La réflexion sur l’archive est le point de départ de l’écriture. Tirée d’une expérience traumatique individuelle, l’archive permet cependant une mise à distance qui permet de partager l’événement, de le mettre en commun. En partant de ces entretiens, et en lien étroit avec le procès actuellement en cours, Pauline tente d’explorer les formes de reconstructions intimes et collectives six ans après les attentats.
La fiction prendra une place importante dans l’écriture du projet. D’une manière peut-être contre-intuitive, cette matière fictionnelle ne s’inspirera pas uniquement de l’expérience des victimes des attentats, mais aussi de la relation nouée lors du travail d’enquête des chercheurs, de leur travail d’histoire, de transmission, de passeurs de mémoire. Cette relation est souvent décrite par les victimes elles-mêmes comme un point de départ possible d’une reconstruction personnelle.