Lieu

Parc de la Butte du Chapeau Rouge

Photo
Pour la création d’une miellerie, des travaux ont lieu durant le 1e semestre 2024. Les toilettes pourront être inaccessibles.
Pour la création d’une miellerie, des travaux ont lieu durant le 1e semestre 2024. Les toilettes pourront être inaccessibles.

Horaires

Du 01/05/2024 au 31/08/2024
Sélectionner une autre période
Lundi
  • 08 h 00 – 21 h 30
Mardi
  • 08 h 00 – 21 h 30
Mercredi
  • 08 h 00 – 21 h 30
Jeudi
  • 08 h 00 – 21 h 30
Vendredi
  • 08 h 00 – 21 h 30
Samedi
  • 09 h 00 – 21 h 30

Sur place

Équipement
  • Tables de ping-pong
  • Points d'eau potable
  • Aire de jeux
  • Bacs à sable
  • Balançoires
Infos pratiques
  • Toilettes : oui
  • WIFI : non
  • Table à langer : non
  • Distributeur de boisson : non
  • Admission animaux : non
  • Défibrillateur : non
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En savoir plus

Ce grand parc a été crée en 1939.
Situé entre les quartiers Mouzaïa et Danube, le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge est un digne représentant des jardins des années 1930 tout comme les squares Séverine, Sorbier et Sarah-Bernhardt dans le 20e, le parc Kellermann dans le 13e ou encore le square Saint-Lambert dans le 15e, des jardins pour la plupart conçus derrière les HBM (Habitation Bon Marché, ancêtre du logement social) de briques et de béton érigés le long des boulevards extérieurs de Paris.
Les jardins des années 30 se caractérisent par des aménagements paysagers fortement structurés, avec, fréquemment, une organisation symétrique des espaces et une forte présence du minéral. Les portails d'entrée, kiosques, abris, fontaines, escaliers et édicules divers sont fortement liés à cette structure et souvent monumentaux. Ils font appel aux matériaux en vogue à l'époque : briques, enduits gravillonnés, pavés de verre, parements de meulière et béton armé et font de ces jardins de petits musées d'architecture des années 30.
Le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge est l'œuvre de l'un des architectes du palais de Chaillot construit à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris 1937, Léon Azéma (1888-1978). Il occupe l'une des collines qui faisaient partie du vaste réseau de carrières de gypse, dites carrières d'Amérique (car on exportait le plâtre vers les États-Unis) qui s'étendait jusqu'aux Buttes-Chaumont et surplombe la plaine du Pré Saint-Gervais. Au cours des années 1920, le terrain avait échappé aux travaux d’aménagement qui suivent la démolition des fortifications de Thiers, imposante enceinte qui entourait la ville depuis 1844.
Le parc compte de nombreux arbres remarquables parmi lesquels un Mûrier à papier, un Orme de Sibérie, un Tulipier de Virginie, un Séquoia géant et plusieurs Féviers d'Amérique.  Il offre aux promeneurs plusieurs belvédères, de grandes pelouses, de beaux massifs de terre de bruyères. Outre l'aire de jeux rénovée en 2017 et les tables de ping-pong, les usagers peuvent profiter de plusieurs préaux et terrasses. Le parc accueille des manifestations de plus ou moins grande importance à retrouver sur paris.fr/quefaire.  Il accueille également les scolaires pour des cross ou courses d'orientation. Il est aussi régulièrement un lieu de tournage de film.
Composée de trois grands bancs en bois blanc, une œuvre de Bert Theis (1952-2016) symbolise la paix en référence au discours pacifiste prononcé ici, le 25 mai 1913, par Jean Jaurès, fondateur du parti socialiste, assassiné en juillet 1914. Avec les bancs situés en contrebas, sur la promenade Amalia Rodriguez, l'ensemble dessine un cercle, symbole de la paix.
Une fontaine avec des bassins en cascade est une œuvre de Raymond Couvègnes (1893-1985) intitulée Eve
Le parc héberge aussi une stèle en mémoire des harkis victimes de la guerre d'Algérie. Une commémoration y a lieu tous les ans le 12 mai.