Sur de
petits formats, Marc Dailly peint les moments qui durent : la lecture, une
sieste dans le demi-jour, une enfant concentrée à ses devoirs, une séance de
pose dans l’atelier ou improvisée dans une pièce de la maison. Il y a la salle
à manger, l’atelier, le salon. Derrière la fenêtre, c’est le dehors : un
parc, une plage, les hauts murs des immeubles, les gens, un square, les rues,
une ville, un jardin. A la fois dedans et hors du monde, le temps de la pose,
le silence se rend visible, sa présence patiente devient matière. Un chat passe parmi les meubles, le petit
déjeuner du matin est sur la table, et plus tard les ombres du soir s’étirent
sous la lumière solitaire de la lampe. Chaque œuvre s’offre, exquise, au regard
comme un temps de pose du temps lui-même, dont la toile compose le décor.