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Le saviez-vous ?

Petites et grandes histoires du sapin de Noël

Mise à jour le 09/12/2020
De ses premières pousses à son recyclage, de ses premières apparitions dans les chaumières à l'invention d'un chant en son honneur, voici quelques anecdotes sur le sapin de Noël, toujours présent dans la capitale.

Une tradition présente en Alsace dès le début du XVIe siècle

Si la tradition des décorations de Noël remonterait, selon certains documents, au XIIe siècle, la première trace écrite évoquant le sapin comme "arbre de Noël" remonterait à 1521, dans un livre de comptes de la ville de Sélestat (Bas-Rhin, en Alsace).
En 1738, Marie Leszczynska, épouse polonaise de Louis XV, roi de France, fait installer un sapin dans le château de Versailles. On trouve par la suite de plus en plus d’arbres de Noël particulièrement en Alsace-Lorraine, où existait déjà la tradition du sapin.

Mon beau sapin, un chant d'origine germanique né en 1550

Considéré comme chant de Noël, Mon beau sapin est avant tout un hymne au sapin, arbre toujours vert sous la chaleur de l'été comme sous la neige de l'hiver. Ce chant est d'origine allemande et la version la plus ancienne remonterait à 1550. Son titre original est : "O Tannenbaum". La version la plus célèbre est basée sur une musique traditionnelle et un texte de 1824 composé en allemand par Ernst Anschütz, organiste et professeur à Leipzig, ville qui fait alors partie du Royaume de Prusse.
Plus proches de nous, des Compagnons de la chanson à Roch Voisine en passant par Charles Trenet, mais aussi Mireille Mathieu ou Claude Barzotti, nombreux sont les artistes qui se sont essayés à leur version. Les reprises sont infinies et de tous styles ; on vous laisse choisir votre préférée. Ce site en recense 400.

Les premières décorations de Noël étaient des pommes rouges

Les plus anciennes descriptions de décor du sapin de Noël fin XVIe, début XVIIe, en Alsace, mentionnent des petites pommes rouges que l’on cueillait à l’automne. L'historien folkloriste alsacien Gérard Leser confie toutefois au journal 20 Minutes que « selon certains documents, l’accrochage des pommes remonte au XIIe siècle. On dressait la veille de Noël, à l’intérieur des églises, l’arbre du paradis […] qu'on décorait de pommes rouges en référence à Adam et Eve. »
En 1858, la météo se fait rude et une importante sécheresse prive les Vosges de pommes. Pour éviter que les sapins ne se retrouvent sans décoration, un souffleur de verre de Goetzenbruck, en Moselle, tout proche de l’Alsace, fabrique quelques boules de verre. Des boules colorées de rouge pour rappeler à la fois la forme et la couleur de la pomme. Très vite, la tradition s'installe et la production explose.

La première guirlande électrique est née d'une opération publicitaire en … 1882

Décembre 1882, New York. Nous sommes sur la 36e rue, dans le premier quartier à être alimenté en électricité. Par la fenêtre d'une belle maison, les badauds émerveillés peuvent voir un sapin orné de 80 ampoules qui s’allument et s’éteignent régulièrement. Ici vit Edward Hibberd Johnson, qui n’est autre que le vice-président de l’Edison Electric Light Company. Il a fondé cette société avec l’inventeur Thomas Edison qui vient de déposer, en 1880, le brevet de l’ampoule électrique à incandescence. La décoration de Noël imaginée par Johnson est donc avant tout une opération publicitaire, qui deviendra par la suite une tradition.
Illuminations de Noël galerie Vivienne
Illuminations de Noël galerie Vivienne
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
En 1894, le président Cleveland fait mettre des ampoules électriques sur le sapin de la Maison Blanche. Et en 1905, General Electric met sur le marché la première guirlande à 16 ampoules. Mais le produit reste réservé à une élite. La guirlande coûte en effet l’équivalent de 300 dollars, soit plus de 2000 dollars d'aujourd'hui … Mais à peine un siècle plus tard, on estime qu’il se vend 150 millions de guirlandes lumineuses chaque année aux Etats-Unis.

Votre sapin a mis plus de 10 ans à arriver dans votre salon

Le site Gerbeaud rapporte le soin particulier porté par les producteurs à la culture des sapins, qui peut nécessiter, de la graine à la coupe, plus de dix ans. Elle débute par la sélection rigoureuse de jeunes plants âgés de 4 ans. Replantés en terre, ils grandiront pendant 5 à 10 ans (selon les variétés), soit le temps nécessaire pour atteindre une taille suffisante et être commercialisés. Une fois arrivés à maturité, les sapins quittent leur environnement naturel pour rejoindre les marchés.

Des sapins issus de l'agriculture, pas des forêts

La très grande majorité des sapins de Noël est issue de productions agricoles, et non des forêts (couper un sapin en forêt est interdit et est passible d'une amende de 1500 euros) Cultivés sur une superficie de plus de 5000 hectares, les sapins naturels vendus chaque année en France proviennent, pour la majorité d'entre eux, du Morvan, du Massif Central, de la Bretagne, du Sud-Ouest et de Savoie.
Vente de sapins de Noël
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Pour bénéficier d'un sapin de Noël écologique, privilégiez une provenance française, les labels Plante bleue, certifiant des conditions d'exploitation raisonnées, ou Label Rouge, qui garantit un abattage après le 21 novembre et une densité de plantation moins élevée.
Acheter un sapin naturel contribue à générer des emplois et à soutenir l'économie locale. Et préférez l'achat dans votre commerce de proximité qui en a bien besoin dans le contexte actuel.

82 % des acheteurs de sapin le recyclent

Chaque année, Kantar, société de conseil, réalise une étude sur les achats de sapins de Noël. En 2019, 2 foyers français sur 10 ont acheté un sapin de Noël naturel et 4 % un sapin artificiel. 56 % des Français accordent de l’importance à l’origine du sapin naturel qu’ils achètent : 26 % des acheteurs de sapin naturel se souviennent d’avoir vu une mention indiquant l’origine de leur sapin. Dans 95 % des cas, il s’agissait d’un sapin français.
L'opération "Recyclons nos sapins" permet de donner une deuxième vie à son sapin
L'opération "Recyclons nos sapins" permet de donner une deuxième vie à son sapin
Guillaume Bontemps / Ville de Paris
Et la bonne nouvelle : 82 % des acheteurs de sapin naturel le recyclent. La Ville de Paris a mis en place depuis 2007/2008 la première opération de recyclage des sapins parisiens. 15 000 sapins sur 65 lieux différents avaient alors été récoltés. 97 356 sapins ont été collectés et recyclés début 2019 et 115 250, début 2020.
Début 2020, ces sapins ont permis la production de 2 300 m3 de broyat utilisé par les jardiniers sous forme de paillage et répandu au pied des massifs et sur les sentiers. Cela permet de réduire de façon écologique l’apparition des herbes libres, de limiter l’évaporation de l’eau et de favoriser le développement des micro-organismes souterrains qui améliorent la vie du sol. Les sapins sont broyés sur place. Pas de transport, c’est aussi moins de pollution.

Il est possible de faire vous-même votre sapin

Il existe aussi de multiples alternatives qui peuvent mobiliser votre sens créatif et proposer une belle occupation à faire vous-même et pourquoi pas avec les enfants. Le site Alternativi vous en donne sept.

Où voir des sapins dans Paris ?

Cette année, pour la période de fin d'année, vous pouvez admirer des forêts enchantées avec des bouleaux et des sapins blancs et verts place de la Bastille, sur le parvis de l'Hôtel de Ville ou place de la Concorde. Les sapins installés sur ces places sont issus d’une plantation française gérée durablement. Ils termineront leur vie dans les espaces verts de la Ville, sous la forme de paillage, une protection naturelle très efficace placée dans les massifs plantés. Le broyat, utilisé pour le couvre-sol, est un matériau naturel issu d’abattage ou d’élagage fourni par les services de la Ville de Paris.
Illuminations de Noël sur le parvis de l'Hôtel de Ville
Illuminations de Noël sur le parvis de l'Hôtel de Ville
Joséphine Brueder / Ville de Paris
Il faut savoir que le sapin peut atteindre 30 mètres, supporter une température jusqu’à -23° et vivre 500 ans. Certains ont donc été plantés depuis bien des années. En lisière du bois de Vincennes, à une poignée de minutes à pied de la station de RER de Joinville-le-Pont, l'arboretum de Paris géré par la Direction des Espaces verts et de l'Environnement (DEVE) de la Ville de Paris, abrite une collection d'arbres d'exception.
Pinède
La pinède de l'Arboretum de Paris
Emilie Chaix/Ville de Paris
Le centre de l'arboretum est dédié aux conifères. Parmi eux, vous découvrirez le mélèze, au bois si recherché en ameublement, qui sécrète une substance aux propriétés purgatives. Un sapin bleu exhibe ses aiguilles bleu pâle qui dégagent une bien mauvaise odeur lorsqu'on les écrase. Un épicéa voisine avec une sapinette noire originaire du Canada. On peut y voir un pin Napoléon reconnaissable à son écorce au motif militaire gris et vert.

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