Grand Parquet, différentes compagnies, autant confirmées qu’émergentes, viennent travailler plusieurs semaines afin de vérifier scénographies, lumières, son et ajuster les détails. C’est donc un projet appelé « crash test », que le public découvre lors de représentations de trente ou quarante minutes. « On est là pour avoir du temps, mettre à disposition un espace clé en main aux artistes et vivre à leur rythme. C’est un cadre très rare de résidence à Paris », précise Lucie Skouratko, coordinatrice du lieu.
Une souplesse qui se lit également dans son architecture, dont l’intérieur est modulable. « Tout est un peu en Lego », sourit Lucie Skouratko. Selon les envies des équipes, les gradins se démontent, le plateau change de visage, les configurations s’adaptent, passant d’une capacité d’accueil de 80 à 150 places. Même le jardin devient espace de fête ou scène à ciel ouvert !

Le pouls de la création contemporaine

Cette liberté attire autant un public assistant à des spectacles gratuitement que des professionnels en repérage. « C’est un lieu de découverte, mais aussi un tremplin », assure la coordinatrice. Et pour cause ; certains grands noms y ont fait leurs débuts, comme Elsa Granat ou Cléa Petrolesi. Ici, la programmation ne cherche pas à suivre de ligne directrice : elle est le reflet des préoccupations d’une nouvelle génération d’artistes qui s’intéresse au féminisme, aux identités, aux migrations ou à la famille. « Nos spectacles sont un baromètre de la jeune création engagée », constate Adrien de Van.
Toute l’année, des temps forts ponctuent l’affiche, comme le festival OTNI, qui met à l’honneur les formes atypiques de spectacle (repas-théâtres, cabarets, représentations sans acteur, etc.), ou Fragment(s), mené avec quatorze lieux d’Île-de-France et de province. D’autres rendez-vous sont attendus, à l’instar des guinguettes de juillet ouvertes trois soirs par semaine. Alors, on se retrouve là-bas ?
Infos pratiques
Le Grand Parquet
35, rue d’Aubervilliers (18e)
Tarifs : 12 € (adulte) / 9 € (enfant -12 ans)
Rendez-vous « crash test » gratuits (sur réservation)
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