Les petits personnages, figures quasi anonymes, qui donnent vie à ce
recueil sont ceux que l'on voit dans un tableau dont l'objet principal
est un paysage. Marie Sizun décide de leur insuffler un nouveau souffle
de vie, leur inventant à chacun une histoire, des sentiments, des
regrets ou des espoirs, bref, d'en faire les personnages principaux de
ces trente-trois nouvelles. Marie Sizun croque magnifiquement ces personnages qui semblent au premier abord sans importance et qui deviennent très attachants. Le choix des peintures est très large, mais reflète au plus juste la sensibilité de Marie Sizun. Des Très riches heures
du
Duc de Berry à Moser ou Ensor, de Fragonard à Van Gogh, de Vallotton à
Monet, Marquet ou Turner, elle réussit chaque fois à trouver le ton
juste et la parfaite adéquation entre ce que l'on voit et ce que l'on
entend. Racontant la peinture, ou plutôt la prolongeant en imagination,
elle nous donne à la voir autrement.