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Évènement

EXPOSITION GAMINS ET POUPARDES, ENFANCES PARISIENNES AU XIXe

Du mercredi 30 juin 2021 au dimanche 29 mai 2022
« Fragile moment de lumière entre la nuit et la nuit », le nouveau-né concentre les espérances familiales du foyer parisien. Travail réglementé, soins différenciés, instruction et loisirs surveillés : l’exposition retrace les parcours de l’enfance parisienne au XIXe siècle, de l’âge tendre du poupard à celui du gamin, l’aide de l’ouvrier.


Enfances parisiennes au XIXe siècle _____________________________________
En 1815, Paris accueille 25 000 naissances pour 700 000 habitants. En 1891, la population a triplé, grossie de l’annexion de communes périphériques et des migrations de l’exode rural. Un tiers des Parisiens a moins de vingt-cinq ans, l’âge moyen pour contracter mariage et fonder une famille.
Enfance désirée, enfance redoutée______________________________________
Au sein du foyer, la naissance a venir est diversement accueillie. De l’espoir de la préservation de la lignée et de la fortune a l’angoisse de la bouche a nourrir, l’enfant a naitre suscite attentes et appréhensions.
Au fil du siècle, de fantaisie inutile ou dangereuse, l’allaitement devient un devoir maternel, le marché nourricier s’adapte. Rabatteurs actifs de seins mercenaires, meneurs et recommandaresses dirigent des succursales privées de placement, fréquentés par les ménages en quête de nourrices a emporter. Sur 53000 nouveaux-nés en 1866 a Paris, la moitié est allaité par une nourrice. Au même moment, les premières crèches prodiguent un secours moral et propagent la discipline de la mère de famille.
De la charité a l’assistance, la prise en charge de l’enfant abandonné se structure. Le décret napoléonien de 1811 distingue les enfants trouvés jusqu’à deux ans des enfants abandonnés avant cinq ans et des orphelins. Placés sous tutelle de l’administration, les pupilles sont suivis jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans. Force de travail et réserve militaire, ces petits champis et champisses grandissent comme ouvriers ou domestiques agricoles.
Fragiles destins______________________________________________________
Baptême et communion ritualisent les étapes de la croissance de l’enfant. La laïcisation de l’état civil en 1792 et le lent détachement vis-a-vis des autorités catholiques distendent néanmoins le lien noué entre acte de naissance et sacrement du baptême. En 1887, seul un petit parisien sur sept est baptisé dans les trois jours suivant la naissance.
Par la suite, son instruction et ses loisirs sont étroitement surveillés. A deux ans et demi, parfois plus tôt, le petit parisien modeste prend le chemin de la salle d’asile ou école du 1er âge. Ils sont quelques dix mille en 1876.
Dans les écoles publiques, enjeux pédagogiques et soins hygiéniques convergent vers la mise en ordre du cadre scolaire. Standardisés, les pupitres intègrent siège, casier et encrier.
Précepteurs et pensions restent au choix des familles aisées. Une conduite disciplinée régit l’apprentissage de la lecture, coordonné par la mère.
Enfin, le certificat d’études clôt la scolarité de la plupart des enfants. Seule une petite élite accède au lycée et aux études supérieures.
L’errance et la « musarde » du gamin, jeune apprenti ouvrier, suscitent la défiance. La législation sur le vagabondage se durcit au rythme de la scolarisation et de la réglementation du travail infantile.
L’émergence de la prison-modèle, propre a redresser « la mauvaise graine », se fonde a partir des années 1830 sur des utopies louées et décriées au fil des régimes politiques. De plan panoptique, la Petite-Roquette s’articule depuis une tour centrale d’observation d’où rayonnent six galeries de cellules, soumises a une surveillance omniprésente. Victor Hugo décrit une ruche de près de quatre-cent enfants, une ville composée d’une foule de petits solitudes!
L'enfant et la mort__________________________________________________
Ténue, la parole de l’enfant filtre par l’autobiographie tardive, alors même que sa physionomie ronde et pouparde suscite une abondante production d’images.
Fixé par la photographie, le souvenir de l’enfant perdu trop tôt se nourrit de la foi portée dans la continuité familiale. Les naissances difficiles, les infections et les maladies , la promiscuité et les accidents domestiques font du parcours du petit enfant un âpre combat. La législation et l’encadrement du travail infantile soutiennent les progrès de la médecine, âpre a combattre la mortalité des premiers jours.
Attribuer au nouvel enfant a venir le même prénom que celui de son aîné, disparu trop tôt, exprime une forme symbolique de continuité. Paré de sainteté, le petit défunt est ainsi appelé depuis l’abri du ciel a dispenser ses grâces et veiller sur les vivants.
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COMMISSAIRE D'EXPOSITION : Anne Delaplace, association Deambulatio - Patrimoines en partage
COORDINATION : Rémi Rivière, Tour Jean sans Peur
COMMUNICATION / PROGRAMMATION / PUBLICS : Agnès Lavoye Tour Jean sans Peur
GRAPHISME : Jean-Jacques Guillon (c-visuel)
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PROGRAMMATION AUTOUR DE L'EXPOSITION
Conférences, concert, animations jeune public (octobre 2021 à mai 2022)
programme à suivre sur www.tourjeansanspeur.com
Billet expo seule ou billet groupé avec l'exposition La jeunesse au Moyen Âge et la tour Jean sans Peur
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CONDITIONS DE VISITE (CONTEXTE COVID-19)
Masque obligatoire
pas de réservation (contremarque à l'entrée / jauge limitée)
distanciation physique > 1m
solution hydroalcoolique à l'entrée
Le pass sanitaire n'est pas obligatoire, la fréquentation des visiteurs étant limitée à moins 50 personnes
Mise à jour le 12/06/2021

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