L’Opprimé fait (presque) son cinéma. Bonne idée que de rendre hommage à un auteur trop méconnu : Max Aub. On en a fait un cadavre néanmoins exquis. Avec Clara, Delphine, Alain, Léo, Pancho et Victor, on s’est raconté une « méta-histoire » où l’on aurait adapté (mal) à l’écran le « Discours de la Place de la Concorde ». Direction la Suisse pour recevoir un prix pas mérité. La Suisse où il fait bon vivre puisqu’il ne s’y passe pas grand-chose mais cette phrase qui résonne comme une vache : « je devrais au moins me taire, mais je ne le peux pas non plus, car j’aime. La vie. » Il y a de la vidéo-projection, de la musique classique et une amorce interrompue de nudité frontale. Nul doute : c’est du théâtre contemporain.