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Balade dans le Paris savant de Marie Curie

Mise à jour le 04/10/2021
Études, amours, travaux scientifiques, honneurs… Paris a été le laboratoire de vie de Marie Curie.
En novembre 1891, Maria Sklodowska quitte sa Pologne natale pour rejoindre Paris, loin d’imaginer le rôle majeur qu’elle jouera sous le nom de Marie Curie. Brillante étudiante âgée de 24 ans, la jeune femme vient d’être acceptée à la Sorbonne pour y suivre des études de physique et de mathématiques. Elle s’installe alors dans une chambre de la rue Flatters (5e), à proximité de la faculté, et sort première de sa promotion en 1894.
Un an plus tard, la très sérieuse Marie Sklodowska est séduite par la cour tenace d’un certain Pierre Curie, également passionné de sciences. Une fois marié, le couple n’a qu’une chose en tête : se consacrer aux études scientifiques. Leur petit appartement du 24, rue de la Glacière (13e) reste peu meublé, afin d’en limiter l’entretien et leur permettre de se consacrer pleinement à leurs recherches.

Premier prix Nobel féminin

Sortie major du concours de l’agrégation de physique en 1896, Marie Curie est première en tout. Première femme docteur ès sciences en 1894, premier prix Nobel féminin en 1903 – prix Nobel de physique qu’elle partage avec son mari et Henri Becquerel –, nobélisée deux fois – elle reçoit également le prix Nobel de chimie en 1911 –, première femme à enseigner à la Sorbonne en 1906, première femme à l’Académie nationale de médecine en 1922, seule femme inhumée au Panthéon pour ses mérites en 1995… La physicienne est une pionnière.
C’est dans un hangar que Pierre et Marie Curie s’installent pour étudier la radioactivité à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris. Dans ce laboratoire de fortune, le couple extrait en 1898 deux éléments radioactifs fondamentaux : le polonium et le radium. Une plaque et des photographies immortalisent son emplacement à l’entrée actuelle de l’école, 10, rue Vauquelin (5e).
Grâce à leur précieuse distinction reçue en 1903, Pierre et Marie Curie s’installent dans un nouveau laboratoire, situé au 12, rue Cuvier (5e), une annexe de la Sorbonne. Mais le 19 avril 1906, Pierre Curie meurt renversé par une voiture à cheval, à l’angle de la rue Dauphine et du quai des Grands-Augustins (6e). Il reste alors à Marie ses deux filles, une œuvre magistrale commune et une somme de travail récompensée en 1911 par le prix Nobel de chimie.

Sur tous les fronts

L’université de Paris et l’Institut Pasteur décident de lui construire un grand laboratoire. L’Institut du radium ouvre en 1914, au numéro 1 de la nouvelle rue Pierre-Curie (rebaptisée en 1967 rue Pierre-et-Marie-Curie), dans le 5e arrondissement.
Au même moment, la Première Guerre mondiale éclate. La physicienne s’illustre alors avec les Petites Curies, des unités chirurgicales mobiles et, accompagnée de sa fille Irène, elle forme des infirmières à la radiologie.

En guerre contre le cancer

En 1918, elle peut enfin se consacrer à une autre bataille : celle contre le cancer. L’Institut du radium combine alors recherche et soins. Marie Curie dirige l’équipe de physiciens et de chimistes. La « Patronne » est sur tous les fronts : elle encadre les thèses, commande les fleurs pour le jardin, s’occupe des comptes comme de la chaudière qui tombe en panne… La scientifique note tout. Ses carnets noirs abritent des trésors : recherches, dates des premiers pas de ses filles… Sur le chemin qui la conduit chez elle, au 36, quai de Béthune (4e), Marie Curie flâne dans les allées du marché aux fleurs. Mais c’est à son laboratoire qu’elle consacre les vingt dernières années de sa vie. Et ce sont finalement les rayonnements du radium qui l’emportent le 4 juillet 1934.
Remerciements à Nathalie Huchette, musée Curie.

Marie Curie (1867-1934), physicienne française, dans son laboratoire.
Marie Curie (1867-1934), physicienne française, dans son laboratoire.
Roger Viollet

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