Ville de Paris

Lieu

Parc des Buttes Chaumont

Pour votre sécurité, ce jardin sera fermé en cas de vents forts ou d’intempéries.
En raison de prospections techniques en cours, plusieurs parties du parc des Buttes-Chaumont sont inaccessibles au public. 
Pour votre sécurité, ce jardin sera fermé en cas de vents forts ou d’intempéries.
En raison de prospections techniques en cours, plusieurs parties du parc des Buttes-Chaumont sont inaccessibles au public. 
Horaires
Du 01/05/2022 au 31/08/2022
Sélectionner une autre période
Lundi
  • 07 h 00 – 22 h 00
Mardi
  • 07 h 00 – 22 h 00
Mercredi
  • 07 h 00 – 22 h 00
Jeudi
  • 07 h 00 – 22 h 00
Vendredi
  • Horaires du 01/07 :
    07h00 - 23h59
    Horaires habituels :
    07 h 00 – 22 h 00
Samedi
  • Horaires du 02/07 :
    07h00 - 23h59
    Horaires habituels :
    07 h 00 – 22 h 00
Horaires ou fermetures exceptionnelles :
  • Du 01/07/2022 au 04/09/2022 - ouverture nocturne jusqu'à minuit
Sur place
Équipement
  • Aire de jeux
  • Bacs à sable
  • Espace canin
  • Manèges
  • Points d'eau potable
  • Balançoires
  • Kiosque à musique
  • Relais bébé

Les trottinettes, vélos et engins électriques sont interdits. (autorisés aux enfants de - de 8 ans)
Services
  • Guignol
  • Promenade à poney
  • Restaurant, cafétéria ou salon de thé
  • Snack, buvette, vente à emporter
  • Point de collecte de sapins de Noël
Activités et services payants à l'intérieur du parc :
Restaurants, barsLe Rosa BonheurLe Pavillon PueblaLe Pavillon du Lac
Les théâtres de GuignolGuignol AnatoleLe Guignol de Paris 
Autres animations Animaponeys, Chalet des gaufres, Les Pirates (chamboule-tout), Manège, Balançoires, Pêche à la ligne...
Découvrez le parcours biodiversité des Buttes-Chaumont en 28 points d'intérêts sur Paris.fr
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Infos pratiques
  • Toilettes : oui
  • WIFI : oui
  • Table à langer : oui
  • Distributeur de boisson : non
  • Admission animaux : oui Chiens autorisés uniquement dans les allées et tenus en laisse et également dans l'espace canin dédié(tenus sans laisse)
  • Défibrillateur : oui
Découvrir
En savoir plus
A savoir
Le gypse, une roche fragile
Le parc, qui a plus de 150 ans, a été aménagé sur d'anciennes carrières de gypse. Cette roche, utilisée principalement pour réaliser du plâtre, a été recouverte d'un manteau de béton teinté imitant la pierre calcaire. Au fil du temps, l’eau de pluie s’y infiltre et dissout le gypse. Le système racinaire des arbres se glisse au cœur des ouvrages et provoque des décollements de l’habillage en béton. Les gels et dégels accentuent le phénomène. Des études fines sont menées actuellement pour traiter de façon pérenne et adapter les ouvrages fragilisés, concentrés dans la partie centrale du parc.
Chaque investigation peut déclencher de nouvelles études pour conforter le diagnostic. À l’issue des études, les travaux nécessaires seront engagés.

Un parc paysager

D'une superficie de 24,7 hectares, créé en 1867, le parc des Buttes-Chaumont est le plus escarpé et le plus grand des jardins de la Ville de Paris. C’est un parc paysager, une forme évoluée du jardin anglo-chinois, dont la conception irrégulière s’oppose au genre régulier des jardins dits « à la française ». Il offre aux regards une juxtaposition de tableaux s’inspirant des paysages de Fragonard, et surtout d’Hubert Robert, peintre des jardins de Rome. Par les effets de surprise, de couleurs, et la disposition des végétaux certains y remarquent même l’influence de Jean-Jacques Rousseau. Une île rocheuse se dresse au centre de son lac, et dévoile un romantique petit temple de la Sybille, qui occupe l’emplacement exacte de l’ancienne carrière à ciel ouvert. Une grotte se situe à l’entrée d’une carrière souterraine. Le temple de la Sybille est une réplique du temple de Tivoli. Il est né du talent de l’architecte Davioud en 1869, qui utilisa un style composite, ionique et corinthien (feuilles d’acanthes, fruits et têtes de lions). Il comporte 8 colonnes et un soubassement en pierre du Jura. On y accède par la « passerelle suspendue » d'un coté, et de l'autre par un pont en pierre dit des « suicidés ». Cette promenade ravira les bons marcheurs qui pourront allier exercice physique, en raison de son fort dénivelé, et beauté paysagère. Le parc abrite des essences d’arbres exotiques et indigènes, qui s’accrochent aux flancs des buttes, tantôt sur un chemin, tantôt sur une pelouse en pente vertigineuse. On remarque notamment un sophora dont les branches tordues semblent irrésistiblement attirées vers les eaux du lac. Sa ramure et son feuillage apprécient particulièrement cet espace dégagé où il s’épanouit grâce à la lumière. Un platane d’Orient planté en 1862, est reconnaissable par sa circonférence de 6,35 m. On peut aussi observer un févier d’Amérique, un noisetier de Byzance, deux ginkgos bilobas, un Orme de Sibérie ou un cèdre du Liban planté en 1880. Une multitude d’oiseaux se partagent le territoire convoité de la butte, mouettes rieuses, poules d’eau, canards colverts, qui apprécient ses hauteurs et la fraîcheur du lac. De l’automne au printemps, on remarque la bergeronnette des ruisseaux au plumage jaune et gris. 

Son histoire

Dès l’Antiquité, le sous-sol parisien est exploité pour ses carrières de gypse, qui donnent à la capitale son surnom de « Lutèce la blanche ». Les Romains avaient découvert qu’il se transformait en plâtre une fois porté à une température de 120°C. Le creusement des carrières sur les buttes Chaumont commence après la Révolution, ce qui change considérablement sa physionomie. Au XIXe siècle, la précieuse matière était acheminée jusqu’aux États-Unis, ce qui a valu au quartier son nom de « quartier Amérique ». Elle s’élevait à une hauteur de 45 mètres et était divisée en trois galeries superposées d’environ 15 mètres de hauteur. Ce lieu escarpé et inculte servait aussi de bassin d’épuration, où l’on faisait sécher les matières recueillies, qui étaient utilisées pour la fabrication d’un engrais. Ce n’était pas le seul attrait de la butte, puisqu’elle permettait aussi de se débarrasser des cadavres de chevaux. Cette décharge à ciel ouvert était tolérée, car elle se situait encore en-dehors des limites de la ville de Paris. Les carrières furent exploitées jusqu’en 1860. Au Second Empire, les carrières fermées, Napoléon III décide de transformer la colline désolée en jardin. L’État acquière le terrain en 1863 et les premiers coups de pioche sont donnés en 1864. Trois ans ont été nécessaires pour réaliser les travaux titanesques de terrassement et créer les aménagements paysagers. Cette prouesse est celle de 1 000 ouvriers, une centaine de chevaux, 450 wagonnets sur 39 km de rails, 2 machines à vapeur, et l'utilisation de dynamite pour faire sauter la roche. 200 000 m3 de terre et 800 000 m3 de terrassement ont été utilisés. 14 212 barreaux verticaux vinrent habiller la grille de 2 475 mètres de longueur, comprenant 6 grands portails et 9 entrées secondaires. Le parc fut inauguré le 1er avril 1867, en même temps que l'Exposition Universelle du Champ-de-Mars. Assisté du jardinier Barillet- Deschamps, de l'architecte Davioud, et de l'ingénieur Belgrand, Jean-Charles Alphand avait donc réussi la métamorphose des anciennes carrières, creusant un lac et une grotte ornée de fausses stalactites, faisant jaillir des cascades et des ruisseaux. Le parc prit alors le nom des buttes « Chaumont » qui viendrait, selon toute hypothèse, de la contraction des mots « chauve » (calvus en latin) et « mont » (mons en latin).
Hommage aux enfants Le parc accueille la stèle à la mémoire des tout-petits enfants juifs non scolarisés morts en déportation de l’Association pour la Mémoire des Enfants juifs Déportés (AMEJD) du 19e arrondissement

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