Au cœur de cinq forêts primaires, des gardiens se lèvent pour éveiller les consciences et sauvegarder ces poumons verts indispensables à notre planète. Ils seront à la Gaîté Lyrique pour une série de rendez-vous exceptionnels.
Les forêts primaires, à l'état sauvage, ont disparu d’Europe de l'Ouest. Celles qui nous restent sont domestiquées, dénaturées, pillées, expropriant des écosystèmes entiers. Et pourtant, des peuples autochtones, dans le monde entier, ont su les préserver et continuent à se battre pour les maintenir en vie. Parmi ces gardiens et gardiennes de la forêt, figurent Tumursukh Jal de Mongolie, la militante canadienne Twyla, Hilarion Kassa Moussavo du Gabon, le chef papou Mudiya Kepanga et le brésilien Benki Piyako, qui font l’objet d’une série documentaire du même nom.
À l’occasion de sa diffusion sur ARTE en décembre, une série de projections, d’ateliers et de rencontres exceptionnelles avec les gardiens propose de se mobiliser collectivement sur cet enjeu crucial et ses questions sous-jacentes. Comment changer notre rapport au vivant pour mieux préserver les poumons de notre planète ? Comment mieux comprendre les causes de cette déforestation à l’échelle mondiale ? Quels sont les moyens concrets à sa portée et au niveau collectif pour reconstruire ce bien commun ? Rendez-vous les 1er et 2 décembre à la Gaîté Lyrique.
Les gardien·nes :
Tumursukh Jal, défenseur de la Taïga de Mongolie
La richesse de la biodiversité et les ressources naturelles de la Mongolie sont la proie de chasseurs et de mineurs illégaux. Tumursukh Jal, un nomade local, a été nommé par le ministère de l’environnement pour protéger une grande zone forestière au nord du pays, la Taïga. Pour faire respecter la loi, il engage des gardes forestiers issus de communautés locales de chasseurs et de mineurs, qui le considèrent souvent comme un obstacle à leurs sources de revenus.
Twyla Edgi Masuzumi, militante pour la cause amérindienne
En pleine forêt boréale canadienne, Twyla Edgi Masuzumi est une militante active et respectée par la communauté Dénée. Jeune recrue des Gardiens de la Terre, qui se battent pour la cause amérindienne et pour la défense des Premières Nations du Canada depuis plus de 50 ans, elle dénonce les dégâts écologiques et culturels que les compagnies pétrolières et minières imposent sur leur territoire. Elle souhaite faire retrouver à la nouvelle génération leur lien ancestral avec la forêt.
Mundiya Kepanga, chef papou
Après avoir été gravement menacée par la déforestation intensive, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, fragile sanctuaire de biodiversité, est un exemple mondial en termes de gestion des forêts. De nombreuses exploitations illégales ont été fermées et des programmes de protection internationaux commencent à offrir des alternatives concrètes aux habitants de la forêt. Le chef Mundiya Kepanga souhaite partager les solutions mises en place dans son pays.
Hilarion Kassa Moussavou (Mambongo), guérisseur de la forêt du Gabon
Tradipraticien et chamane, inquiet face aux braconnages qui pillent les richesses de la forêt primaire du Gabon, Hilarion Kassa Moussavou (Mambongo) souhaite recréer le lien fragile entre l’homme et la nature par la pratique d’une cérémonie longtemps tenue secrète : le Bwiti. Entre découvertes des pillages et rencontres avec les protecteurs de la nature, nous le suivrons aux quatre coins de la forêt du Gabon dans la préparation de cette cérémonie.
Benki Piyako, protecteur de la forêt amazonienne
Face à un dérèglement climatique et à une déforestation galopante, Benki Piyako, leader charismatique du peuple Ashaninka, est un militant engagé pour la protection de la forêt primaire du Brésil. Métis faisant le pont entre deux mondes, à la fois très attaché à l’ancrage spirituel de sa lignée et sans cesse en quête de techniques modernes pour préserver et replanter sa forêt, nous suivrons son combat jusqu’au siège des plus grandes instances internationales.