Évènement

Dans l’objectif d’Henry Viollet. Les monuments islamiques à travers un fonds d’archives inexploré (1904-1913)

Du lundi 20 juin au samedi 30 juillet 2022
Henry Viollet (1880-1955) a été une figure pionnière des études sur le patrimoine bâti islamique. Découvrez une partie de la riche documentation qu'il a rassemblée au cours de ses missions au Moyen-Orient (1904-1913) : photographies, carnets de voyages, notes archéologiques, travaux préparatoires…
Commissariat : Martina Massullo, chercheuse en résidence (Centre de recherche sur le monde iranien, CeRMI – UMR 8041) et Farzaneh Zareie, chargée de collections pour le domaine persan (CNRS, CeRMI / BULAC). Avec la collaboration de Sandra Aube, chargée de recherche au CNRS (CNRS, CeRMI – UMR 8041) et Marine Fromanger, experte en instruments et documents scientifiques d’Occident et d’Iran (Compagnie Nationale des Experts).
Passionné d’architecture des premiers siècles de l’Islam, l’architecte Henry Viollet (1880-1955) est mandaté par le ministère de l’Instruction publique et des Beaux-arts pour conduire plusieurs missions en Irak et en Iran. Il sillonne l’Orient pendant neuf ans (1904-1913), ses expéditions le conduisant de l’Égypte à l’Ouzbékistan actuels. Il rapporte de ses voyages un nombre important de photographies, de notes et de croquis. Cette riche documentation témoigne de ses découvertes archéologiques pionnières et de son parcours, inédit pour l’époque, autour des monuments les plus significatifs du patrimoine bâti islamique qu’il cherchait à documenter avec minutie pour retracer « les origines de l’art musulman ».
Parmi cette imposante iconothèque se distinguent des prises de vue ou des relevés particulièrement anciens d’édifices aujourd’hui disparus, complètement transformés ou difficiles d’accès. Outre l’architecture, des scènes de vie montrent aussi l’intérêt historique et ethnologique que ces lieux et leurs habitants exerçaient sur le jeune architecte, accompagné dans ses voyages par sa femme, Madeleine. En retraçant leur chemin d’Alep à Baghdad, et au-delà jusqu’à Ispahan et Samarcande, ces documents montrent tout l’enchantement, mais aussi la complexité et les péripéties d’une telle entreprise.
L’exposition se déploie autour du noyau constitué par les images de ces expéditions réalisées au tournant du XXe siècle : des tirages gélatino-argentiques originaux, des carnets de croquis et des relevés d’architecture, mais aussi des journaux de route manuscrits, dont les thèmes sont remis en contexte scientifique et patrimonial. La Première Guerre mondiale interrompt à jamais les activités de Viollet sur le terrain. Cependant, il se consacre à la publication de quelques résultats préliminaires de ses recherches. Des travaux préparatoires liés à ces publications sont également exposés. L’enjeu est de montrer l’ampleur et la richesse d’un fonds protéiforme, aujourd’hui déposé à la BULAC, qui a encore beaucoup à révéler.

Mise à jour le 24/06/2022

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