Les expos à découvrir au fil de l’eau tout l’été
Mise à jour le 17/07/2025
La Seine se met en scène tout l’été ! Et si elle saura jouer de ses charmes pour nous faire plonger, l’activité aux alentours n’en sera pas moins vibrante. La preuve avec ces 10 expos captivantes qui nous mettent d’ores et déjà l’eau à la bouche !
« Lala photographie sa ville », sur les grilles de l’Hôtel de Ville
Peu de personnes se souviennent de son œuvre, et pourtant, Nicole Lala a passé des décennies à shooter la capitale sous tous les angles. Des silhouettes aux abords de la Seine, des visages saisis au vol, des enfants perchés sur des manèges : ses clichés en noir et blanc retracent le Paris des années 1960-1980.
Du 16 juillet au 21 septembre, 24 de ses photographies sont exposées sur les grilles de l’Hôtel de Ville (Paris Centre). Une sélection choisie par sa fille, Delphine Bonnet, qui, depuis dix ans, collecte, répertorie et trie les négatifs et les tirages conservés dans des tiroirs. Un accrochage sous forme d’hommage qui salue la mémoire d’une artiste méconnue, d’une mère discrète et d’un Paris que l’on ne voit plus, mais que l’on évoque avec nostalgie.
« De Paris à Belém : 10 ans d’actions mondiales pour le climat », dans la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville
Dix ans que l’Accord de Paris, signé lors de la COP21, a été adopté. Une décision marquante que plusieurs métropoles internationales, dont la capitale française, se sont engagées à respecter pour lutter activement contre les effets du changement climatique. Pour célébrer cette date clé, la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville (Paris Centre) abrite « De Paris à Belém : 10 ans d’actions mondiales pour le climat ». Objectif ? Présenter une rétrospective qui croise les regards d’artistes et de scientifiques sur l’impact des mesures concrètes menées par les villes pour offrir à leurs habitants un avenir plus durable.
Adressée aussi bien aux adultes qu’aux enfants, notamment grâce au personnage Copi qui guide tout au long du parcours les plus jeunes, la scénographie mêle des œuvres d’artistes (comme celles d’Obey) et des dispositifs interactifs prêtés par le musée des Arts et Métiers (Paris Centre). Une façon ludique et impactante de cultiver notre engagement citoyen.
« Sabordage », à Fluctuart
Envie de prendre le large ? Cap à Fluctuart (7e) qui met à l’honneur un artiste qui vaut le détour. Jouant avec humour sur les codes de l’absurde, du temps et de l’espace, Levalet nous invite à explorer son univers bourré de dérision. Résultat ? C’est au cœur d’un centre d’art urbain flottant que le dessinateur orchestre un naufrage à venir. Sur ses illustrations, une réception un peu guindée prend l’eau : les convives, transportés par un navire à la dérive, voient la légèreté de leur embarcation (autant que la superficialité de leurs échanges) menacée par un danger imminent. Tous aux abris !
« Rêves de Jeux », sur les grilles de la tour Saint-Jacques
La ferveur des Jeux de Paris 2024 vous manque ? C’est le moment de prendre votre shoot avec « Rêves de Jeux », dévoilée sur les grilles de la tour Saint-Jacques (Paris Centre). Tout l’été 2024, Charlotte Abramow, connue pour ses clichés pêchus, poétiques et teintés de surréalisme, a baladé son appareil photo sur les sites des festivités qui ont fait vibrer la capitale.
Loin des photographies sportives classiques, sa série d’images montre des visages et des corps d’inconnus qui rendent compte de la joie, de l’esprit fédérateur et de l’élan populaire que les Parisiennes et les Parisiens (et plus encore !) ont ressentis lors de cette parenthèse historique. Mode nostalgie activé…
Visite de la Crypte archéologique et de l’expo « Dans la Seine »
Décidément, la Seine est pleine de surprises. Star de l’été 2025, elle dévoile pour l’occasion les vestiges exceptionnels qu’elle cache depuis des siècles à ses habitants. En marge de l’expo « Dans la Seine. Objets trouvés de la Préhistoire à nos jours », qui retrace de manière chronologique son évolution, son histoire, mais aussi toutes les découvertes insolites recueillies dans son lit ou sur ses berges, une visite guidée de la Crypte archéologique (Paris Centre) est proposée aux esprits aventureux. Alors, prêt à jouer les explorateurs ?
Le Réseau LUX et ses membres s’exposent sur le pont Saint-Ange
À quelques encablures des lignes de train, sur le pont Saint-Ange, une expo trace son chemin. Imaginée par le Réseau LUX, celle-ci met à l’honneur jusqu’au 30 septembre les auteurs de la photographie contemporaine, portée ici par Fanta Diarra, Bruce Eesly, Laetitia Ky et Robin Lopvet, quatre artistes aux univers singuliers. Leurs clichés sont à voir comme une balade poétique mêlant questions d’identité, histoires intimes, mémoire et beauté du quotidien que l’on s’offre. Un accrochage en plein air qui révèle tout autant la puissance plastique du travail de cette nouvelle génération d’artistes que leurs engagements politiques.
« La pêche au-delà du cliché, inédits de la collection », au musée national de la Marine
On file au musée national de la Marine (16e), qui héberge jusqu’au 17 août « La pêche au-delà du cliché, inédits de la collection », une expo qui propose une véritable plongée au cœur de l’univers maritime de la seconde moitié du XIXe siècle à nos jours. Cent trente tirages issus des collections du musée, dont la plupart n’ont jamais été présentés au public, inspectent ainsi les pratiques liées à la pêche. Un regard pluriel que l’on doit aux travaux de plusieurs photographes, qu’ils soient connus (Lucien Chauffard, Anita Conti, Serge Lucas) ou plus confidentiels.
En superposant leurs productions, l’expo souligne les enjeux de la photographie de pêche, qu’ils questionnent l’impact sur l’imaginaire collectif, le contexte colonial ou plus généralement l’histoire du 8e art.
« Des fleuves, des climats et des hommes », à QJ
Quel est l’impact du réchauffement climatique sur les fleuves ? Pour répondre à cette question, l’expo présentée à QJ (Paris Centre) s’appuie sur des résultats de programmes de recherche scientifique menés sur le terrain. Quatre cours d’eau sont scrutés à la loupe : l’Amazone, le Niger, le Mékong et le Rhône. Un examen minutieux qui met non seulement en exergue leur importance dans le développement de l’agriculture, de l’économie locale et de la biodiversité, mais aussi les risques majeurs que le dérèglement climatique fait peser sur eux.
C'est déjà fini !
« Les Gardiens de l’Amazonie », sur la contre-allée des Champs-Élysées
Si vous vous promenez du côté des Champs-Élysées (8e), ouvrez grands vos yeux et vos oreilles : sur sa contre-allée, l’expo « Les Gardiens de l’Amazonie » fait parvenir le message de celles et de ceux qui œuvrent à protéger l’un des derniers sanctuaires de biodiversité au monde. Un message qui se lit sur les 32 clichés présentés, qu’ils relatent les réalités de l’Amazonie capturées par le Brésilien João Luis Bulcão, ou qu’ils nous propulsent au cœur de la forêt amazonienne à travers les images du designer français Antoine Olivier. Ensemble, ils documentent les gestes, les pratiques et les savoirs des natifs qui travaillent à sa préservation. Des photos qui dévoilent le lien évident entre la sauvegarde de ce poumon vert et la survie des peuples.
C'est déjà fini…
« Racisme & antisémitisme en images », à QJ
Et si on regardait enfin le racisme et l’antisémitisme en face ? Plus question de détourner les yeux : cette expo proposée par QJ (Paris Centre) montre combien ces derniers se construisent, se répandent et se fixent dans les images marquantes qui nourrissent nos imaginaires collectifs. Et c’est en les observant de près que l’on peut comprendre comment ces représentations invisibles alimentent les clichés et façonnent les discriminations. Un regard nécessaire si l’on veut mettre fin à ce fléau qui gangrène nos sociétés.
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