À l'occasion de la parution de "L'esprit politique des savoirs. Le droit, la société, la nature" à paraître en octobre aux Éditions de la MSH, la Fondation Maison des Sciences de l'Homme organise une soirée de présentation de l'ouvrage en présence de Jacques Commaille, auteur, et Latifa Madani, journaliste à "l'Humanité".
Cette séance des Livres en dialogue réunira l'auteur de l'ouvrage, Jacques Commaille, et Latifa Madani, journaliste à l'Humanité.
À l'issue de cette rencontre, vous aurez la possibilité de poser
toutes vos questions à nos invité.e.s. La rencontre sera suivie d'un
moment de convivialité.
Nos invité.e.s
Jacques Commaille, docteur en sociologie et docteur d’État es sciences
humaines et sociales de la Sorbonne, est un professeur émérite à
l’École normale supérieure Paris-Saclay et chercheur à l’Institut des
Sciences Sociales du Politique. Au fil du temps, son approche du droit
s’est développée dans le cadre d’une sociologie politique du droit.
Latifa Madani est journaliste à l’Humanité,
rubrique Tribunes-Débats-Idées, ancienne directrice du Festival
TransMéditerranée (association culturelle et de solidarité
internationale) et du festival de Cinéma « CinéAlma » et cofondatrice de
Visions Sociales.
L'ouvrage
Nos certitudes sont ébranlées par les crises que connaissent nos
sociétés et les incertitudes conjoncturelles tendent à devenir
structurelles, nous poussant à nous interroger sur les interrelations
entre savoirs et pouvoir.
La comparaison entre l’évolution des savoirs sur le droit, sur la
société et sur la nature montre un exceptionnel parallélisme des
transformations dans le temps de ces trois régimes. Ce qui s’observe,
c’est le passage d’approches en surplomb, de vérités imposées, vers un
intérêt croissant pour les façons dont la société se positionne,
interpelle, se confronte de plus en plus à ce qu’énoncent ces savoirs.
Le « social » devient partie prenante de ces trois régimes de savoirs.
Un tel constat suggère alors une homologie entre savoirs et pouvoir
dans la mesure où le rejet d’une imposition par le haut de la « Science »
se retrouve dans la remise en cause du monopole d’un contrôle par le
haut caractérisant de plus en plus le régime de régulation politique et
les formes d’exercice du pouvoir dans les sociétés dites « démocratiques
».