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Le saviez-vous ?

Huit anecdotes sur le parc Montsouris

Mise à jour le 10/07/2020
Situé à proximité de la Cité universitaire dans le 14e , le poumon vert du sud de Paris est l'un des parcs préféré des étudiants. Mais les admirateurs d'arbres remarquables, les amoureux des oiseaux, les amateurs de sculptures , les promeneurs, les familles et sportifs y trouvent également leur bonheur.

Avant d'être un parc, Montsouris abritait des carrières…

Créé sous l'impulsion de Napoléon III qui voulait doter d'un espace vert chacun des points cardinaux de Paris, lancé par le baron Haussmann, préfet de la Seine, le projet fut confié à l'ingénieur Alphand. Il donna naissance à un jardin à l'anglaise de forme trapézoïdal de 15 hectares et de 1,5 km de circonférence. Composé de trois vastes pelouses plantées de bosquets et séparées entre elles par trois ponts, le parc garde encore aujourd'hui les marques de son passé par ses forts dénivelés.
Avant d'être un parc, la plaine Montsouris était occupée par les carrières de Montrouge. Ce passé laissa des traces, et les concepteurs durent faire face à un sous-sol labyrinthique et à la présence de deux voies ferrées. La guerre de 1870 avec la Prusse retarda les travaux, mais le parc fut achevé malgré tout en 1878.
Étymologie
Le nom de Montsouris serait issu de « Moque Souris ». Il évoque l'époque où les moulins de la Bièvre dépérissaient et où les lieux n'étaient plus habités que par des rongeurs.

La plus vieille station météorologique de France y est installée

Station météo
Station météo dans le parc Montsouris
Emilie Chaix/Ville de Paris
Protégée derrière un enclos, est installée depuis 1873 la plus ancienne station météorologique de France. La station Montsouris enregistre sans interruption les paramètres météorologiques depuis plus de 140 ans. Les services techniques de Météo France ont déménagé à Saint-Mandé (Val-de-Marne) en 2011 mais les instruments de mesure ( pluviomètre, baromètre, thermomètre, anémomètre pour mesurer la vitesse du vent à 25 mètre du sol) continuent de transmettre leurs données à distance. Le record historique de chaleur datant de 1947 avec un peu plus de 40°C a été battu en juillet 2019 avec 42,6°C.

Des « arbres remarquables » s'y épanouissent

En période estivale, les promeneurs pourront se reposer à l'ombre de l'un des quelque 1400 arbres souvent centenaires qui font la richesse et la beauté de ce parc. Ils pourront également observer trois arbres remarquables (voir la photo), label décerné aux individus qui se distinguent par leur singularité. Notamment le hêtre pourpre avec son tronc cylindrique situé au bord de la pelouse principale. Mais aussi le séquoia géant d'Amérique avec son tronc boursouflé situé à côté de l'ancien pavillon de Météo France, et sur le plateau au-dessus du lac, un platane commun au port majestueux qui impressionne par son envergure.

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) y a trouvé refuge

Une cane et ses canetons voguent sur le lac
Une cane et ses petits sillonant le lac du parc Montsouris
Emilie Chaix/Ville de Paris
Le parc Montsouris attire un grand nombre d'espèce d'oiseaux : mésange huppée, sittelle torchepot, geai des chênes… Les amoureux de la nature ne manqueront pas d’observer les canards colverts, le cygne à long col noir et les oies à tête barrée qui peuplent le lac artificiel sur prés d'un hectare. En tendant l'oreille , on peut entendre en hiver le cri de la mouette rieuse ou celui du foulque macroule, au plumage noir et au bec blanc. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si la Ligue de protection des oiseaux (LPO) y a installé les locaux de sa délégation Île-de-France

Des enfants viennent y récolter leur miel

Enfilade de ruches
Ruches du parc Montsouris décorées par les enfants de l'école élémentaire de la rue d'Alésia
Emilie Chaix/Ville de Paris
Dans le cadre du budget participatif, un appel à projet a été lancé en 2018 pour la réintroduction de ruches à Montsouris. Ce sont les ruchers de Dourdannais qui remportent le projet. Dix ruches décorées par les enfants de l'école élémentaire de la rue d'Alésia sont installées en juin 2019 à l'abri des regards dans un des bosquets situé prés de la station météorologique. L’objectif: initier les petits et grands à l'apiculture et au monde des pollinisateurs.
Une biodiversité déconfinée
La fermeture du parc à l'occasion du confinement a permis à la biodiversité de s'épanouir: lieux de nidification, développement de la flore locale précieuse pour les pollinisateurs, micro-habitats naturels pour les oiseaux et les insectes….
Pour protéger cette biodiversité, certaines zones du parc sont préservées: prairies, talus, lisières et bosquets non fauchés et pelouses laissées en prairie.

On peut le visiter comme on visiterait un musée

Statue
Sculpture représentant la Mort du lion par Edmond Desca (1929)
Emilie Chaix/Ville de Paris
Les amateurs de sculptures auront tout loisir d'en découvrir, en bronze ou en pierre, disséminées dans le parc.
  • dans la partie basse, du côté de l'avenue Reille : Colonne de la Paix Armée par Jules Coutan (1887), Premier frisson par René Baucour (1921) et La Mort du lion par Edmond Desca (1929). Sur les pelouses au-dessus du lac, à droite, un Groupe de baigneuses par Maurice Lipsi (1952), et Les Naufragés par Antoine Étex (1859).
  • dans la partie haute du parc : Drame au désert par Georges Gardet (1891), Pureté par Costa Valsenis (1955) et Les Carriers ou Accident de la mine par Henri Bouchard (1900).
  • en bordure du boulevard Jourdan : statue équestre du Général San Martin par Van Peborgh (1960) et la statue de Thomas Paine par S. Borglum (1934).

Les réalisateurs en ont fait un décor de cinéma

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Le parc a souvent servi de décors pour le cinéma. Découvrez une sélection les films dont certaines scènes ont été tournées au parc Montsouris et empruntez-les dans les médiathèques parisiennes : MODS réalisé par Serge Bozon ; Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda, Les rendez-vous de Paris d'Eric Rohmer ou encore Le silence d'or de René Clair.

Jadis, un palais oriental s'y dressait

Photo en noir et blanc du pavillon du Brado qui se tenait au coeur du parc Montsouris autrefois.
Le Palais du Bardo, dans le parc Montsouris
Edith Gérin / BHVP / Roger-Viollet
Le Palais du Bardo reproduisait à une échelle réduite une partie de la résidence d'été du Bey de Tunis. Il fut construit pour l'exposition universelle de 1867 par l'architecte Chapon, dans le style orientaliste. Installé dans la partie sud du parc, il devint en 1872 un observatoire météorologique. En 1974, il fut évacué et quelque peu abandonné. En 1991, un incendie sonna définitivement le glas de cet édifice.

Informations pratiques

Parc Montsouris
2, rue Gazan
75014 Paris
Complément d'adresse Boulevard Jourdan, avenue Reille, rue Gazan, rue de la Cité-Universitaire, rue Nansouty, rue Émile-Deutsch-de-la-Meurthe
Bus
21, 88, 216
RER
Cité-Universitaire, ligne B
Métro
Glacière, ligne 6
Velib
Station 13021, 55 rue boussingault Station 14016, 61 avenue rene coty Station 14012, face 2 avenue de la sibelle
Tramway
Cité-Universitaire ou Montsouris, ligne T3a

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