Une exposition qui court du milieu du 19e siècle au milieu du 20e siècle et vous invite à voir les portraits de grandes aventurières et les récits de leurs voyages parvenus jusqu’à nous.
A travers des photographies, des lettres, des carnets… venez découvrir des femmes qui ont transgressé les normes sociales, apportant un grand souffle d’air et de liberté pour toutes !
Cette
exposition, qui couvre la période allant de la deuxième partie du 19e
siècle au milieu du 20e, est construite autour de deux axes :
Tout
d’abord des portraits de grandes voyageuses, écrivaines, journalistes,
archéologues, scientifiques, navigatrices ou aviatrices, des femmes qui, en
sortant du cadre domestique, accomplissent un acte transgressif vis-à-vis des
normes de la société.
Ensuite
les diverses formes de récits de voyages que ces femmes ont pu produire :
lettres, carnets, livres, journaux, photographies…, témoignages qui proposent
une autre vision de l’expérience même du voyage, une autre approche des
paysages et des peuples rencontrés.
Ce
cheminement, dans le temps et dans l’espace, au fil de leurs parcours, met en
évidence une forme de dualité de l’aventure au féminin. Si elle est un
véritable outil d’émancipation individuelle, elle peut aussi mettre en jeu la
reproduction des idées dominantes notamment dans le contexte colonial. De la
même façon, si toutes ces aventurières ne sont pas favorables aux
revendications féministes ou progressistes, la figure de la voyageuse
cristallise néanmoins la problématique de la construction sociale de l’identité
sexuée. Elle devient ainsi entre les deux guerres, une référence pour une
génération de femmes souhaitant s’affranchir des codes, notamment par des biais
esthétiques et corporels.
Ainsi
ces aventures individuelles, qui ont consisté en un franchissement des
frontières géographiques, mais aussi physiques, psychologiques, esthétiques et
intellectuelles ont constitué un tremplin pour l’accès des femmes à de nouveaux
champs de responsabilités sociales.