Égalité Femmes-Hommes

Journée internationale de lutte pour les droits de femmes

Chaque année la Ville de Paris célèbre la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Pour l’édition du 8 mars 2019 la Ville de Paris a souhaité mettre en valeur le pouvoir d’agir des Parisiennes, sur leurs vies, dans la ville et dans la société française. À cette occasion, la Ville de Paris et l’ensemble de ses partenaires organisent des événements tout au long du mois de mars : conférences, expos, spectacles... Des dizaines d’initiatives sont organisées dans les arrondissements. Temps fort de cette programmation : un grand forum féministe qui s'est tenu le 9 Mars sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

Paris engagé pour l'égalité entre les femmes et les hommes

À Paris, où les femmes représentent 53% de la population, des inégalités se manifestent encore dans tous les aspects de la vie courante. À l'occasion du Conseil de Paris de mars 2015, la Maire Anne Hidalgo et Hélène Bidard, adjointe à la Maire de Paris chargée de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et les droits humains ont présenté les orientations prioritaires et les actions en faveur de l’égalité des sexes à mettre en œuvre durant le mandat.

Lutter contre le phénomène de prostitution et accompagner les personnes prostituées vers une sortie de la prostitution

L’action de la ville de Paris s’articule autour des axes suivants:

  • L’hébergement d’urgence et plus largement la mise à l’abri des personnes prostituées
  • L’aide et l’accompagnement des personnes en situation de prostitution
  • Les actions de sensibilisation et de prévention en direction des jeunes, des personnels de la Ville et du Département, confrontés à la prostitution dans leur activité professionnelle.

La Ville s’est appuyée sur d’étroits partenariats avec les associations spécialisées œuvrant en direction des personnes prostituées, dans les domaines sanitaire, social, juridique ainsi que sur la sortie de la prostitution par l’insertion professionnelle. .

Elle a souhaité formaliser son engagement en inscrivant pour la première fois la prostitution et la lutte contre le proxénétisme dans le Contrat parisien de Sécurité signé en 2009 avec le préfet de Police, le procureur de la République, le préfet secrétaire général de la préfecture de Paris et le recteur de l’académie de Paris.

Liens utiles avec des associations

Téléchargez les visuels de la campagne de communication de lutte contre la prostitution du mouvement du Nid

Campagne de lutte contre la prostitution

Lutter contre les violences faites aux femmes

« La lutte contre les violences faites aux femmes est la pierre angulaire des combats pour l’égalité » Anne Hidalgo, Maire de Paris

Les violences faites aux femmes ne sont pas un problème qui se limite à la sphère privée. Elles représentent le symbole le plus brutal de l’inégalité existant dans notre société. Il s’agit de violences qui sont exercées sur les femmes en raison du simple fait d’être une femme, parce que leurs agresseurs considèrent qu’elles sont dépourvues des droits élémentaires de liberté, de respect et de capacité de décision.

Pour autant, la majorité des violences commises à l’encontre des femmes le sont dans la sphère privée du couple ou par une personne connue de la victime. En 2017, en France, 125 personnes sont mortes, victimes de la violence de leur partenaire ou de leur ex-partenaire de vie (contre 138 en 2016 et 136 en 2015), dont 109 femmes et 16 hommes. Ainsi, une femme meurt tous les 3 jours du fait de la violence de son conjoint ou ex conjoint. Près de 80% des auteurs de ces homicides sont des hommes. 11 enfants sont décédés, concomitamment à l’homicide de leur père ou de leur mère et 14 enfants ont été tués dans le cadre de violences conjugales sans qu’un parent ne soit tué. A Paris, en 2017, quatre personnes ont été tuées.

Les commissariats de police de la capitale enregistrent environ 2500 plaintes chaque année, sachant que seules environ 16% des femmes portent plainte lorsqu’elles sont victimes de violences dans le couple. Néanmoins, à la suite du mouvement #metoo, on observe une hausse de 31,5% du nombre de plaintes pour agressions sexuelles au quatrième trimestre de l'année 2017.

L’Observatoire parisien des violences faites aux femmes (OPVF)

Hélène Bidard, adjointe à la Maire, chargée de l’égalité femmes hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humain a créé en 2014, un Observatoire parisien des violences faites aux femmes intégré au sein du Service Égalité, Intégration, Inclusion : Il a pour but de coordonner les actions de protection et d’accompagnement des victimes, de sensibiliser la population, de créer des plans de formations pour les professionnels et d’établir des diagnostics territorialisés.

Il s’agit d’un lieu de concertation qui contribue à bâtir un arsenal de protection pour les femmes victimes de violences.

Il a comme finalité d’amplifier la visibilité du phénomène, de renforcer une politique commune à l’échelle de Paris, de développer et de pérenniser des actions et des nouveaux dispositifs, de contribuer à une efficacité des politiques publiques afin de faire reculer ces violences.

Pour cela, l’observatoire met en œuvre une coordination des professionnel.les et des associations afin de favoriser l’interconnaissance et une culture commune sur ces problématiques et de développer le travail en réseau avec l’ensemble des arrondissements.

Il permet également la coordination et le développement des dispositifs partenariaux d’accompagnement des femmes victimes de violences.

Ce partenariat allie une politique pénale empreinte de fermeté, des policiers mobilisés, notamment pour les interventions du TGD (téléphone grave danger) et des actrices et acteurs sociaux formé·e·s à l’accueil, à l’écoute et à l’accompagnement des femmes victimes de violences, sur tout le territoire parisien.

Enfin, il a vocation à rassembler et analyser les données chiffrées de tous les acteurs et actrices pour rendre visible le phénomène des violences, évaluer les besoins des femmes victimes de violences et des professionnel.les.

L’OPVF produit en effet chaque année un état des lieux des violences faites aux femmes à Paris : on y trouve des données telles que les chiffres de la justice et de la police, les nombre d’ordonnance de protection délivrées, le nombre de TGD (Téléphone grave danger), le nombres de femmes reçues par les divers acteurs et actrices sociales ainsi que les permanences des associations.

Les journées de l'OPVF

Chaque année, à l’occasion du 25 novembre, "Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes", l’OPVF organise une journée de rencontre inter- professionnelle, temps fort de réflexion, de sensibilisation et de capitalisation des savoirs et outils construits avec l’ensemble de ses partenaires.

En novembre 2015, la 1ère journée a eu lieu sur le thème : « Les conséquences des violences sur la santé physique et psychologique ». En 2016, la Journée de rencontre inter-professionnelle portait sur : « Les enfants exposés aux violences conjugales », avec comme finalités de renforcer la capacité de repérage des enfants exposés aux violences conjugales et de développer et consolider les réponses à apporter. En 2017, à l’initiative d’Hélène Bidard, adjointe à la Maire, chargée de l’égalité femmes hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humain, la 3ème Journée de rencontre interprofessionnelle portait sur les violences faites aux femmes dans le sport : des sportives, géographes, associations, institutions, professionnel•le•s du sport et du social se sont réuni.e.s pour réfléchir aux liens entre violences faites aux femmes et sport. Les ACTES de la rencontre "Le sport, un bastion du sexisme ou un outil pour sortir des violences ?" montre qu’un dialogue riche et pluriel s’est instauré, pour poser la question du tabou des violences sexistes et sexuelles dans le milieu du sport. 

3ème Journée de rencontre interprofessionnelle

ACTES - OPVF 23 novembre 2017-SPORT

En 2018, 4ème Journée de rencontre interprofessionnelle a traité des violences faites aux jeunes femmes, pour prévenir le sexisme et accompagner les victimes. Encore trop souvent taboues, les violences sexistes et sexuelles existent déjà à l’adolescence et à l’entrée dans l’âge adulte; pourtant, les jeunes femmes recourent peu aux services spécialisés.

Un an après #MeToo plus de 400 professionnel·le·s se sont réuni·e·s au Carreau du Temple, le 22 novembre 2018. Cette journée a été l’occasion de réfléchir à ces problématiques spécifiques avec des tables-rondes et des ateliers sur les violences dans les relations amoureuses, les cyberviolences contre les jeunes femmes, les violences contre les jeunes femmes dans les milieux universitaires et vie étudiante et les mariages forcés et mutilations sexuelles féminines.

Visuel 25 novembre 2018

©Florence Jamart

Le violentomètre

Un nouvel outil de sensibilisation a été lancé : le Violentomètre, réalisé avec l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis, partenaire de la Ville de Paris, et l’association En Avant toutes. Inspiré de supports existants en Amérique Latine, cette règle cartonnée permet aux jeunes filles de se questionner sur leur relation amoureuse en décryptant, la présence ou la menace de violences sexistes et sexuelles dans le jeune couple. Ce support peut s’utiliser en prévention ou pour contribuer à évaluer le danger lors d’un accompagnement.

Zoom sur le violentomètre

Règle violentomètre 2019

Les actions conduites par la Ville :

Logement/hébergement

- La cotation pour l’attribution de logements sociaux, avec un nombre de points supplémentaires attribués lorsqu’il y a violences dans le couple.

- Des ouvertures de places d’hébergement prévues, en urgence et en plus long terme, notamment en résidences sociales : nouvelle résidence sociale Alix & Albert Jacquard ouverte en 2015 dans le 15ème arrondissement.

Dispositifs d’accompagnement des femmes victimes

- le téléphone grave danger (TGD) : le dispositif compte aujourd’hui 30 téléphones, soit une augmentation de 10 TGD depuis 2016. Ces téléphones sont attribués à des femmes en très grand danger, sur décision du Procureur de la République. Chaque femme bénéficie d’un suivi rapproché par le Centre d’information des femmes et des familles (CIDFF de Paris).

Depuis le début de la mise en place en 2012, plus de 90 femmes ont pu assurer leur protection grâce au TGD et plus de 150 enfants mineurs ont été concernés par la mise en protection de leur mère.

- L’Ordonnance de protection : dispositif permettant la protection des victimes

Le suivi des mains courantes : lors du dépôt d’une main-courante au commissariat de police, les victimes sont mises en contact avec une association qui les accompagne dans leurs démarches.

Fin 2018, un nouveau dispositif, la mesure d’accompagnement protégé (MAP) a été lancé à Paris, afin de protéger les enfants co-victimes de violences dans le couple.

Lutte contre le mariage forcé

Qu’il soit civil, religieux ou coutumier, il consiste à obliger une personne, fille ou garçon, à en épouser un-e autre contre son gré, c’est-à-dire sans son consentement. Il est obtenu sous la contrainte, la violence, le chantage, la peur de décevoir la famille. Selon l’UNICEF, plus de 700 millions de femmes dans le monde ont été mariées avant leurs 18 ans, dont 250 millions avant leurs 15 ans. La mairie de Paris s’est engagée contre ces pratiques, auprès des jeunes et dans les mairies d’arrondissement.

Le bilan de l'Observatoire parisien des violences faites aux femmes 

Chaque année, l'OPVF réalise le bilan de toutes ses actions, dont les principaux axes figurent ci-dessous :

Pour consulter : le Bilan 2017-2018 de L' Observatoire parisien des violences faites aux femmes


Sensibilisation du public

A l’occasion du 25 novembre, un programme d’actions de visibilité des violences et d’information du public, de nombreuses brochures diffusées partout dans Paris.

Formation et travail en réseau

Formation des agents de la Mairie de Paris et de bénévoles d’associations pour l’accueil (primo-accueil) et l’accompagnement plus spécialisé des femmes victimes, de mariages forcés et de mutilations sexuelles féminines, autres formes de violences.

Réseau d’aide aux victimes dans certains arrondissements de Paris, un partenariat de terrain, au plus près des victimes et des associations mobilisées.

Téléphones utiles

Violences Femmes Info : 39 19 du lundi au vendredi de 9h à 22h – samedi, dimanche et jours fériés de 9h à 18h – appel gratuit y compris depuis téléphone portable

Viols Femmes Informations : 0800 05 95 95 du lundi au vendredi de 10h à 19h, gratuit depuis tous les postes fixes

Face à la cyber-violence - Numéro vert national pour la protection des mineurs sur Internet, anonyme et confidentiel : 0800 200 000 

A Paris, un tissu associatif important répond à toute demande de femmes victime de violence, réalise un accompagnement juridique, social et psychologique, et organise des actions d’information et de prévention des violences.

Retrouvez tous les contacts utiles dans le fichier ci-dessous :

Liens vers le site du Secrétariat d’Etat chargé de l’égalité et de la MIPROF (mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains) :

Reconquérir l'espace public pour l'égalité et la mixité

Les femmes et les hommes ne pratiquent pas de la même manière les rues, les cafés, les espaces culturels et sportifs, dont l’usage répond à des « codes sexués ». L’histoire, la morale, l’éducation et l’organisation des villes influencent leurs comportements. Le harcèlement des femmes dans la rue et son acceptation tacite réduisent leur sentiment de sécurité dans l’espace public et les transports en commun, surtout le soir.

Les politiques publiques et les actions citoyennes peuvent favoriser la mixité de l’espace public en faisant des choix urbains qui répondent à l’impératif d’égalité, en soutenant et généralisant les initiatives qui rendent la ville plus agréable. L’enjeu est de « Faire la ville ensemble», une ville respectueuse de ses habitant·e·s, femmes et hommes, une ville qui, parce qu’elle aura su tenir compte des attentes et des aspirations des femmes, deviendra plus attractive, plus égalitaire, plus accessible et facile à vivre pour toutes et tous.

Le guide "Genre & espace public"

La Ville de Paris, à l'initiative d'Hélène Bidard, adjointe à la Maire, chargée de l’égalité femmes hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains, a lancé le 10 octobre 2016 un nouveau guide "Genre & espace public". « Les questions à se poser et les indicateurs pertinents à construire pour un environnement urbain égalitaire ». Il s’adresse aux urbanistes et aux personnes en charge de l’aménagement, la planification, l’organisation, l’animation et la régulation de l’espace public. Il interroge des compétences variées : non seulement les compétences d’architecture, de construction et d’aménagement, mais aussi les compétences qui ont trait au « vivre ensemble dans la cité ». C’est pourquoi ce guide a une vocation pluridisciplinaire d’accompagner les utilisateurs·trices dans la mise en œuvre de choix urbains qui répondent à l’impératif d’égalité, en créant et en généralisant les initiatives destinées à favoriser la mixité de l’espace public et à rendre la ville plus adaptée à toutes et tous, plus agréable, plus vivante, plus conviviale.

La problématique du genre dans l’espace public est explorée dans le but de chercher des ressorts pour agir, et d’envisager des pistes d’actions et d’expérimentations à déployer pour rendre Paris plus égalitaire et plus accessible. Ce travail a notamment participé à nourrir la réflexion autour du réaménagement des sept places parisiennes annoncé par la Maire de Paris. Ce guide s’appuie sur "les bonnes pratiques" de villes d’Europe comme Barcelone, Berlin et Vienne.

« L’objet de cette édition est de continuer à travailler sur les enjeux actuels d’aménagement de la Ville de Paris, qui souhaite être une figure de proue en la matière » a déclaré Hélène Bidard.

Les marches exploratoires

La Ville encourage et soutient ainsi des marches exploratoires de femmes partout où elles sont nécessaires, pour que soient mieux identifiées et prises en compte leurs attentes et aspirations : arpenter la ville pour la rendre plus sûre et plus accueillante, revisiter le cadre bâti et les espaces publics, afin qu’ils soient davantage accessibles aux habitantes, solliciter leur avis en leur confiant l’élaboration de diagnostics sur leur cadre de vie : tels sont les objectifs des marches qui se sont déroulées entre 2014 et 2016 dans les 14e, 18e, 19e et 20e arrondissements.

Entre 2014 et 2018, dix marches exploratoires de femmes se sont déroulées dans les 10e, 13e, 14e, 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris. Ces marches répondent à une triple entrée, l’aménagement du territoire, l’animation du quartier et l’amélioration du sentiment de sécurité. Ces marches contribuent à développer un modèle participatif, avec l’idée sous-jacente que « lorsque les femmes ne sont plus exclues, l’inclusion profite à tous ». C’est un processus au cours duquel les participantes réalisent un diagnostic en marchant et élaborent des propositions que la collectivité territoriale devra prendre en compte par des mesures appropriées. Le mode d’action des marches exploratoires de femmes est décrit dans Les « Lombardines en marche », un documentaire, réalisé par "A places égales".

Le regard des femmes appelle à voir la ville différemment

En novembre 2015, l'équipe de Développement local initie des marches exploratoires de femmes dans le quartier prioritaire de la Goutte d'Or en partenariat avec le Service Égalité Inclusion Intégration, l’association Paris Macadam et le collectif «À places Égales». Un groupe d'une vingtaine de femmes habitantes du quartier de la Goutte d'Or est constitué en juin 2016. Ce groupe de femmes s'est réuni une dizaine de fois jusqu'en 2016 et a organisé à trois marches exploratoires, dont une nocturne. « Au-delà d'être un outil pour diagnostiquer les problèmes que peuvent rencontrer les femmes et tenter d'y trouver des solutions, c'est aussi un travail sur soi où les femmes prennent conscience des évitements qu'elles pratiquent s'en sans rendre compte » explique Marie-Dominique de Suremain, urbaniste. Le 7 novembre 2016 , les marcheuses ont présenté leur diagnostic et leurs préconisations au maire du 18ème arrdt qui a souhaité s’approprier le Plan d’action des marcheuses, aujourd’hui largement repris dans le Grand programme d’aménagement urbain (ANRU) de ce quartier.

Reportage réalisé par « Sierra pro »

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En 2018, deux nouvelles marches ont été réalisées, l’une avec une vingtaine de jeunes filles de 14 à 17 ans, élèves du collège Matisse dans le 20ème arrdt. Ces jeunes filles très motivées par la démarche ont arpenté le quartier autour de leur collège, de jour et en soirée, sur deux itinéraires qu’elles ont choisi. Dans le 10ème, c’est le centre social Le Pari’s des faubourgs qui a mobilisé une quinzaine d’habitantes du quartier des deux portes, qui ont marché de jour et de nuit. Leurs observations ont été écoutées par la maire, Alexandra Cordebard et ses adjoint·e·s, et leur plan d’action est en cours de mise en œuvre, à travers le budget participatif, le Conseil de Quartier, les services de la mairie, etc.

Faire de l’espace public un lieu de bien-être, de «vivre ensemble» et de liberté pour «tou·te·s»

68% des Franciliennes âgées de 20 à 25 ans déclarent au moins un fait de violence ou de harcèlement sexiste ou sexuel dans les espaces publics. 40% d’entre elles ont déclaré de la drague importune, et 25% ont déclaré un fait de harcèlement ou d’atteinte sexuelle (Voir l’enquête VIRAGE (INED) et CENTRE HUBERTINE AUCLERT concernant les violences dans les espaces publics).

La Ville de Paris a lancé en 2016 une campagne contre le harcèlement de rue avec pour objectif de montrer le caractère inacceptable du harcèlement dans la rue, faire diminuer le sentiment d’impunité des harceleurs, déculpabiliser les victimes, sortir du silence mais aussi susciter l’entraide. Cette campagne a été réalisée suite à un vœu du Conseil parisien de la jeunesse, voté par le Conseil de Paris appelant à la réalisation d’une telle campagne. Cette campagne a été diffusée dans toute la capitale par voie d’affiches, de cartes postales et via les réseaux sociaux. Elle a été pensée pour montrer le caractère inacceptable du harcèlement de rue et pour faire diminuer le sentiment d’impunité des auteurs.

« Nous souhaitons, avec ces affiches, dénoncer sans stigmatiser et susciter l’entraide des témoins. Lutter contre le harcèlement de rue, c'est participer à déconstruire les stéréotypes sexués que subissent aussi les personnes LGBT » précise Hélène Bidard, adjointe à la Maire de Paris chargée de toutes les questions relatives à l'égalité femmes/hommes, la lutte contre les discriminations et des droits humains.

Stop au harcèlement

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Des applications gratuites qui contribuent à faire diminuer le sentiment d’insécurité des femmes qui se déplacent dans l’espace public, de jour comme de nuit

HandsAway. une application mobile pour lutter contre le harcèlement sexiste dans les rues, qui permet d'aider, de témoigner, d'alerter et bien plus que ça.

App'Elles, Une application solidaire des femmes et des filles victimes de violences.

Sensibiliser les jeunes générations à l'égalité

Pour une éducation à l’égalité filles-garçons

Pour prévenir les inégalités de demain, la Ville de Paris conduit des actions de lutte contre les stéréotypes sexistes, autour de deux axes principaux :

  • L’intervention en milieu scolaire, péri et extra-scolaire : accueils maternels, élémentaires, collèges et lycées, en s’appuyant sur un réseau de partenaires associatifs, spécialisés sur ces questions.
  • La formation des agents de la Ville, et tout particulièrement ceux qui sont en charge de la jeunesse (personnels de crèches, animateurs des accueils de loisirs et des structures sportives, éducateurs intervenant dans les collèges) afin qu’ils questionnent et modifient leurs pratiques de façon à permettre aux jeunes et aux enfants de développer toutes leurs potentialités.

Agir en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

Paris compte 1,2 million d’actifs dont la moitié est des femmes. Cependant pour celles-ci, le temps partiel est devenu un mode d’entrée privilégié, le plus souvent contraint, sur le marché du travail. Parmi les femmes actives ayant un emploi, plus d’une parisienne active sur cinq est à temps partiel contre un homme sur dix et 16% des femmes actives ayant un emploi ont un contrat précaire. Selon les données du recensement 2011, les parisiennes sont un peu plus touchées par le chômage que les parisiens.

Ces constats se trouvent amplifiés dans les quartiers de la politique de la ville et parmi les nombreuses parisiennes en situation de monoparentalité qui cumulent les facteurs de vulnérabilité : jeunesse du parent, faible niveau de formation, bas revenu, mauvaises conditions de logement, forte exposition au chômage ou à la précarité dans l’emploi.

L’accompagnement de ces parisiennes dans le cadre d’actions spécifiques et adaptées constitue une condition essentielle à l’accès à l’emploi ou à la création d’entreprise ou d’activité.

Aussi, afin de mettre en œuvre une politique municipale cohérente en matière d’accompagnement à l’emploi des parisiennes, la collectivité s’attache à agir sur les freins à l'accès à l'emploi des femmes en proposant des ateliers socio-linguistiques, des séances de remobilisation et d’information, des parcours d’insertion socioprofessionnelle et d’accompagnement vers l’emploi et la création d’entreprise.

L’association Rêv’Elle propose une action pour les jeunes femmes de 17 à 25 ans afin d'élargir leurs perspectives professionnelles et de se projeter sereinement dans l'avenir. http://www.revelles.org/

La Maison des Femmes de Paris propose une action pour favoriser l'accès aux droits et la lutte contre la précarisation et l'isolement des femmes les plus fragiles. https://mdfparis.wordpress.com/

Le Foyer de Grenelle propose un parcours d’insertion qui associe les cours de français et l’accompagnement socioprofessionnel, social et culturel qui va de l’élaboration du projet professionnel jusqu’à sa mise en œuvre dans l’emploi. http://foyerdegrenelle.org/

Paris-Pionnières, première plateforme d'innovation des femmes entrepreneures, propose un accompagnement adapté et un hébergement pour votre startup. http://www.pionnieres.paris/

17e et 18e arrondissements

L’association CERAF Solidarité développe une action « Un coach pour l’emploi ». Elle consiste en un accompagnement des participantes vers un retour à l'emploi ou à la formation. http://www.ceraf-solidarites.org/un-coach-pour-l--emploi.ws

18e arrondissement

Quartier Porte Montmartre et Porte de Clignancourt

L’association ADAGE propose plusieurs actions qui s’inscrivent dans des parcours d’insertion socioprofessionnelle allant jusqu’à l’emploi.

ADAGE - Association D'Accompagnement Global contre l'Exclusion

17 rue Bernard Dimey - 75018 Paris

Téléphone: 01 58 59 01 67

Quartier de la Goutte d’Or

L’association Paris Macadam – Les Arcavals propose une action qui a pour objectif de dynamiser de nombreuses femmes vers l'emploi. http://parismacadam.fr/

20e arrondissement

Quartier Belleville - Amandiers

L’association Crescendo propose au sein de la Maison du Bas Belleville, une action d’insertion socioprofessionnelle afin de s’insérer dans le secteur de la petite enfance et de l’aide à domicile en direction des personnes âgées, handicapées ou dépendantes. http://www.groupe-sos.org/structures/192/Maison_du_bas_Belleville

L’action de l’association Quartiers du Monde a pour but de remobiliser des femmes dans le champ de l’emploi et la création d’activité et de les sensibiliser à l'initiative citoyenne économique. Cette action est organisée au sein du centre social Archipélia. 

http://www.quartiersdumonde.org/asociation/pagina?id=1&locale=fr

http://www.archipelia.org/

Initiatives de la Ville de Paris qui s’engage et se mobilise pour les droits des femmes

6 février: Journée internationale de lutte contre l’excision. On estime à 53 000 le nombre de femmes adultes excisées vivant sur le territoire. Chaque année, la célébration du 6 février, Journée Internationale contre les MSF (décidée en 2003 par le Comité InterAfricain et reprise depuis par de nombreux pays d’Afrique), est l’occasion de mobiliser l’opinion publique et les professionnel-le-s de la santé, du social et de l’éducation, pour agir afin d’accélérer l’abandon de l’excision.

La mairie de Paris a mis au point un protocole dans les PMI, pour prévenir ces pratiques néfastes et accompagner les parents vers l‘abandon de l’excision.

25 novembre : Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Ville orchestre un programme d’actions de visibilité des violences et d’information du public dans les arrondissements (PDF carte postale et programme 2015)

CONTACT : Mairie de Paris

Service Égalité, Intégration, Inclusion - SEII

ddct-egalite@paris.fr

Tél. : 01 42 76 68 77


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Dernière mise à jour le vendredi 15 mars 2019
Crédit photo : Mairie de Paris

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