Évènement

PROJET COLLECTIF TRANSDISCIPLINAIRE / ORA

Du samedi 6 au dimanche 7 juin 2026
Un cadre de couleur noir au milieu ressort une fleur blanche
Cet évènement fait partie de Nuit Blanche 2026
ORA fait ressurgir les jardins enfouis sous la cour Perret du Mobilier national.
Installation, Conférence

La cour Perret du Mobilier national devient, le temps d’une nuit, le théâtre d’une éclosion.
ORA (qu’on traduirait, selon les sources, comme bord, bouches, prière ou lumière) est une ins-tallation transdisciplinaire qui prend appui sur l’histoire du site, anciennement occupé par les jardins de la Manufacture des Gobelins, aujourd’hui enfouis sous l’architecture moderniste d’Auguste Perret. L’œuvre collective propose d’ouvrir une faille dans le béton et d’entrer en relation avec ce paysage disparu, en appelant à exhumer les plantes ensevelies et à les laisser éclore à la nuit.

Au cœur de la cour, une sculpture végétale conçue par le studio Thyrse est mise en lumière par Charlotte Galabru. Elle est entourée d’un système de diffusion sonore composé d’enceintes totémiques développées par Emilieu Studio et Pikip Solar Speakers. Ce dispositif réunit les con-tributions d’une dizaine d’artistes visuel·les, écrivain·es et musicien·nes partageant des lectures, chansons et incantations collectées sous forme de notes vocales de quelques minutes. Celles-ci composent un paysage sonore immersif, dont les différents éléments se superposent et se ré-pondent en continu. Les publics sont invités à déambuler entre les clairières d’écoute, dans une vibration commune. Peu à peu, récits et sons modifient leur perception de l’espace et ou-vrent des passages vers d’autres présents possibles.

On chuchote à la parcelle, à ses fantômes de pousses fragiles et d’arbres tricentenaires. On lui souffle des fictions et des formules, des confidences et des complaintes. Les mélopées bercent le sol et paraissent, par moments, le faire parler en retour. Elles ouvrent des passages vers un autre présent possible. Elles infusent la matière et contaminent l’esprit. Elles soulèvent des spores à coups de sorts. On rêve ici à un paradis perdu, transvégétal, à une floraison-guérison qui, à travers une constellation de polyphonies, esquisse un écosystème de l’entre-deux, invoque les enfouis et révèle les voix enterrées. Advient alors un espace-temps commun où nous toustes et ce jardin pouvons encore être réuni·es.
Commissariat de Manon Klein et Alice Giudicenti.

Mise à jour le 05/05/2026

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