La Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) organise une soirée de présentation de l'ouvrage "La loi de 1905 n'aura pas lieu. Histoire politique des Séparations des Églises et de l'État (1902-1908). Tome III", paru le 14 mars 2024 dans la collection « 54 » des Éditions de la MSH.
Cette séance des Livres en dialogue réunira l'auteur de l'ouvrage, Jean Baubérot,et Mazarine Pingeot, normalienne, agrégée et docteure en philosophie.
À l'issue de cette rencontre, vous aurez la possibilité de poser
toutes vos questions à nos invité.e.s. La rencontre sera suivie d'un
moment de convivialité.
Nos invité.e.s
Jean Baubérot est historien et sociologue, spécialiste
reconnu de la laïcité. Docteur en histoire, en lettres et sciences
humaines de la Sorbonne, il est également docteur honoris causa
de l’Université de Bruxelles. Président d’honneur de l’École Pratique
des Hautes Études, Jean Baubérot est professeur honoraire de la chaire
“Histoire et sociologie de la laïcité”. Il a fondé et encadré plusieurs
organismes de recherche sur la laïcité et est intervenu sur ce sujet
dans de nombreux pays en Amérique du Nord, au Japon, en Europe, etc.
Mazarine Pingeot est normalienne, agrégée et docteure
en philosophie. Elle enseigne actuellement à Sciences Po Bordeaux.
Autrice de plusieurs romans et essais, son dernier ouvrage, Vivre sans : une philosophie du manque, est en librairie depuis le 24 janvier aux éditions Flammarion.
L'ouvrage
Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État est
promulguée. Si les deux premiers tomes de cette fresque historique ont
dévoilé les difficultés menant à cette étape cruciale, ce troisième
volet montre à quel point promulgation et validation ne riment pas
toujours. De nombreux prélats catholiques déclarent le 1er
janvier 1906 « jour de deuil », date à partir de laquelle « Dieu
n’existe plus ». Alors que les motifs d’inquiétude surgissent – la fin
du « service public des cultes » et donc de leur financement par l’État,
les inventaires des biens d’églises vécus comme une « spoliation » –,
le pape choisit la résistance, condamnant successivement toutes les
dispositions légales que l’État désire mettre en place pour l’exercice
des cultes, et désavoue les évêques français. Le peuple, lui, semble
avoir accepté la loi, les élections législatives de 1906 étant un
nouveau succès pour la majorité sortante de gauche.