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L'église de la Sainte-Trinité entame sa résurrection

Mise à jour le 14/06/2021
Plus gros chantier de la mandature, l'église de la Sainte-Trinité (9e) sera en travaux jusqu'en 2027. Une restauration d'ampleur indispensable pour cette église abîmée par la pollution et par le temps.
L’église de la Sainte-Trinité va devoir patienter encore quelques années avant de sentir à nouveau le soleil sur ses pierres. Depuis 2018 et jusqu’en 2027, un échafaudage enrobe le campanile et les deux tours-lanternes adjacentes du sol jusqu'au sommet. Objectif : enlever la pollution accumulée et restaurer la façade en profondeur. Le budget de l'opération s'élève à 24 millions d'euros.

Une étude préalable au début des travaux

L'église de la Sainte-Trinité, achevée en 1867, est composée de différents types de pierre. Certaines résistent mieux à la pollution et aux intempéries que d'autres.
Emilie Chaix / Ville de Paris
L'église de la Sainte-Trinité, achevée en 1867, est composée de différents types de pierre. Certaines réagissent mieux que d'autres au nettoyage réalisé par l’application de compresses.
Avant tout travail de restauration, des études préalables doivent être menées. Elles servent à établir un diagnostic qui permettra de connaître précisément les besoins de l’édifice pour la restauration. Dans le cas de l’église de la Sainte-Trinité, les études ont été entreprises entre février 2018 et décembre 2019. Grâce à l’échafaudage acquis par la Ville pour la restauration de cette église, les architectes ont pu observer de près la façade de l’église et constater à quel point elle était polluée et abîmée par le temps.
« On a beaucoup de chance d’avoir cet échafaudage pendant la phase d'étude. Cela nous permet d’observer les pierres de près et de connaître de façon claire les pathologies qui les affectent. Normalement, pour des édifices aussi hauts, on doit recourir à un drone ou à un appareil photo, mais ce n’est pas du tout la même précision », explique Valentina Mochi, architecte de l’agence Brunelle en charge du chantier.
Cette étude préalable précise les restaurations à entreprendre :
  • Nettoyage des façades du campanile hautes de 67 mètres, des tours-lanternes et du massif d’entrée ;
  • Remplacement des pierres abîmées ou consolidation selon leur état ;
  • Remplacement à l’identique des 4 statues monumentales des évangélistes, ornant le sommet du campanile ;
  • Réfection à l’identique des éléments de décors disparus (pots à feu, urnes, etc.) ;
  • Réfection à neuf de la toiture terrasse en plomb ;
  • Restauration des laves émaillées au-dessus des portes d’entrée et des trois cadrans de l’horloge ;
  • Restauration des claustras et abats-sons métalliques.

Les restaurations à venir en images

Une église fragilisée dès sa conception

154 ans. Un âge pas si canonique pour une église. Mais pourtant, les restaurations entreprises aujourd’hui ne sont pas les premières pour la Sainte-Trinité. Achevée en 1867, elle a tout juste 15 ans lorsqu’une première grande restauration est menée jusqu’en 1896. Les pierres qui la composent résistent mal aux intempéries et à la pollution de la gare Saint-Lazare. Vingt-cinq ans plus tard, entre 1921 et 1924, il faut de nouveau intervenir avec de nombreux ragréages en ciment métallique souvent incompatibles avec les pierres existantes.
Quatre statues représentant les vertus cardinales sont retirées et remplacées par des copies en pierre neuve. La dernière grande restauration a lieu entre 1979 et 1985 : on consolide le clocher du campanile avec l’insertion de 3 chaînages en béton armé.
Malheureusement, aucune de ces restaurations n’a permis de réelle amélioration car elles ont toujours été très ponctuelles. Six ans de travaux seront donc nécessaires pour restaurer le massif sud, le campanile, les tours-lanternes, le porche et le perron.

Les travaux se dérouleront en 3 phases :

  • Première phase : le campanile, les tours lanternes, le mur pignon de la nef et les toitures de la terrasse.
  • Seconde phase : le massif sud depuis le sol jusqu’à la terrasse.
  • Troisième phase : Le porche, le perron et les deux escaliers avec balustrades.
Durée des travaux : de 2021 à 2027

L'église de la Sainte-Trinité de 1867 à aujourd'hui

La construction de l'église de la Sainte-Trinité remonte aux années 1860. Les travaux durent six ans, de 1861 à 1867. Son architecture rappelle la Renaissance italienne, prisée de la bourgeoisie du Second Empire pour sa monumentalité et ses ornements.
Sur la façade, seize statues incarnent la Justice, la Force, la Prudence et la Tempérance, ainsi que les quatre évangélistes, Saint Luc, Saint Mathieu, Saint Marc et Saint Jean. La Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) est représentée par une mosaïque faïencée sous le porche.
Prendre soin du patrimoine
La Ville de Paris est propriétaire de 96 édifices cultuels (85 églises, 9 temples protestants, 2 synagogues). Ces édifices anciens datent, dans leur grande majorité, d'avant la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905. Elle est responsable de leur entretien et de leur protection.
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