Évènement

Gestes disparus, traces vivantes : Quand le passé rencontre le présent

Le lundi 9 novembre 2026

Venez découvrir des projets innovants autour du patrimoine qui font dialoguer pratiques artistiques et savoirs scientifiques. Ce rendez-vous proposé par le Théâtre de la Ville et Sorbonne Université est une traversée vivante, émotionnelle et engagée. Des graffitis de Pompéi aux peintures rupestres de Namibie, trois fragments racontent les gestes, les mémoires et les patrimoines qui traversent le temps. Entre archéologie, danse, création artistique et recherche en zones de crise, venez découvrir comment faire vivre les traces du passé et préserver celles menacées de disparaître.

La soirée sera rythmée par des interludes : respirations musicales jouée par Sogol Mirzaei, musicienne iranienne et lectures de textes jouées par la troupe du Théâtre de la Ville.

Avec :

  • Eloïse Letellier-Taillefer, historienne de l’art et archéologue du monde romain à Sorbonne Université et Javiera Hiault Echeverria, artiste plasticienne.
  • Sandra Aube, historienne de l'art des mondes de l'Islam, chercheuse au CNRS au sein du centre de recherche sur le monde iranien et Sipana Tchakerian, archéologue spécialiste du Caucase du sud médiéval et coordinatrice scientifique à l’Institut national d'histoire de l'art.
  • Benoît Caron, volcanologue à l’Institut des sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université et David Pleurdeau, préhistorien au Muséum National d’Histoire Naturelle.

    Avec le soutien de Pierre-Marie Chauvin, vice-président Arts, Sciences, Culture et Société de Sorbonne Université et Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville. Avec le soutien de Pierre-Marie Chauvin, vice-président Arts, Sciences, Culture et Société et Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville.

Au programme : trois fragments, trois expériences

#Fragment 1 - Graffitis de Pompéi : comment retracer un espace public ?

Avec Eloïse Letellier-Taillefer, historienne de l’art et archéologue du monde romain à Sorbonne Université et Javiera Hiault Echeverria, artiste plasticienne.

Et si les murs de Pompéi racontaient comment habitantes et habitants de l’Antiquité pouvaient s’emparer d’un espace public ? Dans un couloir reliant deux théâtres, des centaines de graffitis ont traversé près de deux mille ans. Noms, messages d’amour, insultes, dessins et traces accumulées font entendre des voix souvent absentes des récits officiels et révèlent les habitudes, les déplacements et les imaginaires d’une société romaine. Le projet Bruits de couloirs réunit archéologie, histoire, histoire de l’art, langues anciennes et technologies numériques. Avec l’artiste Javiera Hiault Echeverria, la recherche passe par l’ expérience et la création : venez expérimenter la puissance du sensible pour écouter ce que ces gestes passés ont à nous dire.

#Fragment 2 - Patrimoine en danger, recherche empêchée

Avec Sandra Aube, historienne de l'art des mondes de l'Islam, chercheuse au CNRS au sein du centre de recherche sur le monde iranien et Sipana Tchakerian, archéologue spécialiste du Caucase du sud médiéval et coordinatrice scientifique à l’Institut national d'histoire de l'art.

Dans les zones de conflit, le patrimoine matériel est menacé, mais les recherches qui permettent de le comprendre le sont aussi. Guerres, violences politiques, exil et difficultés d’accès au terrain risquent de faire disparaître des pans entiers de l’histoire.
Créée en 2025, la cellule RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises) soutient les chercheuses et les chercheurs travaillant sur les patrimoines en danger, d’abord au Moyen-Orient et dans les régions voisines, du Soudan à l’Afghanistan. Préserver le patrimoine, c’est aussi préserver les récits, les mémoires et la diversité des regards sur le monde. Ce projet invite à réfléchir aux moyens de documenter, transmettre et protéger ces histoires fragilisées, tout en alertant les responsables politiques sur l’urgence de soutenir la recherche.

#Fragment 3 - Transmettre le patrimoine : l'expérience du sensible

Avec Benoît Caron, volcanologue à l’Institut des sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université et David Pleurdeau, préhistorien au Muséum National d’Histoire Naturelle.

Comment faire revivre des peintures rupestres vieilles de plusieurs milliers d’années ? Le projet PAS (Patrimoine, Arts et Société) vous invite à découvrir le patrimoine de la Namibie autrement, à la croisée de l’archéologie et de la danse.
Né de la rencontre entre la Mission Archéologique en Namibie et la compagnie de danse OYO, ce projet explore les traces laissées par les sociétés humaines dans les paysages arides : peintures rupestres, abris sous roche et sites géologiques. Les scientifiques étudient ces vestiges pour mieux comprendre les modes de vie anciens et la manière dont les populations se sont adaptées aux changements de leur environnement. Mais ici, le patrimoine ne se regarde pas seulement : il se ressent. Par le mouvement, le geste et le rythme, la danse donne une nouvelle vie aux images anciennes et fait entendre leur lien avec les territoires.
Venez découvrir comment la recherche et la création artistique peuvent se rencontrer pour raconter autrement notre histoire et mieux comprendre les relations entre les êtres humains et leur environnement.

Mise à jour le 14/10/2026

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