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STANLEY GREENE / ÉDOUARD ÉLIAS - VIES À VIF

Du vendredi 16 septembre au samedi 29 octobre 2022
La galerie Polka est heureuse de présenter « Vies à vif », une exposition qui réunit les photographies de Stanley Greene et Edouard Elias du 16 septembre au 29 octobre. Deux générations de photographes qui partageaient le même engagement : témoigner de l’histoire en marche.
Le premier, mondialement reconnu, est devenu une légende du photojournalisme. Le second a débuté sa carrière à 21 ans, en couvrant la guerre civile en Syrie. Pour rendre hommage à Stanley Greene, cinq ans après sa disparition, Polka a choisi de mettre en regard ses travaux, son approche et sa personnalité avec ceux d’Edouard Elias. A eux deux, ils ont couvert près d’un demi-siècle de crises et de conflits.

Né à Brooklyn en 1949, Stanley Greene séjourne pour la première fois en Europe en 1973. A partir de 1976, il garde un pied-à-terre à Paris, ville où il s’épanouit dans la photographie de mode. En novembre 1989, il se retrouve, un peu par hasard, à Berlin pour couvrir la chute du mur. « Je vivais là un moment historique, racontait-il. L’adrénaline coulait dans mes veines. Je n’avais jamais connu une telle sensation de ma vie. » Cet épisode marque un virage radical vers le reportage. Stanley Greene parcourt ensuite le monde. En 1992, il est dans les camps de réfugiés à la frontière entre la Mauritanie et le Mali. L’année suivante, il s’envole vers le Soudan. Puis, se sera Moscou, la Tchétchénie, l’Afghanistan, l’Irak… « Le soldat et le photographe de guerre échappent, chacun à leur manière, à la vie ordinaire, professait-il. Pour tous deux, il s’agit d’aventure, de risque. »
VIES À VIF
VIES À VIF
STANLEY GREENE / ÉDOUARD ÉLIAS
Edouard Elias voit le jour à Nîmes en 1991. A l’été 2012, alors que les bombes de l’armée de Bachar El-Assad endeuillent la Syrie, il décide de partir à la frontière turco-syrienne. « J’étais comme un enfant qui rêve de faire ce métier, admet-il. Je voulais voir la guerre, la vivre, pour me rapprocher de la douleur des gens, pour comprendre et tenter à mon tour de partager la souffrance des autres. » Du 6 juin 2013 au 20 avril 2014, il est pris en otage et enfermé dans les geôles de Daech à Alep. « Ce qui m’a permis de tenir, c’est de ne jamais avoir regretté de me rendre, encore et encore, en Syrie. Pour moi, y retourner avait du sens. » Après l’épreuve de la détention, Edouard Elias part en République centrafricaine aux côtés de la Légion étrangère, puis dans le Donbass, alors que la guerre entre l’Ukraine et la Russie s’enlise. En 2016, il embarque à bord de l’Aquarius, un navire de sauvetage des candidats à l’exil affrété par SOS Méditerranée.

L’exposition « Vies à vif » a été conçue comme un dialogue visuel, les images de l’un faisant face aux clichés de l’autre. Tous les tirages noir et blanc présentés ont été réalisés par les photographes eux-mêmes. Un soin apporté au grain des images qui lient les deux hommes.
Mise à jour le 01/08/2022

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