Évènement

OSKAR C. POSA : La Musique oubliée

Le mardi 26 mars 2024
Bannière du concert Oskar Posa à l'ECUJE
Qui se souvient d’Oskar Posa ? Ce compositeur autrichien aujourd'hui totalement oublié connut un grand succès en Europe et aux Etats-Unis au début du 20ème siècle avec ses 80 lieder, où se dessine son style : contre-chants avancés, harmonie entre Brahms et Wagner, et un piano extrêmement généreux.
Le baryton Edwin Fardini (nommé Révélation lyrique aux Victoires de la musique classique), la pianiste Juliette Journaux et la violoniste Eva Zavaro redonnent vie à cette musique pour la première fois depuis plus de 100 ans.
Avec :
  • Edwin Fardini, baryton
  • Juliette Journaux, pianiste
  • Eva Zavaro, violoniste
Qui se souvient aujourd‘hui d’Oskar Posa ?
En 1904, ce compositeur juif autrichien, futur directeur de l’opéra de Graz, fonde avec Arnold Schoenberg la Vereinigung Schaffender Tonkünstler, une société de compositeurs engagés pour la modernité, pendant musical de la Sécession Viennoise, qui créera des œuvres majeures du début du 20ème siècle : les Kindertotenlieder [Chants sur la mort des enfants] de Mahler, Die Seejungfrau [La Petite Sirène] de Zemlinsky, ou le Pelleas und Melisande de Schoenberg.
Plongé au cœur de l’effervescence créative viennoise, Posa compose avec sa sensibilité poétique près de 80 lieder – parfois orchestrés – qui firent son succès dans des récitals aux quatre coins de l’Europe et des Etats-Unis. Il y exprime toute l’originalité de son style : des contre-chants recherchés, une harmonie sinueuse qui fait la fusion de Brahms et Wagner, et des parties d’accompagnement au piano si généreuses que la critique, étonnée, en dira :

« Ces lieder sont plutôt des compositions de piano accompagnées par le chanteur que des Lieder avec accompagnement de piano. »

Edouard de Hartog
Sa Sonate pour violon et piano, créée en 1901 au prestigieux Festival d’Heidelberg, témoigne de l’intérêt alors porté au jeune compositeur. En dépit de la très grande difficulté technique de l’œuvre, qui entachera son concert de création, l’acharnement de Julius Röntgen, pianiste et ami de Posa, offrira à la Sonate un écho public et critique extrêmement favorable, notamment aux Pays-Bas.
Et pourtant, le nom de Posa, compositeur génial, chef d’orchestre de premier rang, pédagogue au plus haut niveau est aujourd’hui oublié de tous. Plus surprenant : il n’apparait dans aucun dictionnaire de la musique, et on ne trouve plus aucune trace de ses œuvres dans les programmes de concert dès 1938 : quelques jours seulement après l’annexion de l’Autriche par les troupes allemandes, Posa est convoqué puis renvoyé du conservatoire de Vienne, où il enseignait alors, en raison de sa confession de naissance, avant d’être entièrement effacé de la vie musicale.
Gageons que sa musique, enfin redécouverte, sera la meilleure avocate de sa réhabilitation
Concert de sortie
Ce concert constitue le concert de sortie du premier enregistrement mondial consacré à la musique d'Oskar C. Posa (label voilà records).

Mise à jour le 29/01/2024

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