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Agnès Michaux : "Il faut toute la vie pour écrire un livre"

Mise à jour le 24/06/2021
« La Fabrication des chiens - 1899 » d’Agnès Michaux, aux éditions Belfond, est le deuxième volet des aventures de Louis Daumale, journaliste et photographe. L’occasion pour l'auteure de reconstituer le Paris de l’été 1899 et une époque pas si différente de la nôtre. Rencontre.

Bonne nouvelle, pas nécessaire d'avoir lu le premier tome, on peut prendre le train en marche ! Pouvez-vous nous faire le pitch de ce nouvel opus de La Fabrication des chiens 1899 ?

Agnès Michaux : Ce roman est le second volume d’une trilogie où le héros, jeune provincial débarqué à Paris, cherche à comprendre le destin des hommes en observant le sort réservé aux chiens. Louis Daumale et son fidèle corniaud Mégot vont donc vous emmener au cœur de l’été 1899 dans un Paris exténué par la canicule, échauffé par le procès Dreyfus, éventré par les grands travaux de l’Expo universelle de 1900, bousculé par le fort Chabrol et les scandales coloniaux, effrayé par une possible épidémie de peste… Avec Louis, reporter-photographe, vous rencontrerez des journalistes, des peintres, des musiciens, des scientifiques, des écrivains, des femmes légères, des féministes, des ouvriers, Debussy, Clemenceau, Méliès, Montesquiou, Calmette, Maurras, Huysmans, Proust et un petit L.-F. Céline de quatre ans…

Dans le Paris de 1899, la bicyclette est déjà reine, on célèbre l’automobile électrique contre l’auto à pétrole…

Agnès Michaux

Pourquoi avoir choisi le Paris de la Belle Époque pour le cadre de ce roman ?

C'était l’occasion de reconstituer un Paris partiellement disparu en même temps qu’une époque dont les débats, les fractures ressemblent étonnamment aux nôtres. Dans le Paris de 1899, la bicyclette est déjà reine, on célèbre l’automobile électrique contre l’auto à pétrole qui, selon les Parisiens d’alors, empeste l’air de la ville et n’a donc aucun avenir…
On y voit aussi la montée en puissance du végétarisme et du féminisme, ainsi que la question, bousculée par la science, de notre rapport aux animaux. C’est aussi l’occasion pour moi d’évoquer l’histoire de la rive gauche où je vis depuis plus de trente ans. Après la rue du Dragon dans le volume 1, Louis Daumale habite désormais la rue Notre-Dame-des-Champs, quartier des ateliers et des académies de peinture… La Fabrication des chiens est une grande balade amoureuse dans Paris ! Sans doute parce que je partage avec mon héros la « montée » de la Touraine à Paris et l’amour émerveillé de la capitale.

Et vous, alors, vous avez un chien ou une chienne ?

Haha ! J’ai d’irrésistibles caniches en céramique des années 1950… Et, surtout, j’ai Mégot, avec lequel je vis depuis deux bonnes années par romans interposés. Un chien auquel je tiens – c’est que je suis tout de même son père…

Vous avez embrassé plusieurs carrières… Ecrivaine, c’est la plus belle ?

Canal+ [journaliste, elle a aussi collaboré à Nulle Part Ailleurs et La Grand Famille, ndlr], l’écriture, c’est la même vie, ma vie. Et il faut toute la vie pour écrire un livre.
"La Fabrication des chiens - 1899" d'Agnès Michaux aux éditions Belfond, 20 € , 441 pages.
La fabrication des chiens 1899 d'Agnès Michaux aux éditions Belfond
La fabrication des chiens 1899 d'Agnès Michaux aux éditions Belfond
La fabrication des chiens

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