Après une introduction générale sur les sous-sols de la
capitale, nous découvrirons des exemples d’abris de défense passive.
Certains étaient étanches aux gaz, on verra pourquoi. On pourrait penser aux
stations du métro pour se protéger des bombardements mais elles ne furent pas
considérées comme des abris… à trois exceptions près. En revanche, il y eut
d’autres moyens de protection peu connus jusqu’alors : des Postes de
Secours Sanitaires, autrement dit des hôpitaux souterrains, eux-aussi étanches
au gaz… et des tranchées. Eh oui, comme pendant la Première Guerre mondiale !
De nombreuses villes de France les redécouvrent souvent lors de travaux
d’urbanisme dans des jardins ou d’anciens espaces verts.
Gilles THOMAS, historien des sous-sols depuis plusieurs dizaines
d’années (anciennes carrières et catacombes, abris de Défense passive,
éventuellement métro mais aussi égouts), a déjà publié des livres sur le sujet
(à peine une dizaine, mais certains récompensés jusque par l’Académie
française !), et plus de 300 articles… (liste bien évidemment non
exhaustive). Il travaille étroitement avec certains organismes : l’INRAP,
la DRAC, Sciences-Po, la Préfecture de police, l’université PSL (Paris Sciences
& Lettres), le Muséum d’histoire naturelle, et d’autres institutions.