Pensée comme un dispositif immersif, la pièce déploie les musicien·nes dans la rue pour travailler la réverbération, le délai et les effets de floutage sonore. Elle s’appuie notamment sur des instruments originaux, les Utïs — cloches métalliques ou en bois — dont les résonances évoquent autant certaines écritures répétitives à la Steve Reich que le tintement simple d’un carillon. La forme reste profondément acoustique : les timbres naturels des vents, des percussions et des cordes s’y mêlent sans artifice, faisant dialoguer l’orchestre et les qualités sonores du lieu.
avec : Antoine Berjeaut, Hector Léna-Schroll, trompettes, Utïs, Hélène Duret, Nicolas Naudet, clarinettes, Utïs, Nicolas Stephan, Camille Maussion, saxophones ténor, Utïs, Selma Namata Doyen, Maxime Rouayroux, batterie, percussion, Utïs, Théo Girard, contrebasse, Utïs, compositions ; et Le Grand Marcel, grand orchestre amateur dirigé par Théo Girard.