Des lignes claires mais électriques se développent dans un paysage nocturne. Surprenante, cette impression de voyager d’un univers à l’autre, d’être emmené par des sonorités changeantes, mais c’est bien une seule et même musique qui offre ces sensations. Excitante, exaltante, parfois subtilement angoissante, mais toujours agréable. La musique d’InRed. Post-punk, new-wave ? Oui, entre autres… On croise des visages familiers, ceux de Bowie ou des Talking Heads. Des chansons aventureuses et cérébrales, mais aussi entraînantes, syncopées et dansantes. Et chacun trouvera sûrement ses propres résonances, on pourra par exemple penser aux Breeders, pour la liberté, l’affranchissement des règles. Mais, passées les références, c’est bien l’identité propre d’une œuvre, son caractère unique, qui touchent le cœur et l’esprit. Avec Pat Griffiths chant, Guillaume Tirard basse, Stéphane Meunier guitare, Francois Accart batterie.