8 pièces féministes à applaudir avec conviction
Mise à jour le 09/12/2025
Elles questionnent la place des femmes dans la société, dénoncent les injustices, portent la voix des violences sexistes et sexuelles, et rendent hommage aux militantes qui se sont battues pour les droits des femmes : découvrez notre sélection de pièces féministes.
« Mamie Luger », au Théâtre Essaïon
Berthe n’est pas une mamie comme les autres. Interrogée par le capitaine Ventura pour le meurtre de son voisin – certainement pas le seul, à en croire les cadavres découverts dans son jardin –, elle livre son histoire sur scène : une vie marquée par la violence des hommes, qu’elle a fini par punir elle-même, faute de justice.
Vous allez aimer… ce polar haletant qui met à l’honneur une héroïne aussi touchante que déconcertante. Féministe de la première heure, elle assène le patriarcat à coups de répliques cinglantes et d’humour irrévérencieux.
« Rendez-vous with Marlene », au Théâtre de la Concorde
Sur la scène du Théâtre de la Concorde (8e), la grande Ute Lemper se glisse dans la peau d’une autre légende du cabaret : Marlene Dietrich. Un jeu de poupées russes – ou plutôt allemandes – inspiré par un échange téléphonique de trois heures, datant de 1988, durant lequel les mots de l’immense Dietrich ont fait vibrer la jeune artiste.
Vous allez aimer… cette rencontre au sommet. En incarnant cette icône féminine, libre et résistante, Ute Lemper redonne vie aux vieilles confidences de son aînée : ses amours, ses peines, son travail, mais surtout sa relation compliquée avec l’Allemagne, elle qui s’était engagée contre le nazisme dès les années 1930.
« The Aborrrtion Ship », au Centquatre
Dans The Aborrrtion Ship, une gynécologue punk, farouchement attachée au droit à l’avortement, nous embarque dans son quotidien. Le temps d’une journée dévoilée devant la caméra d’une jeune documentariste, on la suit dans les couloirs de l’hôpital public, dans ses consultations médicales et même jusqu’au bloc opératoire. Bonne nouvelle : la pièce est aussi jouée au Théâtre de la Reine blanche (18e).
Vous allez aimer… cette fiction sous forme d’immersion dans un quotidien rock et militant, où les pionnières du mouvement de libération pour l’avortement et la contraception sont mises à l’honneur avec humour et puissance.
« Olympe de Gouges, porteuse d’espoir », au Théâtre Le Guichet Montparnasse
Alors qu’il prépare une thèse sur les droits des femmes à travers les siècles, un jeune étudiant décide de s’intéresser à la vie d’Olympe de Gouges, sur les conseils de son amie militante. S’il se lance dans les recherches sans grande conviction, sa rencontre avec cette figure emblématique du féminisme – qui apparaît dans son imaginaire, puis dans sa chambre en chair et en os – va finalement lui insuffler l’inspiration. Et même un peu plus…
Vous allez aimer… (re)découvrir, à travers un texte incisif et un dialogue musclé, les combats d’Olympe de Gouges qui, en 1791, s’est battue pour que les droits de la femme soient reconnus par l’Assemblée nationale.
« Antigone des supermarchés », au Théâtre de Belleville
Derrière les belles surprises, il y a souvent une série de déconvenues. Et ce sont à ces « erreurs de parcours » qu’Anne Jeanvoine dédie son spectacle Antigone des supermarchés. Un seule-en-scène, bourré d’humour, où elle raconte comment la jeune comédienne qu’elle était s’est heurtée à la dure réalité du théâtre, en devenant la mascotte d’un supermarché, à défaut de déclamer les tirades des plus grands dramaturges.
Vous allez aimer… cette mise à nu pleine de dérision qui interroge les rêves, les espoirs et les échecs. Une réflexion que l’artiste rapproche de son parcours en tant que femme homosexuelle, entre questionnements, négation de soi et affirmation de son identité.
« La chair est triste hélas », au Théâtre de l’Atelier
« Un jour, j’ai arrêté le sexe avec les hommes », écrit Ovidie en 2023 dans La chair est triste hélas. Deux ans plus tard, Anna Mouglalis reprend ces mots, frayant le chemin à toutes celles refusant désormais d’aliéner leur désir et de le soumettre à celui des hommes. Avec un humour féroce et un regard affûté, le texte dissèque les pressions et les violences qui pèsent encore sur la sexualité féminine.
Vous allez aimer… ce seule-en-scène à la croisée du pamphlet féministe et du témoignage intime qui parle vrai, brut, cru. Attention, la pièce aborde des thèmes liés aux violences sexuelles.
« Jure-le », au Théâtre La Boussole
Qu’est-ce que l’amour fait au corps, au cœur, à l’intégrité, surtout quand il est addictif et destructeur ? Sur la scène du Théâtre La Boussole (10e), quatre femmes cabossées par la vie nous livrent leurs histoires, marquées par l’emprise, la domination, la violence. Elles s’appellent Rosa, Alex, Eve et Nina, et se dévoilent avec une sincérité désarmante.
Vous allez aimer… cette plongée intime au cœur des turbulences des relations amoureuses. Une pièce où l’on passe du rire aux larmes, chahutés par ce quatuor follement attachant.
« Et pendant ce temps, Simone veille ! », à la Comédie Bastille
Des années 1950 à nos jours, quatre générations se succèdent, sous l’œil de Simone. Ce personnage loufoque intervient ponctuellement afin de rappeler les événements importants ayant contribué à l’émancipation des femmes. Drôles, piquants, mais surtout bouleversants de vérité, les dialogues rendent compte de l’évolution des mœurs et de la condition féminine.
Vous allez aimer… ce voyage temporel traversé par de nombreuses luttes pour l’égalité des sexes. On rit, on s’indigne, on apprend, on (re)découvre et, surtout, on rend hommage à Simone Veil, cette grande dame qui nous a quittés en 2017.
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