« Flops ?! » : oser, rater, innover. Au musée des Arts et Métiers, cette expo ludique et franchement drôle décrypte les raisons d’un échec. On l’a vue et voici pourquoi vous devez absolument en faire de même !
De quoi ça parle ?
On le voit partout. Sur les réseaux
sociaux, à la télévision et même dans les livres de développement
personnel : le succès, ce graal que l’on obtient à force de courage, de
travail et, surtout, de bonnes idées. Seulement, il arrive que les bonnes idées
fassent flop. Un récit que l’on entend peu et que le musée des Arts et Métiers
(Paris Centre) met en lumière jusqu’au 17 mai dans une expo aussi drôle qu’instructive.
L’avis de la rédaction
Comment expliquer les loupés ? C’est précisément la
question à laquelle s’intéresse le parcours en nous plongeant dans une série de
déconvenues. On commence notre déambulation dans « L’entrepôt des
flops », où l’on découvre tout un tas de fiascos commerciaux. On pense
notamment à la crème « miracle » à base de radium de la marque
Tho-Radia, interdite en France en 1937 en raison de sa dangerosité. Ou encore aux lunettes de soleil-lecteur MP3, un gadget 2-en-1 beaucoup trop cher pour que
le public y adhère. Mais aussi au préservatif en spray, dont l’application
nécessitait deux minutes d’attente avant un séchage complet… Flop !
Bons produits, mais mauvaise presse
Au milieu des cartons, on tombe
aussi sur ces produits qui n’étaient pas forcément mauvais, mais qui ont
pourtant fait chou blanc. La raison ? Une publicité polémique ! C’est
le cas de la voiture en forme de poire commercialisée par Renault dans les
années 1980. Pas très malin de prendre les futurs acheteurs pour de
« bonnes poires ». Tout comme faire preuve de sexisme en imaginant
des stylos ou des gants en latex… pour les femmes !
Des inventions trop avant-gardistes…
Une succession de bides qui
indignent, font sourire ou créent la stupéfaction. Et pourtant, certains échecs
ne sont rien d’autre que des coups de génie bien trop en avance sur leur temps,
comme la Pascaline – cette machine à calculer développée au XVIIe siècle – ou le Bi-Bop – un
téléphone mobile, sorti en 1991, que l’on ne pouvait pas utiliser en marchant ou sans
deux abonnements pour émettre et recevoir des appels.
Absurde ? Oui, et toute une salle de l’expo en fait
même son thème en rendant hommage à l’artiste Jacques Carelman, l’inventeur du Catalogue
des objets introuvables. La table de ping-pong incurvée, les skis en
chasse-neige préfigurés pour débutants ou le piano divisé en trois parties pour
s’adapter aux petits espaces… Bref, pleins d’idées aussi farfelues les unes que
les autres qui prennent vie dans ce laboratoire de l’absurde.
Un conseil : prévoyez du temps
pour visiter cette expo follement amusante, car tout, absolument tout, mérite
d’être vu ! Et qui sait, peut-être réussirez-vous à deviner quelles futures
inventions révolutionneront nos quotidiens, grâce aux écrans interactifs
installés en fin de parcours… À vous de jouer !