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Inauguration d'une place en hommage aux combattants du sida

Mise à jour le 01/12/2021
Mercredi 1er décembre, une place baptisée « Place des Combattantes et Combattants du sida » est inaugurée dans le quartier du Marais (Paris Centre), à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida.
Depuis les premiers cas connus aux États-Unis à la fin des années 1970, le sida a fait près de 35 millions de morts dans le monde. Aujourd'hui encore, au niveau mondial, le sida est la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer et chez les jeunes adolescentes.

Une place en hommage aux malades, aux soignants et aux militants

Le mercredi 17 novembre 2021, le Conseil de Paris a voté à l'unanimité l'attribution de la « Place des Combattantes et Combattants du sida » à la partie du terre-plein séparant la rue de Rivoli de la rue Saint-Antoine, entre la rue de Fourcy et la rue du Prévôt, au niveau de la station de métro Saint-Paul. Située dans le quartier du Marais (4e), cette nouvelle place se trouve symboliquement dans l'un des quartiers historiques de la communauté LGBT+.

Le 1er décembre, à l'occasion de l'inauguration de cette place, une plaque bleue inaugurale sera exceptionnellement ornée d'un ruban rouge symbolique.
Le patchwork des noms, une pièce de tissu composée par les proches de personnes mortes du sida en leur mémoire, sera déployé au cours de la cérémonie par les membres de l'association « Les ami·e·s du Patchwork des noms ».
Le choix du nom de cette place est un hommage à toute une génération fauchée par la maladie, mais également à leurs proches, au personnel soignant, aux chercheurs, aux accompagnants et aux militants engagés dans la lutte contre le VIH/sida.

10 000 Parisiens morts du sida entre 1989 et 1996

Ville ouverte sur le monde, Paris a été la ville européenne la plus touchée par l'épidémie de sida, à l'instar de Londres, dès le début des années 1980. Frappée de plein fouet avec près d'un décès sur dix entre 1989 et 1996, la capitale a dû faire face à une maladie alors considérée comme honteuse, stigmatisante et principalement attribuée aux homosexuels, aux héroïnomanes, et aux hémophiles.
En 1983, l'équipe de l'Institut Pasteur menée par la Pr Françoise Barré-Sinoussi identifie à Paris le virus de l’immunodéficience humaine comme le virus responsable du sida. Cette découverte scientifique majeure sera couronnée d’un Prix Nobel de médecine en 2008. C’est également à Paris que seront créées les principales associations françaises de lutte contre l’épidémie, notamment fondées sur la parole des malades.
Aujourd'hui, de nombreux progrès dans le traitement de la maladie ont été réalisés, comme la mise au point de traitements antirétroviraux efficaces qui permettent aux personnes séropositives d'avoir une espérance de vie similaire à celle d'une personne séronégative et de ne plus transmettre le virus.

Pourtant, en l'absence de vaccin, le combat n'est pas terminé. Le VIH continue d'être considéré comme un virus honteux et stigmatisant et cette discrimination reste un frein à l'accès aux informations et aux services de prévention et de traitement du VIH.
Les chiffres en 2020
(selon un rapport de l'agence spécialisée de l'ONU, l'ONUSIDA) :

- 37,6 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH, dont 1,7 million d'enfants
- 1,5 million de personnes ont été infectées
-27,4 millions de personnes ont eu accès à la thérapie antirétrovirale
- 690 000 personnes sont mortes du VIH/Sida

Journée de lutte contre le sida : faites-vous dépister gratuitement !

Le 1er décembre, la journée mondiale de lutte contre le sida permet de s'informer sur le dépistage de la séropositivité et d'effectuer des tests gratuits de dépistage du VIH.

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