La Médiathèque musicale et le Théâtre-École des répertoires de la chanson vous invitent à une soirée consacrée aux chansons rurales et urbaines, des troubadours au rap fin XXe s., en passant par le cabaret ! Programme conçu pour l'occasion en partie à partir de partitions et enregistrements issus des collections de la MMP.
Les chansons
en langue d’Oc des troubadours et trobaïtz des XIe et XIIe
siècle mettent en musique des vers amoureux (qui incluent souvent l’évocation
du plaisir sexuel, par métaphores – notamment aviaires), mais très bientôt se
chanteront d’autres questions : « Pourquoi me bat mon mari »
(XIIIe s.) - les souffrances des femmes en raison des mariages
forcés -, ou « Sire Cuens j’ai viélé… » (de Colin Muset, XIIIe
s.) - les difficultés des rapports d’argent. Ces chansons médiévales, souvent
écrites et chantées par des seigneurs, circulent aussi grâces aux
« jongleurs » (chanteurs interprètes aux multiples talents)
indifféremment dans le monde paysan et dans les cours nobles.
L’incommensurable
ensemble des chansons dites traditionnelles, dont les versions originales (les
« chansons-sources ») ont disparu depuis longtemps pour donner
naissance à des œuvres rendues très vivantes et plastiques par une transmission
très largement orale, dessine un paysage des campagnes varié et coloré. La
chanson urbaine (chansons d’actualité ou voix-de-Vire, puis ponts-neufs,
chansons de barricades, suivies par les chansons du cabaret – les chansons
réalistes de Bruant ou comme celles du renouveau du cabaret des années 1930
ensemencées par les exilés du cabaret berlinois, celles militantes des
lendemains de la Seconde Guerre mondiale ou de mai 68 et évidemment celles nées
de la culture hip-hop qui célèbre cette année ses 40 ans) évoquent autant les
quartiers intra-muros que les faubourgs ou, au XXe siècle, les
ghettos des banlieues.
Chansons des
campagnes et chansons des villes ont en commun de chanter le quotidien, de
peindre la vie des gens, et de chanter sans trop de détours les difficultés,
les souffrances, les colères, comme les plaisirs et… les solutions !
Les
artistes-étudiants (promotion « Pierre-Jean de Béranger ») de l’école
supérieure du Hall de la chanson, le Théâtre-École des répertoires de la
Chanson, s’emparent de ces œuvres d’art populaire de toutes les époques et
styles pour les porter à nos oreilles et nous permettre d’entendre les cœurs,
les esprits et les corps des habitants de la France du passé.
Grâce au partenariat du TÉC avec la Médiathèque musicale de Paris
Les artistes-étudiants du CabareTÉC : Ulysse Chaffin, Clara Fauchon, Myriam Fichter, Saïd Ghanem, Yoann Jolly, Mathilde Martinez, Aude Rouanet, Lucile Roux-Baucher et Zoé Van Herck.
Les Musiciens arrangeurs : Ulysse Chaffin (guitare), Axel Nouveau (piano), Gérald Portocallis (batterie), Hugo Rivière (contrebasse) et Vladimir Médail (guitare).
Et les artistes enseignants : Thomas Bulle, Anaël Ben Soussan, Serge Hureau, Olivier Hussenet, Manon Landowski, Paul Mindy, Axel Nouveau, Valérie Onnis, Thierry Piolé, Antoine Philippot, François Valade et Matthieu Michard