Vaste projet documentaire sans
équivalent dans l’histoire du spectacle vivant, Radio Live se décline aujourd’hui en deux nouveaux chapitres, vécus
et écrits à Kyiv et au Caire. Sur scène, témoignages, dialogues, musique et
images tissent des récits traversés par la question de la reconstruction.
Depuis
plus de dix ans, Aurélie Charon mène un projet très singulier, situé entre les enjeux
du théâtre documentaire et les codes de la radio en direct. Radio Live tient à la fois du portrait de générations et d’une conversation au long
cours autour des questions d’engagement et de transmission, en racontant le
monde depuis les récits de jeunes gens qui en vivent les soubresauts les plus
violents. Chaque chapitre invite deux personnes sur scène, comme autant de
parcours de vie qui se déploient entre dialogue, vidéo et musique. Avec Vivantes (présenté à Chaillot en avril 2024), Nos
vies à venir et Réuni.es, le collectif ouvrait un nouveau
cycle de cette fresque. Les deux chapitres du « jour d’après » en forment le
second temps, nourri à la fois par les liens tissés avec celles et ceux embarqués
depuis plusieurs années et la vivacité des nouvelles rencontres. Au fil de
séjours en Ukraine et en Égypte, les uns et les autres échangent leurs récits,
interrogent leurs parents, leurs villes, leurs langues. Ces moments filmés nourrissent
au plateau un carnet de bord collectif, fait d’images, dessins, musique et
paroles. Chaque soir, leurs échanges se rejouent, différemment, dans l’urgence
du présent. Ces nouveaux chapitres présentés à Chaillot abordent les thèmes de la
reconstruction et de la réparation, dans un geste politique et
volontariste : être dans le mouvement, l’action et la création pour
envisager un futur commun.