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Lutter contre les violences faites aux femmes

Mise à jour le 16/09/2021
Les violences faites aux femmes représentent le symbole le plus brutal de l’inégalité existant dans notre société.
Les violences faites aux femmes sont exercées sur les femmes car leurs agresseurs considèrent qu’elles sont dépourvues des droits élémentaires de liberté, de respect et de capacité de décision.

Des chiffres alarmants

En 2019, 173 personnes ont été tuées par leur partenaire ou leur ex partenaire de vie (contre 149 en 2018); une hausse de 20% par rapport à 2018.
Parmi ces victimes, on dénombre 146 femmes soit 84% (contre 121 en 2018) et 27 hommes (contre 28 en 2018).
En moyenne, un décès est enregistré tous les deux jours. À ces données s'ajoutent 25 enfants victimes en 2019 contre 21 en 2018.
Source : (Ministère de l’intérieur).
En France, 96% des personnes condamnées pour des faits de violences entre partenaires, sont des hommes.
86% des victimes de violences sexuelles enregistrées par les services de police et de gendarmerie sont des femmes
(source : MIPROF)
Violences faites aux femmes   Chiffres clés 2019
Ville de Paris/ Service égalité, intégration, inclusion
À Paris, depuis 2014, 16 femmes ont été assassinées.
Environ 16% des femmes seulement portent plainte lorsqu’elles sont victimes de violences dans le couple. À la suite du mouvement #metoo, on a observé une hausse du nombre de plaintes pour agressions sexuelles et donc une augmentation du taux de plainte : les femmes et les jeunes filles victimes franchissent plus souvent la porte du commissariat de police.

L’Observatoire parisien des violences faites aux femmes (OPVF)

Hélène Bidard, adjointe à la maire, chargée de l’égalité femmes hommes et de la jeunesse, a créé en 2014, un Observatoire parisien des violences faites aux femmes. Il s’agit d’un lieu de concertation qui contribue à bâtir un arsenal de protection pour les femmes victimes de violences.
Il a comme finalité d’amplifier la visibilité du phénomène et établir des diagnostics territorialisés, de renforcer une politique commune à l’échelle de Paris, de développer et de pérenniser des actions et des nouveaux dispositifs, de contribuer à une efficacité des politiques publiques afin de faire reculer ces violences.
En concertation avec ses partenaires, l’OPVF produit chaque année un état des lieux des violences faites aux femmes à Paris.

Bilan du plan d’action de lutte contre les violences conjugales en période de confinement / COVID 19

En 2020, l’OPVF a mis en place des outils spécifiques reconduits à chaque période de confinement :
  • une page dédiée aux ressources pour les victimes et leurs modalités d’accueil
  • une affichette en libre téléchargement avec les principaux numéros d'urgence pour diffuser dans les lieux où témoins et victimes sont susceptibles de se rendre (commerces, centres de santé, halls d'immeubles, et).
  • Des fiches réflexes pour l’écoute et l’orientation des victimes par téléphone réalisées par le Collectif féministe contre le viol
En vue de répondre aux situations de détresse des femmes victimes de violences conjugales, l’Observatoire des violences faites aux femmes de la Ville a élaboré un protocole permettant une mise à l’abri en période de confinement.

Les campagnes de l'Observatoire parisien des violences faites aux femmes

Chaque année, à l’occasion du 25 novembre, journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’OPVF organise une journée de rencontre interprofessionnelle, temps fort de réflexion, de sensibilisation et de capitalisation des savoirs et outils construits avec l’ensemble de ses partenaires. Chaque année est dédiée à un focus particulier :
  • 2016 : Les enfants exposés aux violences conjugales

6e journée de rencontre interprofessionnelle

La campagne 2020 a au lieu en pleine crise sanitaire, pendant le deuxième confinement.
Dans ce contexte, la Ville de Paris a mené sa campagne sur « Les violences patriarcales chez les enfants et les jeunes ». Les violences prospèrent à l’âge adulte sur le terreau de celles connues dans l’enfance, du côté des victimes, comme des auteurs. Pour briser ce cercle infernal, il est fondamental de détecter, d’écouter, de prendre en charge et de réparer dès les premières violences.
Ainsi, la 6e rencontre interprofessionnelle de l’Observatoire parisien des violences faites aux femmes (OPVF) a rassemblé une vingtaine d'intervenants.es autour de 4 tables rondes. Cette rencontre s’est tenue en visioconférence, avec plus de 200 participant∙es.
Enfin, malgré les conditions sanitaires, plusieurs événements se sont tenus sous différents formats, portés par les mairies d’arrondissements, les directions de la Ville de Paris et les associations de terrain. La mobilisation reste essentielle pour les victimes, et les professionnel∙les confronté∙es régulièrement à ces problématiques.

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Les outils de l’OPVF

Le violentomètre

En 2018, un nouvel outil de sensibilisation a été lancé : le Violentomètre, réalisé avec l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis et l’association En Avant toutes. Inspiré de supports existants en Amérique Latine, cette règle cartonnée permet aux jeunes filles de se questionner sur leur relation amoureuse en décryptant, la présence ou la menace de violences sexistes et sexuelles dans le jeune couple. Ce support peut s’utiliser en prévention ou pour contribuer à évaluer le danger lors d’un accompagnement. En novembre 2019, la Ville de Paris a reçu le prix argent Territoria 2019 dans la catégorie prévention pour la création du Violentomètre.
Le violentomètre a été traduit dans 6 langues : anglais, espagnol, arabe, turc, chinois et farsi avec le concours de la mairie du 10e arrondissement.
Le dépliant "femmes d'ici et d'ailleurs" a été traduit en anglais, espagnol, arabe, turc, chinois et tamoul avec le concours de la Mairie du 10e arrondissement.
Règle violentomètre 2019

Brochures d'informations

Pour toute demande autour du Violentomètre, écrire à : [ddct-opvf puis paris.fr après le signe @]qqpg-bcis@cnevf.se[ddct-opvf puis paris.fr après le signe @].

Lutte contre le mariage forcé

Qu’il soit civil, religieux ou coutumier, il consiste à obliger une personne, fille ou garçon, à en épouser un.e autre contre son gré, c’est-à-dire sans son consentement. Il est obtenu sous la contrainte, la violence, le chantage, la peur de décevoir la famille. Selon l’UNICEF, plus de 700 millions de femmes dans le monde ont été mariées avant leurs 18 ans, dont 250 millions avant leurs 15 ans. La mairie de Paris s’est engagée contre ces pratiques, auprès des jeunes et dans les mairies d’arrondissement en produisant une brochure et un guide à l'usage des mairies d'arrondissement qui célèbrent les mariages

Pour toute demande sur nos documentations, adressez-vous à [ddct-opvf puis paris.fr après le signe @]qqpg-bcis@cnevf.se[ddct-opvf puis paris.fr après le signe @].

Les dispositifs parisiens de protection

Logement/hébergement

  • La cotation pour l’attribution de logements sociaux, avec un nombre de points supplémentaires attribués lorsqu’il y a violences dans le couple
  • Des ouvertures de places d’hébergement prévues, en urgence et en plus long terme, notamment en résidences sociales : nouvelle résidence sociale Alix & Albert Jacquard ouverte en 2015 dans le 15e arrondissement.

Le téléphone grave danger

Ce dispositif compte aujourd’hui 30 téléphones, soit une augmentation de 10 TGD depuis 2016. Ces téléphones sont attribués à des femmes en très grand danger, sur décision du Procureur de la République. Chaque femme bénéficie d’un suivi rapproché par le Centre d’information des femmes et des familles (CIDFF de Paris). Depuis le début de la mise en place en 2012, plus de 100 femmes ont pu assurer leur protection grâce au TGD et plus de 170 enfants ont été concernés par la mise en protection de leur mère.
Fin 2018, un nouveau dispositif, la mesure d’accompagnement protégé (MAP) a été lancé à Paris, afin de protéger les enfants co-victimes de violences dans le couple.

L’accueil de jour POW’HER

Dédié aux jeunes femmes de 15-25 ans victimes de violences sexistes et sexuelles, l'accueil de jour Pow'her est un lieu unique en France qui accueille les jeunes femmes pour un accompagnement individualisé, ou des ateliers autour de l’égalité femmes-hommes.

Les intervenants sociaux en commissariat

La Ville de Paris s’est engagée dans le financement de 10 postes d’Intervenants sociaux en commissariat (ISC) afin de faciliter l’accueil et l’accompagnement des victimes parisiennes.
Ordonnance de protection : dispositif permettant la protection des victimes.
Le suivi des mains courantes : lors du dépôt d’une main-courante au commissariat de police, les victimes sont mises en contact avec une association qui les accompagne dans leurs démarches.

Besoin d'aide ?

En cas d’urgence : composez le 17 ou envoyez un SMS au 114 pour contacter Police Secours.
Pour déposer plainte, vous pouvez vous rendre directement dans le commissariat le plus proche ou celui qui vous convient le mieux.
Vous pouvez aussi prendre rendez-vous sur le site dédié de la Préfecture de police.
Les services de police peuvent répondre à vos questions de manière anonyme via le tchat dédié aux victimes de violences sexuelles.

Les lignes d’écoute nationale

  • Violences Femmes Info : 39 19
    du lundi au vendredi de 9h à 22h – samedi, dimanche et jours fériés de 9h à 18h – appel gratuit y compris depuis téléphone portable
  • Viols Femmes Informations : 0800 05 95 95
    du lundi au vendredi de 10h à 19h, gratuit depuis tous les postes fixes
  • Face à la cyber-violence : 0800 200 000
    Numéro vert national pour la protection des mineurs sur Internet, anonyme et confidentiel
À Paris, un tissu associatif important répond à toute demande de femmes victime de violence, réalise un accompagnement juridique, social et psychologique, et organise des actions d’information et de prévention des violences.

Différents services de la Ville peuvent accompagner les victimes dans leurs démarches

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