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Notre-Dame de Paris, un an après

Mise à jour le 15/04/2020
Il y a un an, le monde assistait avec effroi à la chute de la flèche de Notre-Dame de Paris et à la destruction de sa charpente multiséculaire, à la suite d'un incendie dévastateur. Si le chantier de reconstruction est à l'arrêt pour cause de confinement lié à l’épidémie de Covid-19, les travaux sur le parvis ont pu avancer cet hiver. Le point sur la situation.
C’était il y a tout juste un an. Le 15 avril 2019, la cathédrale de Notre-Dame s’embrasait, rendant ce joyau gothique de la capitale orphelin de son emblématique flèche, construite par Viollet-le-Duc au XIXe siècle, et de sa charpente en chêne vieille de 7 siècles, surnommée « La Forêt ».
Le monument parisien ne devait alors son salut qu’au courage et à la persévérance des Sapeurs-Pompiers de Paris, décorés quelques jours plus tard de la citoyenneté d’honneur de la Ville de Paris.
Dès lors, des travaux de reconstruction de la cathédrale étaient engagés par les pouvoirs publics. En décembre dernier, une grue de 84 mètres de haut a fait son apparition afin d’une part de consolider l’édifice et de procéder à son déblaiement (notamment l’échafaudage et ses 10.000 tubes installés avant l’incendie pour des travaux de restauration), d’autre part de participer à sa reconstruction lorsque cela sera possible.
Confinement oblige, le chantier est désormais à l'arrêt, afin de respecter les règles en vigueur liées à l’épidémie de Covid-19 et de protéger les personnels sur les chantiers.
Néanmoins, si les modalités des travaux sur la cathédrale et ses abords sont en discussion avec l’Etat, propriétaire de l’édifice, la Ville de Paris continue d’être pleinement mobilisée sur la rénovation du parvis, inaccessible depuis la catastrophe.

Le parvis recouvert d’une résine protectrice

Jusqu’ici fermé au public, le chantier du parvis de Notre-Dame était en passe d’être finalisé avant le confinement, présageant une réouverture prochaine. Plusieurs mesures de la qualité de l’air réalisées par le laboratoire central de la Préfecture de Police courant février, lors des travaux de pose, ont attesté de taux faibles de composés organiques volatils (COV) ne présentant, selon l’Agence régionale de santé (ARS), pas de danger pour les travailleurs ni pour la population. D’autres tests seront effectués, si possible avant la fin du confinement, afin de pouvoir rouvrir le parvis au public dans la foulée.
Une résine protectrice, antidérapante, très résistante et nettoyable est par ailleurs venue recouvrir la surface du parvis afin de pallier les problèmes liés à la pollution au plomb, apparus après l’incendie. Début mars, une campagne de prélèvement au plomb a été réalisée par l’établissement public Notre-Dame sur l’intégralité de la surface recouverte ; les résultats ont montré des concentrations très faibles, avec une moyenne inférieure à l’objectif seuil de 1000 µg/m², préconisée par l’ARS. La Ville poursuit par ailleurs son plan d’action pluriannuel contre le plomb.

La Crypte considérée comme « propre »

Enfin, le chantier de dépollution de la Crypte (Paris Musées) est terminé. Les mesures ont révélé des taux de plomb post-nettoyage très faibles, avec 17 mesures à moins de 100µg/m², la plus élevée à étant de 754µg/m². Ce chantier est donc considéré comme « propre ». Cependant, dans le contexte de confinement actuel, le début du montage de la future exposition est reporté. En attendant, Paris Musées vous propose de découvrir une expo en ligne qui retrace l'histoire de Notre-Dame au travers de 100 œuvres.

Un projet pour les abords de Notre-Dame

Afin d’accompagner la reconstruction de Notre-Dame, qui obéit au droit commun de la restauration des Monuments Historiques détenus par l’Etat, une opération d’aménagement des abords de Notre-Dame est envisagée par la Ville de Paris, propriétaire du foncier alentour (sol et sous-sol) et donc en charge de son réaménagement.
L’ambition du projet doit autant consister à améliorer le parcours de visite de la cathédrale qu’à redonner au parvis sa centralité parisienne historique, pour préserver sa vocation de place publique centrale.
Les abords doivent continuer de promouvoir la mixité des usages – lieu de flâneries, d’usages récréatifs et de culture pour les Parisiens et pour les visiteurs, lieu de recueillement pour les usagers du culte – et valoriser des vues sur la cathédrale dans tous les parcours d’approche, y compris depuis la Seine.
Dans cette idée, ce vaste projet de réaménagement se fera dans le cadre d'une consultation citoyenne, en lien avec les habitants, les commerçants et les grandes institutions du quartier de Notre-Dame.

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